×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Un " think-think " auprès de SM le Roi

Par L'Economiste | Edition N°:224 Le 04/04/1996 | Partager

On peut ainsi trouver "la stratégie de développement de la culture du champignon" commandée par l'association des producteurs de champignons, ou deux études concurrentes sur le welfare state (l'Etat-providence, très exactement les protections sociales et médicales), commandées, une par les Démocrates et l'autre par les Républicains, ou encore un travail de projection sur la pauvreté des minorités commandée par la mairie de New York. Le travail du think-tank peut donc alimenter, en éléments techniques ou stratégiques, un débat politique qui, autrement, courrait le risque de se paralyser tout seul. Par exemple, la commission sur l'enseignement, l'été dernier au Maroc, s'était montrée particulièrement inefficace (Cf en page 36 les résultats de l'Association 2020, sur le même sujet, résultats autrement plus opérationnels et rigoureux que ceux de la Commission, et qui plus est n'ont rien coûté aux contribuables).

A l'instar de la CGEM à qui SM le Roi a recommandé de poursuivre et d'approfondir sa structuration, le think-tank apparaît comme un deuxième point organisé par lequel peuvent s'exprimer les espoirs de modernisation de la société marocaine.
En fait, les événements des 12 derniers mois ont déçu les espérances placées dans la repolitisation du législatif et de l'exécutif: difficultés gouvernementales pour fixer un programme à moyen terme, report de l'examen de projet de plan préparé par le Ministère de le Population malgré les échéances de la Loi de Finances, difficultés gouvernementales et administratives pour gérer de manière sereine l'assainissement, mélanges des compétences respectives d'une administration à l'autre, vide politique qui ressemble à une démission de la part du Parlement... Pourtant les courants modernistes, sur qui reposent une grande partie des enjeux économiques et sociaux, ont besoin d'expressions politiques fortes, sans pour autant qu'elles s'inscrivent en substitution aux canaux ordinaires. Il s'agirait plutôt de pouvoir poursuivre le décollage économique et social en attendant que les institutions normales trouvent des modes de fonctionnement plus efficaces, c'est-à-dire moins gourmands, en temps et en compétences, par rapport aux résultats obtenus.

Nadia.SALAH.

----------------------------------------------
Les membres du think-tank: Mmes Aïcha Benamour-Bennis (professeur) et Saâdia Belmir (magistrat à la Cour suprême), MM. Mourad Chérif (OCP), Abdeslam Ahizoun (ONPT), Mohamed Hassad (RAM), Driss Benhima (ONE), Adil Douiri (CFG), Mostafa Terrab (chargé de mission au Cabinet Royal et promoteur de l'idée des think-tanks depuis deux ans), Saâd Bendidi (Al Moussahama), Aziz Akhannouch (Afriquia), Omar Slaoui, Ahmed Ghazali (professeur), Hassan Benabderrazak (Agroconcept) et Mohamed Bijaad (haut fonctionnaire).

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]iste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc