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Culture

Un Qotbi pour tous

Par L'Economiste | Edition N°:3182 Le 31/12/2009 | Partager

. Une reproduction dans chaque numéro de L’Economiste . Une façon de «partager l’amour pour l’art» Cadeau de fin d’année: Mehdi Qotbi et L’Economiste offrent des planches reproduisant l’une des dernières œuvres du célèbre peintre, jointes à l’édition d’aujourd’hui, 31 décembre. Ainsi, 32.000 personnes pourront posséder pour seulement 4 DH une reproduction d’un artiste connu, dont les tableaux sont très courus. Et ce n’est pas la première fois que l’équipe de L’Economiste partage avec ses lecteurs son goût pour l’art et la peinture. Déjà, le journal avait offert il y a trois ans des reproductions d’une oeuvre du même artiste. Une édition qui avait d’ailleurs connu un véritable succès commercial, puisque tous les exemplaires imprimés avaient été vendus. Beaucoup ont d’ailleurs conservé précieusement ces reproductions! Qotbi raconte même que des gens s’étaient passés le mot à Marrakech à l’époque pour lui demander d’apposer à nouveau sa signature sur leurs copies. Il se raconte aussi que certains auraient même vendu les leurs! C’était inévitable. L’œuvre offerte aujourd’hui figure parmi les dernières réalisations de l’artiste, pour l’exposition «Ecrits et esprits», qui se poursuit à la galerie Loft à Casablanca jusqu’au 10 janvier, et dont le thème est l’Afrique. «Près de 90% des œuvres exposées ont été vendues», affirme avec fierté l’artiste, qui est déjà en train de préparer sa prochaine exposition, prévue à Paris.

Ecriture universelle

Tout le travail de Qotbi est fondé sur la lettre calligraphiée arabe car, pour lui, c’est une mythologie à part entière. «Elle ne respecte pas de règles, ne véhicule pas de sens linguistique. C’est une écriture qui est faite pour être vue, et non lue. Elle revêt un sens esthétique, musical, religieux même. C’est une écriture qui vise à l’universel», explique-t-il. Dans les œuvres présentées depuis le 10 décembre par la galerie casablancaise, Qotbi utilise encore une fois cette calligraphie pour réaliser des dessins originaux. Transformant les lettres en signes, il introduit pour la première fois dans ses tableaux le masque africain. Ce qui est d’autant plus étonnant que sa peinture se caractérise traditionnellement par des lignes très ornementales, sans figuration. Mais à son habitude, comme dans la reproduction offerte aujourd’hui, il habille ses toiles sans laisser de place au vide. Comme toujours, la couleur est très présente. Cette fois-ci encore, il utilise les couleurs chaudes de l’Afrique, en y ajoutant des nuances de noirs. Si la plupart de ses tableaux rappellent la joie de vivre des pays chauds, d’autres se rapprochent des ténébreuses forêts équatoriales. Rappelons que Mehdi Qotbi (de son vrai prénom Mohamed) est issu d’une famille modeste. Doté d’un tempérament courageux et fonceur, il s’est débrouillé très jeune pour quitter le Maroc pour la France, à la recherche d’un avenir meilleur. Après des études aux Beaux-Arts et à force de travail et d’acharnement, Qotbi a réussi à se faire une place dans le monde de l’art. Aujourd’hui, il est considéré comme un grand peintre de la lettre calligraphique arabe. Il vit entre Casablanca et Paris, une ville qu’il adore. Ses œuvres sont présentes dans plusieurs musées à l’étranger et figurent dans de nombreuses collections publiques et privées dans le monde, comme au Maroc… où il a des admirateurs dans la famille royale. En outre, il œuvre toujours en faveur de l’amitié entre la France et le Maroc. Il est d’ailleurs président du Cercle d’amitié franco-marocain. Il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages, dont une autobiographie intitulée «Mektoub», parue aux éditions Le Fennec à Casablanca l’année dernière. En octobre 2008, il avait été décoré de l’insigne d’officier de la légion d’honneur de la République française. Toujours actif et dynamique à 59 ans, il a présenté récemment, en coopération avec un styliste, une collection de vêtements, d’accessoires et de foulards avec sa signature. Deux boutiques branchées de Casablanca («Parlons fringues» et «A votre mesure») ont vendu des tee-shirts, des jeans, des cravates et des bijoux signés Qotbi. Comme il s’agissait d’éditions limitées, le stock a vite été écoulé et l’artiste prépare déjà une collection pour l’été prochain. «J’ai sorti avec Dior un foulard en marron, qui va être distribué aux VIP lors de l’inauguration d’un magasin à Beyrouth», confie-t-il, non sans fierté. Dans quelques mois, il va mettre également sur le marché, en collaboration avec les magasins Direct Usine, des séries limitées de services de table et de services à thé haut de gamme, qui seront numérotés et signés.Comme Qotbi ne chôme jamais, il est également en train de préparer un livre qui paraîtra aux éditions Hachette en automne 2010, sur son travail. Il comportera des reproductions de ses récentes peintures et le texte sera signé par des écrivains et poètes.Nadia BELKHAYAT

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