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Un premier paiement pour les pétroliers

Par L'Economiste | Edition N°:2135 Le 21/10/2005 | Partager

. Il devrait intervenir avant la fin de l’année. Tout devrait être liquidé en mars 2006C’est peut-être le bout du tunnel pour les sociétés pétrolières. La réunion d’hier à Rabat avec le Premier ministre, Driss Jettou, a révélé les contours d’un règlement total des arriérés. L’Etat doit, en effet, leur payer 5 milliards de DH, montant des créances à fin octobre. Elles seront de 7 milliards de DH à la fin de l’année 2005. La Caisse de Compensation n’a pas d’argent et le gouvernement n’a pas budgétisé ces montants dans la loi de Finances en cours. A l’heure où nous mettions sous presse, les discussions entre les professionnels et Jettou continuent. Aujourd’hui, tout l’arriéré de 2005 est budgétisé dans la loi de Finances 2006. Le gouvernement a prévu dans la loi de Finances 2006, l’importante somme de 12,2 milliards de DH pour alimenter la Caisse de Compensation. Voilà pour rassurer les opérateurs. Mais la liquidation des dossiers répond surtout à des critères techniques et procéduraux. Ainsi, la valeur des dossiers à liquider à fin août est de 3,4 milliards de DH que le gouvernement est tenu de décaisser avant la fin du mois d’octobre. Selon une source proche du dossier, l’Etat devait proposer au Groupement des Pétroliers du Maroc (GPM) le paiement d’une première tranche, qui varie entre 2 et 2,5 milliards de DH. A la fin de l’année, l’autre tranche variera entre 3 et 3,5 milliards de DH d’arriérés. Selon la même source, c’est à partir du mois de mars 2006 que le paiement des arriérés sera total. Les sociétés pétrolières ne pouvaient tenir face à une situation qui grève leur trésorerie et bloque les projets d’investissement. Jusqu’ici, confiantes dans la solvabilité de l’Etat, les banques continuent d’alimenter les opérateurs. «Nous avons cumulé 250 millions de frais financiers envers les banques, ce qui représente plus que la moitié des profits réalisés. Les trésoreries s’en ressentent beaucoup», estime Moulay Abdellah Alaoui, président de la Fédération de l’énergie, qui qualifie 2005 «d’année noire» pour les professionnels. C’est ainsi qu’à maintes reprises et par le biais de lettres ouvertes, la Fédération a saisi le gouvernement au même titre que les opérateurs. Ils ne demandaient pas moins d’une rencontre avec le Premier ministre qui leur aurait promis une solution valable du problème. Alaoui propose de résoudre le problème de manière structurelle en revenant au système d’indexation qui a été banni par le gouvernement Youssoufi. Mais pour que l’économie nationale ne ressente pas l’effet contraignant de l’indexation, le président de la Fédération appelle au ciblage par secteur comme c’est le cas dans les pays développés. C’est-à-dire que l’Etat aura à soutenir des secteurs comme celui du transport qui consomme 70% de l’énergie. Par ailleurs, les efforts doivent aller en direction de l’encouragement et l’amélioration du transport en commun. Mostafa BENTAK

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