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    Politique Internationale

    Un premier centre de rééducation pour handicapés

    Par L'Economiste | Edition N°:291 Le 31/07/1997 | Partager

    Les travaux de construction du centre de rééducation fonctionnelle de Bouskoura (Casablanca) pour handicapés ont démarré. Le coût du projet est estimé à 28 millions de DH. Le plan de prise en charge des patients n'a pas encore été arrêté.


    Les handicapés auront leur premier centre de rééducation et de réinsertion. Le coup d'envoi des travaux a été donné le 24 juillet sous la présidence de SAR le Prince Héritier Sidi Mohammed. L'idée de construire un centre de rééducation de haut niveau qui permette d'assurer une prise en charge complète des handicapés remonte à plusieurs années. En 1994 déjà, l'Association Marocaine des Handicapés (AMH), initiatrice du projet, avait procédé à une étude de faisabilité qui avait été confiée au bureau d'étude Secumed. La concrétisation du projet butait depuis sur la question du terrain. Le problème a finalement pu être résolu grâce à l'intervention du parent d'un membre du bureau de l'AMH qui a fait don d'un terrain de 8.000 m2 à Bouskoura.
    Le budget de construction et d'équipement du futur centre est évalué à 28 millions de DH. Le financement de cet investissement sera assuré en partie par les recettes des téléthons alors que l'autre partie proviendra des dons en matériaux de construction. Sur la liste des donateurs figurent aussi bien des institutionnels que des personnes physiques: Abdelmoughit Slimani, la RAM, l'OCP et Gaillette, notamment.

    Le centre est destiné à garantir, d'une part, des missions de réadaptation médicale et, d'autre part, des missions de réadaptation sociale. Le futur bâtiment comprendra une unité d'hospitalisation d'une capacité de 40 lits extensible à 80 lits. L'unité pourra traiter près de 14.970 patients par an. Parmi les missions dévolues à l'unité médicale, les consultations, les soins ambulatoires appareillage et rééducation. Le volet rééducation est jugé prioritaire par les membres du bureau de l'AMH.
    Le coût de la séance (120 DH en moyenne) exclut, il est vrai, de nombreux handicapés nécessiteux du champ des prestations, ce à quoi devrait remédier le futur centre. «Indépendamment même des considérations matérielles, il faut surtout rappeler qu'une personne handicapée pourra difficilement s'insérer dans la société si elle n'acquiert pas sa propre autonomie», souligne Samia Tahiri, chargée des Relations Publiques à l'AMH.
    Pour l'heure, le plan de prise en charge des patients n'est pas encore arrêté. Des conventions spéciales sont en cours de finalisation avec les mutuelles et les producteurs de soins de manière à garantir la gratuité des prestations pour une partie des patients. Selon les premières estimations de l'AMH, au moins 50% des besoins pourront être pris en charge gratuitement. Concernant le volet réadaptation sociale, l'établissement disposera d'unités de fabrication de prothèses et d'orthèses. Ces «ateliers protégés» devraient rendre plus accessibles les appareillages pour handicapés. Ces unités sont censées par la même occasion procurer des ressources au futur centre. Des installations sportives destinées à promouvoir les sports de rééducation et de compétition sur terrain et en salle sont également prévues.

    L'AMH contre vents et marées


    Après le lancement des travaux du centre de rééducation fonctionnelle de Bouskoura, l'Association se félicite d'avoir gardé un lien de proximité avec les donateurs, en dépit des orages traversés l'année dernière à la suite du conflit ayant opposé des membres du bureau. L'AMH a toujours cherché à mettre au premier plan ceux même pour qui elle mobilise la générosité, évitant ainsi de s'exprimer à leur place. Ce fut le cas lors des deux téléthons organisés en 1993 et 1994. Au bout de 7 heures d'antennes, le téléthon 1994, notamment, avait pu collecter 11 millions de DH. Un record. L'AMH prépare d'ailleurs une troisième opération du genre pour décembre.

    Mohamed BENABID

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