×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Affaires

    Un plan de sauvetage pour Goodyear

    Par L'Economiste | Edition N°:2168 Le 09/12/2005 | Partager

    . Recentrage sur les produits porteurs et l’export. Aménagements douaniers sur les intrantsNon, pas question de laisser tomber un des fleurons industriels…Selon nos informations, le gouvernement a validé un plan de restructuration pour Goodyear. Celui-ci porterait notamment sur des réaménagements des droits de douane. En somme, une véritable bouffée d’oxygène pour le fabricant de pneumatique en surcapacité de production du fait notamment du démantèlement, qui plus est sur un marché trop petit pour bénéficier de l’effet d’échelle. Bien sûr, il est encore tôt pour mesurer la portée de ce qui s’apparente à un plan de sauvetage. D’autant que le désastre General Tire est toujours dans les mémoires. Parmi les autres mesures prévues, il est question de se recentrer sur certains produits porteurs, de s’orienter vers l’export et accessoirement vers le marché local. A ce niveau, le gouvernement a consenti des baisses des droits de douane sur les intrants tels que le caoutchouc. Ce qui doit, en principe, permettre à l’entreprise de réduire ses coûts et d’atténuer éventuellement l’effet de la suppression des prix de référence qui profite à la concurrence chinoise notamment. «Nous ne sommes pas pour un retour à la protection douanière, mais nous voulons nous aligner sur l’accord Quad», confie à L’Economiste Christian Billaud, administrateur directeur général. Car au niveau local, l’entreprise doit composer non seulement avec la concurrence du pneu en provenance des pays signataires de l’accord d’Agadir, mais aussi avec la contrebande du pneu neuf acheminé de l’Algérie. Pour compléter sa gamme, Goodyear compte procéder à l’importation. Chose qui sera facilitée par l’accélération de l’ouverture avec l’Europe (celle-ci était prévue pour 2012). Un accord dans ce sens a été obtenu lors de la dernière réunion du Conseil d’association, qui s’est tenue en novembre. L’entreprise pourra donc importer des pneus d’Europe sans droits de douane. Une circulaire dans ce sens sera publiée d’ici la fin de l’année.Il s’agit là d’une des principales requêtes du management de Goodyear. Voilà pour le volet industriel. Le sauvetage de cette entreprise est également conditionné par la mise en place d’un plan social prévoyant le départ de 150 personnes. Mais sa concrétisation bute sur le niveau des indemnités. Le management et le syndicat, l’UMT, ne sont pas parvenus à un accord. L’enveloppe proposée par Goodyear est jugée inférieure à ce qui est prévu par le code du travail. «Nous voulons que l’entreprise accorde des indemnités conformément au code du travail. Or, sa proposition représente à peine 70% de ce qui est prévu par la loi», expliquent des représentants de l’UMT. Ils avancent aussi que «l’entreprise compte choisir les personnes dont elle veut se séparer. Dans ce cas, il s’agit d’un licenciement collectif». Le syndicat attribue les difficultés de l’entreprise «à la mauvaise gestion des différentes administrations qui se sont succédé». Or, le temps presse. Le risque est que l’entreprise ne soit à «plat» avant même que les discussions ne soient bouclées. General Tire, devrait, en principe, servir de leçon. Pour l’heure, Goodyear prévoit l’arrêt de l’usine dès le 12 décembre et ce, le temps de «réduire» ses stocks. Pendant cette période, les salariés continueront à toucher la moitié de leurs rétributions.


    30 à 45 tonnes/jour

    Créée en 1971, Goodyear Maroc est une SA au capital de 17,5 millions de dirhams. Elle compte un effectif de 450 personnes dont 380 à la production. Sa capacité est de 30 à 45 tonnes par jour. Ce tonnage est jugé faible, comparativement à celui d’une unité moyenne du groupe en Europe. Khadija MASMOUDI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc