×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Un plan de relance pour le textile

Par L'Economiste | Edition N°:1938 Le 14/01/2005 | Partager

. Maintien des entreprises en difficulté, financement, accès aux matières… . Une commission pilotée par Mezouar et l’Amith. La première copie d’ici un moisJettou veut sauver le textile. Mercredi soir, au cours d’une réunion qui a duré plus de trois heures avec le bureau de l’Amith, le Premier ministre a promis d’aller le plus loin possible pour faire redécoller un secteur qui emploie 200.000 personnes. Sur le plan institutionnel, Jettou a d’ores et déjà chargé une commission pilotée par Salaheddine Mezouar, le ministre qui connaît sans doute le mieux le dossier, d’élaborer, en toute urgence, une stratégie volontariste pour faire face à la menace et relancer le secteur. Ils doivent se revoir d’ici fin février. Selon nos informations, Jettou a été sensible aux arguments de l’Amith. Cependant, il a mis en garde les opérateurs sur les méfaits de la campagne de presse alarmiste orchestrée ces derniers jours: cela décourage les banquiers et profite aux pays concurrents. Surtout pour un secteur de quasi-souveraineté comme le textile. Les attentes des opérateurs s’articulent autour de trois axes. Le premier porte sur le maintien des entreprises en difficultés, ayant un potentiel de développement. Sur ce registre, Jettou est prêt à signer un accord-cadre ou une convention pour cette catégorie. Le but est de sauvegarder l’emploi. Ainsi, la profession réclame la réduction substantielle du passif fiscal et douanier, la compensation du crédit TVA par les dettes fiscales et le rééchelonnement du principal avec la CNSS.Le deuxième axe concerne l’amélioration de l’accès aux matières, fournitures et accessoires. Sur ce chapitre, la profession exige plusieurs mesures. D’abord, réduire les droits de douane à 2,5% pour les fournitures utilisées par les entreprises, faire bénéficier celles qui exportent la confection sur l’UE du cumul diagonal à partir des matières turques. Ensuite, l’Amith veut redéfinir le statut des plateformes industrielles et commerciales. Leur mise en place se fera notamment par la suppression de la caution bancaire, l’import en suspension de la TVA et le statut d’exportateur indirect. Pour les professionnels, les PME ne peuvent recourir aux techniciens de haut niveau à cause des coûts salariaux. Pour contourner cet obstacle, ils demandent une exonération totale de l’IGR et des charges sociales pour les nouvelles embauches pour une durée de trois ans. Cette disposition concernera les créatifs, les techniciens et la force de vente. Dans le même registre, les opérateurs sont favorables à un recours rapide et à moindre coût au système de retraite anticipée. Sur le chapitre du financement, la position de l’Amith est claire: le système bancaire est totalement hermétique à un engagement aux côtés des entreprises du secteur et cela malgré les fonds et les garanties mis en place. Sur ce registre, le secteur demande de soustraire aux banques l’instruction des projets de financement dans le cadre du Fortex et le replacer dans le cadre d’une commission sous l’égide de la Primature. Pour la profession, l’idéal est de fusionner l’ensemble du dispositif en un seul fonds. Ils veulent également créer un fonds capital-risque pour la recapitalisation des entreprises, avec le soutien du gouvernement. Autre proposition: la mise en place rapidement du fonds pour financer les besoins en trésorerie. “C’est primordial pour permettre le passage du statut de sous-traitant à celui de cotraitant et d’offre de produits finis”, indiquent les professionnels. Ces derniers demandent également de traiter les contentieux fiscaux, parafiscaux et douaniers existant entre les entreprises et lesdites administrations sous une vision économique. Pour les textiliens, “le bilan emplois/ressources des entreprises du secteur avec la CNSS est structurellement en leur défaveur. Il y a une urgence de procéder à une révision de 50% des taux de cotisation CNSS pour les entreprises textile-habillement”. Pour cette requête, le Premier ministre était catégorique: c’est non! Ils doivent donc rembourser. Il sait que plusieurs entreprises contournent la réglementation. Elles doivent d’abord se mettre en règle.Le troisième axe a trait aux mesures incitatives pour développer les investissements. Le constat de l’Amith est sans appel: le montant de 200 millions de DH comme seuil pour bénéficier de certaines exonérations exclut la majorité des entreprises du secteur. Pour cela, il faudra étendre ces avantages à tout investissement générateur d’emplois, qu’il soit en amont, en aval, start up ou entreprise en place. A cela s’ajoute la création d’un fonds de 300.000 euros, soit près de 3,3 millions de DH, destiné à la promotion des investissements et des plateformes commerciales et industrielles.


Des baisses avant l’impact du 1er janvier

LE bureau de l’Amith a mis en relief la hausse des coûts des facteurs de production notamment par le renchérissement de l’assurance des accidents de travail, l’augmentation de 10% du Smig, l’instauration de l’AMO…Pour cette profession, la masse salariale a augmenté de 15%. Ainsi, le coût horaire est plus cher que certains pays de l’Europe de l’Est. A cela s’ajoute l’échec de la mise en place du statut d’exportateur indirect. On veut le rendre effectif et étendre ses avantages à la TVA. En réalité, les effets de la méforme du secteur textile n’ont pas attendu la fin des quotas pour se manifester. A fin novembre, les exportations du secteur vers l’Europe ont baissé de 1% pour la confection et de 6,5% pour la maille. Pendant ce temps, les exportations chinoises ont augmenté de 26% et celles de la Turquie de 15%. L’impact du 1er janvier n’est pas encore évalué. Mais la profession s’attend au pire. Elle craint la détérioration de certaines activités.Mohamed CHAOUI

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc