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    Un mort et 8 blessés pour mettre fin à un sit-in dans une conserverie d'Agadir

    Par L'Economiste | Edition N°:907 Le 01/12/2000 | Partager

    . La grève observée à l'appel de l'Union Nationale du Travail du Maroc s'est également soldée par l'arrestation de 21 ouvriers, dont 17 femmes . Le PJD dénonce la violence de l'intervention des forces de l'ordreUN conflit social à Agadir tourne au drame. Une employée de la conserverie Oued Souss dans la zone industrielle d'Anza dans la Wilaya d'Agadir est décédée lundi 27 novembre à la suite d'une intervention musclée des forces de l'ordre. Celle-ci s'est soldée par huit blessés notamment des femmes et des jeunes filles du personnel de cette usine qui observait une grève doublée d'un sit-in à l'appel de l'Union Nationale du Travail du Maroc (UNTM), proche du Parti de la Justice et Développement (PJD). C'est du moins ce qu'a révélé M. Saâd Eddine Othmani, député du groupe du PJD. Il a créé la surprise en montant au créneau à la fin de la séance plénière de la Chambre des Représentants du 29 novembre consacrée aux questions orales. C'est la première fois depuis le retrait de son soutien au gouvernement, que le parti occupe le terrain social pour signifier son opposition au cabinet Youssoufi qu'il accuse d'avoir exclu le syndicat pro-PJD du dialogue social.La centrale syndicale fait ainsi sa sortie à l'occasion de ce conflit dramatique en ce début de Ramadan comme a tenu à le souligner le député. Selon lui, 21 ouvriers dont 17 femmes ont été arrêtés. Dans son intervention à la Chambre, M. Othmani a rapporté que les grévistes ont été battus par les forces de l'ordre. Les chambres des ouvriers et ouvrières dans l'enceinte de l'usine ont été saccagées. Le groupe du PJD réclame l'ouverture immédiate d'une enquête pour déterminer les circonstances du décès de l'employée et la poursuite des responsables de ce drame. Tout en condamnant cette intervention violente, il réclame la libération des ouvriers arrêtés et «l'ouverture d'un dialogue transparent avec le bureau syndical«.L'Economiste a essayé de joindre un responsable de la société Oued Souss à Agadir, mais en vain.En attendant, le syndicat a saisi le même jour le Premier ministre pour attirer son attention sur la gravité de la situation et lui demander d'intervenir en toute urgence. D'autres correspondances ont été adressées aux ministres de l'Intérieur et de l'Emploi. La centrale rejette l'entière responsabilité sur la direction de la société Oued Souss qui a ignoré «les revendications simples et raisonnables«. Il s'agit surtout de la régularisation de la situation des ouvriers dont la plupart travaillent depuis plusieurs années sans être déclarés à la CNSS. Selon le syndicat, la direction de la conserverie bénéficie du «soutien total« des autorités locales d'Anza et de l'inspecteur du travail. Elle a préféré «menacer et insulter les ouvriers et les délégués syndicaux au lieu d'ouvrir le dialogue«. L'UNTM, dont le secrétaire général est Haj Abdeslam Maâti, indique que le mot d'ordre de la grève a été déposé dans les délais légaux. Ce mouvement de protestation aurait été annoncé dès le 22 novembre, soit cinq jours avant les faits.Selon M. Jamaâ Mouatassime, qui siège à la Chambre des Conseillers au titre du collège syndical au nom de l'UNTM, la direction de la société a déjà embauché 60 personnes pour remplacer les grévistes. La conserverie emploie près de 600 ouvriers dont 530 femmes.M. C.

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