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Un monde fou

Par L'Economiste | Edition N°:1885 Le 28/10/2004 | Partager

. Clochards, starlettes, retraités tout est bon pour s’infiltrer. les fausses moustaches, cannes ou cigares très en vogue Se déguiser en clochard est devenu une activité du dimanche pour Tony Mendez, 63 ans, ancien “chef déguisement” à la CIA qui a fait libérer six diplomates otages à Téhéran en 1979 en les faisant passer pour une équipe de tournage hollywoodienne. Ce monsieur convenable enfile un vieux T-shirt jaune maculé, une casquette dont dépassent des cheveux gris et longs, des lunettes démodées, des mitaines. Une minute plus tard, il s’est transformé en mendiant crédible. “C’est parfait pour surveiller un coin de rue sans être dérangé. Personne n’est susceptible de venir vous parler ou de vous regarder dans les yeux”, commente son épouse Jonna, 59 ans, lors d’une conférence au Spy Museum de Washington.Les espionnes, en revanche, ont plus souvent intérêt à se faire belles qu’à jouer les passe-muraille. “Dans les cocktails, les hommes préfèrent toujours parler avec une jolie femme qu’avec une femme moins jolie. C’est comme ça”, explique l’élégante Jonna, ancien agent secret en Allemagne ou en Inde qui s’est aussi spécialisée dans le déguisement. Le couple de jeunes retraités, aux allures de M. et Mme Tout-le-monde, a travesti pendant une trentaine d’années les identités de centaines d’espions américains et leurs collaborateurs étrangers, risquant souvent des vies.Tony Mendez, qui a aussi joué les vieilles femmes avec caddy dans les rues de Moscou, se targue d’avoir “exfiltré” 150 personnes du bloc soviétique “quand il était temps”. “Evidemment, nous n’avons pas pu sauver tout le monde”, ajoute-t-il sans pouvoir en dire plus. A 25 ans, il avait répondu à une petite annonce: l’armée cherche un dessinateur. Evoquant le premier rendez-vous avec son employeur dans une chambre de motel du Colorado aux stores baissés, il manie l’euphémisme: “J’ai été intrigué”. De la fabrication de faux papiers, il est passé au déguisement grâce à “de petites innovations trouvées sur le terrain”. Jonna s’était d’abord spécialisée dans la photographie clandestine. Comme dans James Bond, des appareils photos cachés dans des objets miniatures, comme des rouges à lèvres ? Exactement.Pour changer d’apparence en quelques minutes, c’est toujours pratique de se promener avec un sac de provisions, conseille-t-elle. Avec une casquette, une fausse moustache, des chaussures de sport et un coupe-vent, elle montre comment d’une femme chic, elle peut se transformer en monsieur décontracté. Il suffit pour cela d’avoir prévu un pantalon souple sous sa jupe, remonté jusqu’aux genoux par des épingles. Et de mettre un caillou dans une chaussure ou d’utiliser une canne pour se rappeler qu’il faut marcher différemment. Sans oublier lunettes et cigare, tout se joue dans les détails. Outre le costume, il faut travailler le comportement. “A la CIA, j’envoyais les agents que je venais de déguiser à la cafétéria ou dans une épicerie, pour qu’ils s’habituent, qu’ils prennent de l’assurance”, explique Tony. Il soupire en se souvenant du nombre de fois où il a dû soulager les consciences d’agents culpabilisant de mentir tout le temps. “Je leur disais: la vérité n’est pas l’affaire de tous”.Synthèse L’Economiste


. Le tour du monde… à véloUn ancien postier originaire du Gers, Jacques Sirat, parti le 1er avril 1997 pour un tour du monde à vélo qui devait durer trois ans, est finalement rentré cette semaine dans son village de Saint-Antonin après sept ans de pérégrinations. Au terme de 80.819 km de routes et de pistes, à travers une cinquantaine de pays, Jacques Sirat pourrait passer pour un banal cyclo-touriste. Mais, petit indice de son endurance, cet homme de 40 ans, pousse sans grands efforts apparents une bécane chargée de 70 kg de bagages répartis dans des sacoches. Cent quarante-six crevaisons plus tard, son VTT n’a plus grand chose d’origine “à part le cadre, qui a tout de même dû être ressoudé à deux reprises”. Son site internet (www.jacques-sirat.com) donne un inventaire des pièces qui ont rendu l’âme : 48 pneus, 76 rayons, 6 paires de pédales, 12 chaînes, 6 béquilles, 6 paires de câbles de freins. L’homme, qui affectionne le terme de “cyclo-nomade”, était parti avec environ 3.000 euros en poche par goût de la liberté, ne supportant plus ni son emploi de bureau, ni de ruminer ses insatisfactions. Cap à l’Est : Italie, ex-Yougoslavie, Bulgarie, Roumanie, Ukraine, Turquie, Syrie, Liban, Jordanie, Egypte, Yémen, Oman, Pakistan, Inde, Népal, Bangladesh, Malaisie, Thaïlande, Vietnam, Chine. . Un journal sur mouchoirsLothar Vosseler, demi-frère du chancelier allemand, qui vient d’être embauché comme vendeur de pain, s’est trouvé un second travail : corédacteur du premier journal édité sur mouchoir jetable, a-t-il annoncé le 26 octobre à l’AFP. Vosseler, âgé de 57 ans et né de la même mère que Gerhard Schroeder, est engagé comme spécialiste du chancelier par le scénariste berlinois Ernest Buck, éditeur de cet hebdomadaire satirique, intitulé “Buergertrichter” (L’entonnoir du citoyen, ndlr), dont le premier numéro doit paraître le 5 novembre. Le paquet de dix mouchoirs en papier sera vendu 95 cents dans 50.000 kiosques dans toute l’Allemagne. Pour la première édition, 500.000 paquets ont été fabriqués. Huit pages d’un minijournal avec photo sont imprimées sur l’une des deux faces du mouchoir. Les pages imprimées à l’encre noire ne déteignent pas. Les cinq premiers numéros livreront en avant-première des extraits de cette autobiographie illustrée par des photos familiales de Vosseler.. Un ex-braqueur prête serment comme avocatUn ancien braqueur a prêté serment comme nouvel avocat au palais de justice de Nîmes (Gard). Christian Laplanche, 41 ans, avait saisi la justice après que le conseil de l’Ordre des avocats nîmois se fût opposé à son inscription au barreau en raison de son passé judiciaire. Devenu professeur de droit et titulaire d’un doctorat, après avoir entamé des études en prison, l’ex-malfrat avait été autorisé en septembre par la Cour d’appel de Nîmes, convaincue de sa rédemption, à revêtir la robe noire. Christian Laplanche avait été condamné en 1987 pour vol aggravé et tentative d’homicide par la Cour d’assises de Draguignan à cinq ans de prison dont trois ferme après le braquage d’un bureau de poste, au cours duquel il avait blessé un policier.
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