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International

Un Fonds de secours durable pour la zone euro

Par L'Economiste | Edition N°:3427 Le 20/12/2010 | Partager

. Il sera finalisé d’ici mars prochain. Les 27 se sont mis d'accord pour modifier le traité européenL’Union européenne a doté la zone euro d'un Fonds de secours durable pour résister aux crises. Lors d'un sommet à Bruxelles, tenu la semaine dernière, les dirigeants de l'Union ont mis sur les rails un mécanisme d'entraide financière permanent. Son objectif est de permettre aux pays de l'Union monétaire d'affronter les tempêtes à venir. Après plusieurs mois de crise, et les menaces persistantes des agences de notation sur des pays comme l'Espagne et la Belgique, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE veulent rassurer les marchés.A noter que les ministres des finances formuleront d'ici mars prochain le contenu précis du futur mécanisme permanent de crise. Il sera calqué sur les principes arrêtés par ces derniers le 28 novembre: l'aide financière sera accordée, en échange d'un vaste plan d'ajustement structurel, couplée à une éventuelle restructuration de la dette, à laquelle participeront les investisseurs privés, en cas plus grave d'insolvabilité. Certains dirigeants estiment que l'Union devrait intervenir plus tôt pour aider les pays en difficulté, sans attendre une réelle crise de liquidité ou de solvabilité. C'est l'opinion du président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, et du directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn. Concrètement, les dirigeants de l'UE se sont mis d'accord pour modifier le traité européen afin d'autoriser explicitement les pays de l'Union monétaire à créer un dispositif de solidarité financière entre eux. Echaudée par la crise grecque au printemps, l'Europe a déjà mis en place un Fonds de secours provisoire de 440 milliards de garanties des Etats, dans le cadre d'un dispositif plus large de 750 milliards d'euros en incluant le FMI et l'UE. Mais il expirera mi-2013. Pour lui succéder, il a été décidé de mettre en place le dispositif permanent. Objectif: rassurer les marchés sur la capacité de réaction de la zone euro, alors que l'Espagne ou le Portugal apparaissent désormais vulnérables. Pour la première fois, banques et fonds privés détenteurs de dette publique pourront contribuer au sauvetage d'un pays en faillite, au cas par cas. Les dirigeants européens se sont dits prêts aussi à "faire tout ce qui est nécessaire pour garantir la stabilité de la zone euro". Mais ils ne se sont pas prononcés sur une éventuelle augmentation des ressources des fonds de soutien actuel et à venir, se contentant de promettre un "soutien financier adéquat" au dispositif qui existe aujourd'hui. En parallèle, la France et l'Allemagne ont plaidé à Bruxelles pour ouvrir un autre chantier en vue d'améliorer la cohérence de l'Union monétaire. Elles veulent rapprocher les politiques économiques des différents pays, fiscales notamment.A noter que le débat controversé sur les euro-obligations (des emprunts lancés en commun par plusieurs pays) a, lui, été renvoyé à plus tard. Les économistes restent toutefois sur leur faim, tandis que les marchés demeurent inquiets de la possible contagion de la crise à d'autres pays. Dans l'immédiat, le calme précaire revenu sur les marchés est dû surtout à l'action de la Banque centrale européenne (BCE), qui achète massivement les obligations des pays fragiles de la zone euro. Pour rassurer sur sa capacité à faire face, l'institut monétaire a décidé jeudi de doubler son capital à 10,76 milliards. Son président Jean-Claude Trichet, qui plaidait en faveur d'une augmentation si nécessaire du Fonds de secours, s'est contenté de dire à la sortie de la réunion qu'il avait "passé ses messages".


Mécanisme européen de stabilité

A quoi ressemblera le mécanisme européen de stabilité (MES) après 2013 ? Il devrait se rapprocher de celui utilisé pour venir en aide à l’Irlande. Les contours du mécanisme ont été validés le 28 novembre dernier par le Conseil des ministres des Finances. Il sera déclenché en dernier recours, comme le souhaite l'Allemagne, si la situation d'un Etat peut mettre en péril la zone euro. L’Irlande pouvait théoriquement attendre jusqu’au mois de juin pour refinancer sa dette, mais l’UE a fait pression pour que des fonds lui soient prêtés avant cette échéance. La participation du secteur privé sera incluse au cas par cas. La somme totale ne devrait pas être décidée lors du Conseil européen mais débattue d’ici le printemps par les ministres des Finances. La participation de l’UE au fonds est aujourd’hui limitée à 440 milliards d’euros. Le FMI plaide pour une augmentation de ce plafond pour rassurer définitivement les marchés. Mais l’Allemagne et la France refusent d’en entendre parler pour le moment.F. Z. T avec AFP

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