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    Economie Internationale

    Un enjeu de société aux Etats-Unis

    Par L'Economiste | Edition N°:290 Le 24/07/1997 | Partager

    Aucun pays ne pollue plus que les Etats-Unis avec leurs voitures mais aucun pays ne fait autant d'efforts pour limiter les effets d'un phénomène dont on commence à percevoir les limites.
    Sans remettre en cause la sacro-sainte voiture, la lutte contre la pollution de l'air, qui vient d'être renforcée dans tout le pays, est devenue un enjeu de société aux Etats-Unis.
    Consciente de la gravité de cet enjeu, l'EPA (Environment Protection Agency) fédérale a mis tout son poids dans la balance et réussi à convaincre le président Clinton qu'il fallait rendre encore plus contraignantes les mesures du «Clean Air Act» -la loi sur la protection de l'air.
    Juste avant le Sommet de la Terre, fin juin, Bill Clinton avait annoncé sa décision de renforcer très sensiblement les normes de qualité de l'air afin de réduire la pollution par l'ozone et les émissions de particules fines. Il s'était dit conscient de l'impopularité de ces mesures, surtout chez les industriels.
    Ces mesures doivent encore être soumises à l'approbation du Sénat.

    La nouvelle réglementation, qui amende le fameux Clean Air Act de 1970, est «beaucoup plus contraignante que l'actuelle, mais elle est nécessaire si l'on veut respecter les dispositions de la loi, selon laquelle la pollution ne doit pas avoir des effets néfastes sur la santé publique, avec une marge de sûreté», explique un des principaux responsables de l'EPA, Paul Stolpman, pour justifier le durcissement de ces normes.
    L'agence de l'environnement considère que cela permettra aussi de prévenir 15.000 morts prématurées, 3 millions de cas d'asthme aggravé et 1 million de cas de maladies respiratoires infantiles. Selon le Département fédéral de l'Energie, 62 millions d'Amé-ricains vivent dans des zones où l'air est gravement pollué.
    Après les pots catalytiques, qui équipent désormais plus de 90% du parc automobile américain, la voie choisie est celle des carburants «de plus en plus propres» en particulier grâce à un procédé d'oxygénation qui permet de réduire les émissions d'une substance cancérigène, le benzène.

    AFP

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