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Economie

Un contrat-programme pour les IMME
Entretien avec Youssef Alaoui, président de la Fimme

Par L'Economiste | Edition N°:3427 Le 20/12/2010 | Partager

. Le projet est en cours d’élaboration . L’export a besoin de grappe industrielle Après deux mandats à la présidence de la Fédération des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques (Fimme), Youssef Alaoui quitte les commandes. Il livre ses positions par rapport aux IMME et au plan Emergence. Les élections du nouveau bureau se dérouleront demain mardi 21 décembre - L’Economiste: La Fimme prépare une stratégie export. Quelles en sont les grandes lignes?- Youssef Alaoui: Aujourd’hui, le secteur des IMME n’exporte que près de 20%. Mais, le volet export n’est pas encore sophistiqué et il n’y a pas encore de grappe industrielle. Aujourd’hui, il faut un plan d’action ambitieux pour arriver aux objectifs.En effet, la vision industrielle n’est pas suffisamment développée. D’ailleurs, notre secteur n’a pas été consulté lors de la réalisation de l’étude relative au plan émergence. Du coup, nous avons mené notre propre réflexion, nous avons révisé notre vision, notre mode de gouvernance et nos statuts. Et à partir de 2011, nous serons à même de présenter une stratégie industrielle. Il s’agit d’un contrat de croissance export avec le ministère du Commerce extérieur. Le but étant de promouvoir l’offre exportable du secteur.A ce niveau, je pense qu’il serait intéressant de développer des antennes représentant les secteurs à l’étranger. Il faudra que les secteurs aient leurs propres commerciaux à l’étranger, financés par les entreprises et le gouvernement.Mieux encore, un contrat-programme avec le ministère de l’Industrie, et du commerce est en cours d’élaboration. - Pourquoi le secteur des IMME n’a pas réussi à intégrer le plan Emergence?- Si l’on pense que l’automobile et l’aéronautique sont des secteurs structurants… que l’on mette autour de la table les autres secteurs qui vont leur permettre d’émerger. - Le poids de la CGEM ne vous a pas été d’un grand soutien dans ce cas?- La CGEM regroupe une vingtaine de fédérations. Elle ne peut que gérer les problématiques transversales. La Fimme a aussi sa responsabilité. Peut-être que nous n’avons pas fait assez de lobbying. - Le secteur compte sur la généralisation de l’offset, mais la TVA pose-t-elle toujours problème?- Le problème de la TVA n’a pas été totalement réglé mais il y a eu des aménagements. Aujourd’hui, les fournisseurs de premier ordre établissent une partie de leurs marchés en dirham. - Où peut-on situer la performance des IMME?- Le secteur réalise une croissance moyenne de 9% au-dessus du PIB national qui est autour de 5%. Ce qui est honorable. C’est un secteur qui pèse 7 milliards de DH à l’export pour un chiffre d’affaires global qui tourne autour de 50 milliards de DH. Son point fort réside dans le regroupement d’une trentaine de métiers mais son point faible se rapporte à la diversité des tailles des entreprises qui s’y activent. Il y a des entreprises qui emploient des milliers de personnes et d’autres seulement une dizaine. - Y-a-t il des déséquilibres au niveau de la Fédération?- Au niveau de la Fédération, nous ne le sentons pas beaucoup. Mais, je ne comprends pas pourquoi l’on ne réalise pas des programmes opérationnels pour l’appui des PME qui représentent plus de 96% du tissu économique. Pour le recours au crédit par exemple, c’est la croix et la bannière, même si la Caisse marocaine des marchés a beaucoup œuvré dans ce sens. Les délais de paiement sont trop longs et insupportables notamment pour les PME. Même si l’entreprise procède à la capitalisation, si les délais de paiement sont longs, cette capitalisation ne suffira pas. C’est dire que les délais de paiement doivent être une règle sociétale et sociale. - Qu’en est-il des programmes Imtiaz et Moussanada par rapport aux IMME?- Comment voulez-vous que le management d’une PME ou d’une TPE s’occupe de l’avenir alors qu’il est actuellement sur plusieurs fronts à la fois. Aujourd’hui, la grande majorité des PME ont des problèmes de trésorerie.Propos recueillis par Jalal Baazi

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