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    Un cluster électronique à Mohammédia

    Par L'Economiste | Edition N°:2747 Le 02/04/2008 | Partager

    . L’avenir dans les technologies de pointe. Un taux de valorisation de 76%!. Une vingtaine de lots radiés et réaffectésDE toutes les zones qui marchent le mieux, celle de Mohammédia se démarque. Une success story qui date de 2001. «A Mohammédia, nous avons tous les avantages de Casablanca, mais sans les désagréments que connaît la capitale économique», précise d’emblée Amina Ayouch, déléguée du commerce et de l’industrie à Mohammédia. Allusion faite aux embouteillages, à la pollution, à l’éloignement, au manque d’infrastructures, au délabrement…En effet, si la ZI est une recette qui marche, c’est parce que cette petite ville a pu tirer des enseignements de l’expérience casablancaise. Situé au sud-ouest à mi-chemin entre l’autoroute et la route côtière via deux nouvelles bretelles, à 20 km de la métropole, le site est aujourd’hui très prisé. D’ailleurs, il enregistre à fin 2007 l’un des taux de valorisation les plus élevés, soit 76%. Pour rappel, en 2001, année de démarrage, seules 5 entreprises étaient opérationnelles sur ce site. Depuis 7 ans, une seule fermeture d’usine a été enregistrée. Par ailleurs, les demandes affluent encore et le tissu industriel y est très diversifié. La présence de donneurs d’ordre de taille à Mohammédia, tels que le raffineur national ou l’ONE, font qu’un écosystème s’est greffé tout autour. Hormis Samir, d’autres opérateurs de renom sont à Mohammédia. Parmi les plus connus: Fagor, Steelcase Strafor, Nexans, Pechiney… De nouveaux entrants, et pas des moindres, s’y sont installés ces dernières années. Il s’agit notamment de MCI (Multi Chemical Industry), société spécialisée dans la nutrition et la fabrication de médicaments pour… santé animale, de Malaisiens (SP Kemajuan) opérant dans la fabrication d’emballages pour semi-conducteurs, des Turcs (N’Ka Industrie) spécialisés dans l’équipement hôtelier ou encore des Espagnols qui investissent l’emballage industriel (Medi Pack). Les TI ne sont pas en reste puisque Accent est l’une des premières sociétés à s’installer dans la ZI sud-ouest. Même le canadien Bombardier (leader mondial dans le design et fabrication aéronautique) serait en prospection à Mohammédia. La tendance dans la ZI est que l’on s’achemine de plus en plus vers l’électronique, les technologies de pointe… D’ailleurs, l’on prévoit d’installer un cluster électronique dans la région. Une convention vient d’être signée entre le département du Commerce et d’Industrie, la société MedZ (filiale de la CDG) et le groupement G3M (Groupement métallique, métallurgique de Mohammédia). De source proche du dossier, «si ce projet n’a pas encore vu le jour, c’est bien parce qu’il bute sur des problèmes liés au foncier». La saturation de la zone l’empêche aujourd’hui d’accueillir de nouveaux investissements. «A ce jour, nous avons enregistré une centaine de demandes non satisfaites», signale Amina Ayouche.L’attractivité de la zone est appelée à devenir plus importante avec la mise en service du port sec de Zénata et surtout après la délocalisation de l’aéroport d’Anfa vers Benslimane. Sauf que plus aucun lot n’est disponible pour le moment. Pour satisfaire la forte demande, poursuit la déléguée de l’industrie et du commerce, «il va falloir investir immédiatement la 2e tranche». Autrement, le risque de fuites vers d’autres zones plus attractives reste patent. La concurrence de Tanger se fait déjà sentir à Mohammédia, signale-t-on sur place. Les deux villes sont compétitives et ont en commun l’atout du cosmopolitisme. Une importante communauté d’expatriés réside dans les deux villes, ce qui est un atout non indéniable. Si la zone de Mohammédia est des plus attractives, c’est parce qu’elle a mis en place un strict cahier des charges. De l’avis d’Amina Ayouch, «le cahier des charges nous a permis de mettre en place des clauses de valorisation, des conditions d’attribution et une application strictes». Selon la déléguée de l’industrie, l’on a multiplié les garde-fous pour empêcher les tentatives de spéculation. Mieux encore, un système de notation a été mis en place pour évaluer les implantations prioritaires via une grille et améliorer la valorisation. L’évaluation des nouveaux entrants se fait sur la base de critères tels que la nature de l’activité, le montant de l’investissement, le nombre d’emplois à créer… En fonction de ces éléments, une grille et un système de notation des projets ont été mis en place afin de classer par ordre des priorités les attributaires de lots vacants. Par ailleurs, pour la première fois au Maroc, en cas de non-respect des clauses ou de retard, l’on n’hésite pas à verbaliser, voire radier! A la ZI de Mohammédia, l’on compte une vingtaine de lots radiés et réaffectés. «L’erreur pour certains attributaires est de croire que le lot une fois attribué et enregistré, c’est acquis», signale la déléguée du MCI. Si les résultats suivent, c’est aussi parce que les clauses de valorisation stipulent que l’acquéreur doit déposer le dossier pour obtention de l’autorisation de construire dans un délai de 3 mois à partir de la date d’acquisition du lot. En plus, l’industriel doit réaliser son investissement dans un délai maximum de 24 mois. Mieux, l’acquisition d’un terrain implique systématiquement l’adhésion de l’investisseur à l’association des industriels, l’AZIM en l’occurrence. Mais tout n’est pas rose à Mohammédia. Quoique d’installation récente (2001), la zone pâtit du déficit de services en commun: pas de restauration sur place, le transport en commun est quasi absent, de même que les commerces et services… La signalétique est le parent pauvre. La ZI se trouve à la sortie de la ville. La main-d’œuvre qualifiée se fait de plus en plus rare. Du coup, l’on n’hésite plus à recruter une main-d’œuvre surtout féminine de Casablanca. L’hiver, des problèmes liés à l’insécurité se posent avec acuité à la sortie des usines.


    Fiche technique

    LA zone sud-ouest de Mohammédia s’étale sur 117 hectares répartis en deux tranches. La 1re tranche opérationnelle de la ZI sud-ouest de Mohammédia s’étend sur une superficie de 31 hectares. Elle compte un total de 282 lots dont 217 lots dits de 2e catégorie et 65 de 3e catégorie. Le prix de cession au mètre carré est de 900 DH pour les petites superficies et 350 DH/m2 pour les grands lots. Le taux de valorisation de la zone est des plus élevés au Maroc, il a atteint les 76% avec la création de 3.188 emplois directs! En 2001, 5 entreprises seulement étaient en activité. Depuis, aucune fermeture d’usine n’a été enregistré. Les atouts du site: réseau autoroutier dense, proximité de 2 ports et aéroports (dont 1 vraquier), proximité ave le futur port sec de Zénata (logistique), réseau dense de voie ferrée, littoral, cosmopolitisme de la ville…Par secteur d’activité, la chimie-parachimie arrive en tête (25 unités, soit 31%). Viennent juste après les IMME (21 sociétés, soit 27%). L’agroalimentaire arrive en 3e position (12 unités, soit 16%). S’y ajoutent le textile et cuir (12% avec 9 unités), l’industrie électrique et électronique (7%).A. R.

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