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Un Business Center américain à Casablanca

Par L'Economiste | Edition N°:35 Le 25/06/1992 | Partager

Après les liens politiques étroits entretenus avec le Maroc, les Etats-Unis sont en train de mettre en place une stratégie d'élargissement des relations d'affaires avec les entreprises du Royaume. L'un des instruments choisi pour cette coopération est la création d'un Centre Américain des Affaires, l'American Business Center.

Inaugure, le mardi 23 Juin par M. Charles Leik (1), Vice-Président de l'Eximbank, et M. Frederick Vreeland, ambassadeur des Etats Unis au Maroc, l'American Business Center, créé au sein du consulat général de Casablanca, aura des fonctions multiples. D'abord, il fournira aux hommes d'affaires américains de meilleures perspectives sur les possibilités offertes par le Maroc. Le centre possédera, à cet effet, une bibliothèque. En deuxième lieu, il sera à même d'analyser les tendances de l'économie, notamment en matière d'investissement. Il expliquera ainsi le fonctionnement du système financier aux investisseurs potentiels. Il jouera aussi le rôle de coordonateur auprès des experts marocains et américains en matière d'accords commerciaux, ou certains plus spécifiques visant à la création d'entreprises conjointes (les fameuses "Joint-ventures"). Le centre collaborera également avec l'USAID, l'Agence Américaine pour le Développement International, pour assister les exportateurs marocains. Enfin, il pourra décrire les lois et les pratiques régissant des domaines divers tels que l'emplois les taxes et les procédures douanières, le leasing ou le marché immobilier. La réalisation de ce plan global, comme l'exige la traditionnelle rigueur américaine, est soutenue par un organisme de taille: l'Eximbank.

Soutien de taille: l'Eximbank

Fondée en 1934, d'abord comme une filiale de la Columbia Banking Corporation, elle devient, en 1945, une agence du gouvernement américain. Son siège se trouve à Washington et elle y emploie quelque 350 personnes. Son but est de faciliter le financement des exportations américaines. Elle offre, pour cela, une série de produits bancaires. Elle accorde des crédits à des importateurs étrangers pour l'achat de biens et services américains. Elle assure des garanties de paiement aux exportateurs américains, et des garanties de réception de marchandises aux importateurs. Elle assure des crédits d'exportation. Elle peut ainsi couvrir 90 à 95% du risque commercial des exportateurs américains et 90 à 100% du risque politique. En bref, c'est l'équivalent de la Coface en France. Depuis la date de sa création, l'agence gouvernementale a eu une croissance plutôt stable jusqu'à la fin des années 70. Sur la période 1950-60, les autorisations concernaient près de 6 milliards de Dollars. La décennie 1960-70 marque, elle, une étape intermédiaire: les autorisations ont été multipliées par quatre, soit 24 milliards de Dollars.

Mais ce sont surtout les dix années suivantes, avec l'explosion du marché des euro-dollars, qui ont véritablement marqué le boom des ECI, les "export credit insurance", c'est-à-dire les assurances à l'export. On avoisine alors le chiffre record de 84 milliards de Dollars. Les autorisations n'augmentent que légèrement pendant la décennie suivante, le mouvement de hausse des exportations américaines ayant été freiné par les crises sectorielles américaines et les nouvelles concurrences japonaises. Pendant cette prochaine décennie, il semble que la croissance reprendra son évolution antérieure.

Pour la seule année 1991, c'est plus de 11 milliards de dollars qui ont été prêtés ou pour lesquels des garanties ou des assurances ont été accordées. L'Eximbank réalise, d'un autre côté, un effort particulier pour aider les Petites et Moyennes Entreprises à exporter. En 1991, ce sont 2 milliards de Dollars d'autorisations qui ont été lancées, ce qui représente 18% de l'ensemble des autorisations. L'enveloppe globale se structurait de cette façon: 1,5 milliard de Dollars en crédits d'assurance à l'export, 400 millions de Dollars en garanties de prêts à l'export, 60 millions en WCG ("working capital guarantees") et 50 millions en prêts directs. Concernant son action au Maroc, la délégation de la banque, qui était en visite pour trois jours prépare d'ores et déjà le travail qui sera accompli au sein de l'American Business Center. Une opération d'envergure est en cours. Elle concerne la Royal Air Maroc. C'est un prêt de 130 millions de Dollars qui a été accordé pour l'achat d'avions américains.

Les deux premiers, ont déjà été livrés. La délégation a eu des contacts avec les banques pour des lignes de crédit à monter.
Par ailleurs les investisseurs américains sont intéressés par le secteur des mines, par la production d'énergie électrique, et celle de "pipelines"... Enfin l'Eximbank porte "un intérêt tout particulier à la privatisation, aux sociétés privatisables, et à la manière dont elle pourra intervenir et informer les futurs partenaires américains".

H.H

(1) Le prochain numéro de L'Economiste publiera une interview exclusive accordée par M. Charles Leik.

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