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    International

    Un accord pour conserver les quotas de pêche

    Par L'Economiste | Edition N°:2872 Le 02/10/2008 | Partager

    . Divergences sur l’opportunité de libéraliser le systèmeLes pays européens se sont mis d’accord lundi dernier pour conserver les quotas de pêche, malgré leurs imperfections. Mais ils divergent sur l’opportunité de libéraliser le système en créant un grand marché où les droits pourraient se négocier. «Un débat assez controversé a eu lieu sur l’instauration d’un marché des quotas individuels au niveau européen», a reconnu le ministre français de la Pêche, Michel Barnier, dont le pays préside l’UE, à l’issue d’une réunion avec ses collègues européens à Bruxelles. «Certains voient dans cette individualisation et dans ce marché qui pourrait être créé une possibilité de responsabiliser les entreprises de pêche, d’autres y voient le risque d’une financiarisation» du secteur, et «Dieu sait si ce risque existe un peu partout», a-t-il ajouté dans une allusion à la crise financière mondiale et aux dangers de la spéculation. Actuellement, les pays de l’UE fonctionnent avec un système étatique et administré. Les quotas sont rediscutés chaque année en fonction de la ressource halieutique. Hors de l’UE, un autre système est en vigueur, notamment en Norvège, Islande, Nouvelle-Zélande et Australie. Le gouvernement attribue une fois pour toutes des «quotas individuels transférables» aux pêcheurs, qui sont ensuite monnayables et échangeables sur un marché privé. Ses partisans jugent que cette formule pousse les pêcheurs à adopter des comportements plus vertueux, en ménageant les stocks de poissons pour faire fructifier leur «bas de laine» qu’ils pourront un jour revendre au prix fort, au moment de partir en retraite par exemple. Mais la France y est opposée. Paris redoute que cela conduise «à une concentration des entreprises, les plus puissantes achetant les moins puissantes» avec à la clé une remise en cause de la pêche artisanale et une réduction de la flotte. La France préfère expérimenter une solution intermédiaire: des droits individuels mais continuant à être administrés par l’Etat.F. Z. T.

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