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UE/Economie
Une nouvelle stratégie pour éviter le «déclin»

Par L'Economiste | Edition N°:3224 Le 03/03/2010 | Partager

. Elle sera baptisée «Europe 2020». Elle doit remplacer celle de Lisbonne de 2000. Trois priorités: Recherche, climat et emploi Afin d’éviter le «déclin» économique, l’Union européenne veut se doter d’une nouvelle stratégie de croissance pour les dix ans à venir. Cette stratégie qui sera présentée aujourd’hui est axée sur les nouvelles technologies et entend créer une forme de «gouvernement économique» pour mieux la piloter. «L’Europe doit réagir pour éviter le déclin» et «notre sortie de la crise doit être le point d’entrée dans une nouvelle économie». C’est ce qui ressort du document détaillant les grandes orientations de la stratégie de la Commission européenne, baptisée «Europe 2020». Face aux «faiblesses structurelles de l’Europe», tels qu’une productivité insuffisante et un vieillissement de la population, «soit nous continuons à réformer à un rythme lent et peu coordonné, et nous risquons de finir avec une perte continue de richesse (...), soit nous faisons face collectivement», selon le document. Pour cela, Bruxelles fixe trois priorités: la recherche et l’innovation, la croissance verte et l’emploi. Et une série d’objectifs: augmenter les niveaux d’investissement en recherche et développement de 1,9% du PIB de l’UE actuellement à 3%, faire passer le taux d’emploi des 20-64 ans de 69% à au moins 75%, ou encore réduire la pauvreté. Le programme «Europe 2020» doit remplacer la stratégie dite de Lisbonne, lancée en 2000. Celle-ci ambitionnait au départ de faire en une décennie de l’Europe l’économie de la connaissance la plus compétitive du monde mais a largement échoué car elle se résumait à un catalogue de bonnes intentions. «Il y avait trop d’ambitions et des objectifs peu réalistes», reconnaît un haut fonctionnaire européen.Pour éviter cet écueil, Bruxelles veut cette fois imposer aux gouvernements de suivre la feuille de route commune, et de mieux coordonner. L’exécutif européen dispose pour cela d’instruments prévus par le nouveau traité de Lisbonne. Des «recommandations politiques» pourront être adressées aux gouvernements dans un premier temps pour s’assurer qu’ils mènent la bonne politique économique. Puis, «si un Etat membre n’a pas répondu de manière appropriée à la recommandation» dans un délai fixé, la Commission pourra lui envoyer des «avertissements», comme elle le fait déjà en matière budgétaire. Mais aucune sanction n’est prévue au bout du compte. «Il ne s’agit pas de mettre en place un système soviétique» de planification, souligne le haut fonctionnaire.A l’opposé, les bons élèves devraient bénéficier de davantage de subventions de l’UE dans certains domaines. Ces efforts s’inscrivent dans le cadre d’une initiative plus large des Européens, menée notamment par le président de l’UE Herman Van Rompuy, pour mettre sur pied un «gouvernement économique» au niveau des dirigeants européens.B. A. I.

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