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    Twin Center : Un plan d'agencement imposé aux magasins

    Par L'Economiste | Edition N°:259 Le 19/12/1996 | Partager

    Twin Center a introduit une nouvelle forme de vente. Les locaux commerciaux sont vendus suivant un plan d'aménagement. L'objectif est de créer une cohérence entre les différents commerces.


    LE Twin Center (TC)(1) a conclu trente contrats de vente sur 150 demandes en l'espace de douze jours, affirme M. Jamal Agzenaï, directeur général des activités immobilières de l'ONA. Il ajoute que des pourparlers sont en cours avec trois grandes marques de fast-food.
    Le Twin Center, qui se veut le poumon de Casablanca, voire du Maroc, a mis au point un plan d'agencement pour les commerces. Ainsi, chaque boutique est destinée à un commerce bien précis. Les acquéreurs ont le choix entre acquérir la boutique qui convient à leur activité ou se soumettre aux exigences du plan d'agencement. Le directeur général des activités immobilières de l'ONA souligne que l'objectif est de créer une cohérence entre les différents commerces. Selon lui, «c'est un mariage entre des activités commerciales complémentaires». Le client pourra trouver dans une même zone des produits divers mais compatibles. A titre d'exemple, une même zone pourrait contenir un magasin pour vêtements pour des femmes enceintes, une pharmacie, une parfumerie, un magasin de diététique, un magasin de chaussures, une chemiserie, une horlogerie et un magasin pour le matériel de jardinage.

    Entre 30.000 et 35.000DH le m2


    Cet agencement a été mis au point à la suite d'une étude effectuée auprès des commerçants, cadres, professions libérales ainsi que les consommateurs, affirme M. Agzenaï. Il a pour objectif de répartir efficacement les circulations en fonction des différents accès. Cet agencement est aussi bien bénéfique pour les commerçants professionnels que ceux amateurs sachant qu'il veille à éveiller tous les besoins d'achat chez le consommateur en faisant en sorte qu'il n'y ait pas de concurrence directe entre deux commerces juxtaposés, indique M. Denis Germain, directeur conseil à Mosaïque. En outre, les boutiques n'ont pas de vitrines à l'extérieur. L'objectif est d'encourager le public à circuler à l'intérieur du TC et, partant, voir le maximum de boutiques.
    Le prix du m2 est fonction de plusieurs critères, à savoir la surface achetée, l'activité exercée, l'emplace-ment et la devanture. Il n'y a pas de pas-de-porte, «Ici nous vendons fonds et murs», précise M. Agzenaï. En moyenne, le prix varie entre 30.000 et 35.000 DH. Au niveau des Tours, le prix des locaux évolue dans le même sens que les étages: plus on monte et plus le local devient cher, fait remarquer un ingénieur. Interrogé sur les risques de mévente que pourrait engendrer cet agencement, M. Agzenaï répond que les personnes intéressées sont convaincues de son utilité. Même les commerçants disposant de locaux dans d'autres centres commerciaux ont acquis des commerces dans ce nouveau centre, sachant qu'il constitue le nouveau pôle de commerce, poursuit-il.

    Ce projet, dont le coût avoisine un milliard de DH, sera géré par une société marocaine qui n'a pas encore été créée. M. Agzenaï déclare qu'ils «sont en contact avec une société internationale spécialisée pour la création de cette société». Selon un ingénieur, cette société comptera une soixantaine d'employés. Elle comprendra deux départements. Le premier département s'occupera de la sécurité et de la maintenance. Le second aura pour mission de gérer le centre commercial. Il s'occupera de l'événementiel commercial, notam-ment les quinzaines brésiliennes et les actions promotionnelles, ce qui est censé se traduire par un flux de personnes important, est-il souligné. Ce département s'occupera également de la gestion de la salle de conférences qui sera gérée en club entre les différentes sociétés installées, explique M. Germain.
    Ce Centre pourra employer quelque 3.000 employés, est-il précisé.
    Il comprendra plusieurs types de commerces tels que les boulangeries, les pâtisseries, les agences de voyages, les boutiques de prêt-à-porter, de jardinage et de cosmétique.

    Concernant les problèmes de circulation que pourrait engendrer Twin Center, M. Agzenaï explique que le centre dispose de sept entrées. Il ajoute que deux études portant sur l'impact de ce projet sur la circulation sont en cours. L'une de ces études est menée par le promoteur du Centre et l'autre par les autorités. Une mise en commun de ces deux études permettra de résoudre le problème. Selon le directeur général des activités immobilières de l'ONA, il y aura une rotation au niveau des clients qui viendront s'approvisionner au Centre et, partant, les 680 places de parking seront à même d'éviter ce genre de problèmes. Un ingénieur ajoute que les entrées ainsi que les sorties des parkings seront dans les rues annexes qui débouchent sur le boulevard.

    Rafik IKRAM

    (1) TC, c'est aussi les initiales de Trade Center, nom que devait porter le centre.

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