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    Economie

    Tuberculose: La maladie démystifiée

    Par L'Economiste | Edition N°:273 Le 27/03/1997 | Partager

    Les ONG se mobilisent contre la tuberculose. La maladie contagieuse et mortelle se développe, notamment dans des conditions de vie précaires. 30.000 nouveaux cas sont déclarés chaque année par la Santé publique.


    La Journée Mondiale sur la Tuberculose, célébrée lundi 24 mars à l'Hôpital du 20 Août, a permis de faire d'une pierre deux coups.
    D'abord la manifestation a été l'occasion de connaître «SOS Tuberculose», l'ONG qui vient d'être créée par des personnalités de la société civile. L'organisation, qui a établi son état-major au sein du Service de Pneumologie de l'Hôpital du 20 Août, ambitionne de contribuer à la lutte contre cette maladie contagieuse, mortelle quand elle n'est pas soignée. Parmi les mesures annoncées figurent notamment l'humanisation des structures de soin et d'accueil ainsi que la participation à la recherche.
    Ensuite, ce fut l'occasion de lever quelques tabous sur la maladie.
    La situation épidémiologique et l'ampleur de la tuberculose étaient, il y a quelques années, tenues au grand secret. La maladie, il est vrai, rime avec pauvreté, habitat insalubre et surpeuplement. Il n'était donc pas judicieux de parler d'un problème à cheval à la fois sur la santé et le politique.

    En fait, ce n'est qu'en 1990, année qui a vu le lancement du programme national de lutte contre la tuberculose, que les pouvoirs publics ont pris réellement conscience de la gravité de la situation. Le programme avait recommandé un suivi régulier aussi bien au niveau de la surveillance épidémiologique, du dépistage de nouveaux cas que de la prise en charge des malades. Ce qui avait contribué notamment à la baisse du taux de létalité.
    Toutefois la situation épidémiologique reste préoccupante par rapport à d'autres pays d'Afrique. La prévalence de la tuberculose est de 113 pour 1.000 habitants, soit le taux le plus élevé du Maghreb (Algérie: 46 pour 1.000, Tunisie: 26). Selon les données du MSP, près de 30.000 nouveaux cas sont déclarés chaque année, dont 13.000 sont contagieux, et 1.000 malades en meurent. Encore faut-il préciser que ces chiffres ne sont pas exhaustifs. Ils ne tiennent pas compte des malades pris en charge par le secteur privé.

    «Aucun praticien privé ne déclare la maladie", a affirmé le Dr Laraki, pneumo-phtisiologue dans le privé, au cours de la journée portes ouvertes. Pour l'année 1995, près de 1.000 malades ont transité, selon lui, par le secteur privé.
    Les chances de guérison sont importantes durant les deux premiers mois de la maladie, à une condition toutefois: que le malade respecte scrupuleusement la prescription. Les médecins poussent le raisonnement plus loin: «il faut voir le malade avaler la pilule». C'est la raison pour laquelle les praticiens insistent beaucoup sur le DOTS (Directly Observed Treatment Shortcut), un ensemble de dispositions destinées à garantir l'efficacité du traitement. Le traitement, précisément, repose sur une association d'antibiotiques (antibacillaires) efficaces. Pendant cette phase, le coût du traitement atteint 800 à 1.000 DH. Le MSP consacre un budget annuel moyen de 25 millions de DH à l'achat de médicaments antituberculeux. Si le traitement n'est pas observé par le malade, le risque est de le voir entrer dans la seconde phase, celle des échecs et des rechutes. Là, la force de frappe des médicaments est moindre et le coût plus élevé (entre 33.000 et 75.000 DH).

    Symptômes et prévention


    Symptômes: En cas de primo-infection: chancre pulmonaire avec ganglions intra-thoraciques. Pendant cette période, la maladie est dans 90% des cas silencieuse (sans traduction clinique ni radiologique). La primo-infection peut aboutir à des formes graves: pleurésie (infection de la plèvre, enveloppe recouvrant les poumons) ou à des méningites. Dans sa forme chronique, la maladie a rarement un début caractéristique ou aigu (fièvre, toux, crachats purulents, etc). Le germe (Bacille de Koch-BK) peut également atteindre les os: tuberculose ostéo-articulaire, coxalgie (atteinte de la hanche), mal de Pott (colonne vertébrale), tumeurs blanches aux articulations (coudes, genoux, poignets); tuberculose rénale ou génitale (souvent cause de stérilité chez la femme); tube intestinal; adénopathies atteignant souvent les ganglions du cou; méninges; reins.
    Prévention: Dépistage et traitement des malades contagieux, ce qui coupe la chaîne de transmission du BK et prise de vaccin BCG.

    Mohamed BENABID

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