×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Troisième cycle privé: De la délocalisation au produit mixte

Par L'Economiste | Edition N°:346 Le 17/09/1998 | Partager

Les troisièmes cycles des écoles privées se multiplient. Ils se proposent de combler le vide généré par l'enseignement public, mais aussi de répondre à un besoin en cadres destinés à étoffer le secteur privé.


Les écoles et instituts privés multiplient les packages pour séduire les adeptes des diplômes étrangers. MBA, Masters et DESS de certaines universités étrangères sont désormais accessibles sans passer par l'épreuve des visas. ''L'importation'' de ces diplômes vient au bout d'un long processus.
Au départ, l'établissement intéressé présente un dossier sous forme de projet au Ministère de l'Enseignement Supérieur, qui avalise la convention de partenariat établie avec les universités étrangères. Puis l'école privée, autorisée à créer un troisième cycle, arrête le programme d'études en étroite collaboration avec ses partenaires. Des réunions de travail, regroupant les corps professoraux des deux rives, permettent en effet aux parties de déterminer les modalités pédagogiques. Il y est question des programmes d'études, de l'évaluation des étudiants (système d'examen et modalités de correction...) et du timing.

La convention de partenariat délimite, par ailleurs, le genre de diplôme délivré.
Deux cas se présentent à ce niveau:
- Le premier est celui où la formation est sanctionnée par un diplôme d'Etat. Par l'intermédiaire de l'établissement de l'enseignement privé, l'étudiant peut obtenir un MBA ou un DESS français ou canadien. Cette option présente un avantage indéniable pour les diplômés de l'enseignement supérieur privé du deuxième cycle, puisqu'ils n'ont pas pu postuler pour un troisième cycle dans les établissements publics.
- Dans le deuxième cas, le diplôme délivré est signé conjointement par l'école privée et l'université partenaire. Les tenants de cette formule se justifient par leur refus de faire de ''la sous-traitance intellectuelle'' ou de la délocalisation en termes de formation universitaire. ''C'est plutôt une conception d'un produit qui prend en compte l'ouverture sur son environnement international. L'objectif de ces partenariats est de tirer profit des expériences des autres et améliorer notre produit'', explique M. Hormi, responsable pédagogique à HEM (Institut des Hautes Etudes en Management).

S'informer pour mieux choisir


Le choix du diplôme appelle à la vigilance. Le candidat doit impérativement s'informer pour mieux cibler son action. Il est même recommandé de voir la convention de partenariat(1).
Les candidats au DESS et MBA sont soumis à un test de sélection. Celui-ci diffère d'un institut à un autre, mais les critères restent les mêmes. Le postulant doit attester d'une capacité communicative, d'une culture managériale et doit convaincre par ses motiva-tions personnelles. Dans certaines écoles, il est même question d'une épreuve écrite dont le sujet s'articule autour d'une thématique économique. Parfois, une expérience est exigée lorsque le cycle est ouvert aux gestionnaires sous forme de cours du soir.
Quelle que soit la formule retenue, il est à constater que les options proposées par les écoles privées se focalisent autour d'une thématique économique. Dans la plupart des cas, ce sont des MBA et des DESS en commerce international, en communication et marketing ou encore en finances. Les opérateurs du secteur expliquent cette tendance par le besoin du marché de l'emploi. En effet, le caractère général de la formation universitaire au Maroc ne répond pas aux attentes de l'entreprise. De plus, selon les tenants du secteur privé, les établissements publics souffrent d'un manque au niveau des moyens tant matériels qu'humains. Un manque qui handicape les efforts fournis. ''Les écoles privées se démarquent des établissements publics par l'importance qu'elles accordent à un enseignement pratique qui prépare l'étudiant à l'intégration dans la vie active'', précise M. Abdelmajid Ibenrissoul, responsable pédagogique à l'EDHEC ( Ecole des Hautes Etudes de Casablanca). Des stages sont prévus à cet effet. Objectif: initier les étudiants à l'environnement dans lequel ils seront appelés à opérer.

Khalid TRITKI

(1) Cf L'Economiste n° 295.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc