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Affaires

Trois bonnes notes pour le microcrédit

Par L'Economiste | Edition N°:1364 Le 30/09/2002 | Partager

. Les 3 principaux bailleurs de microcrédits ont été étudiés de près par un bureau de rating. Al Amana, Zakoura et la Fondep détiennent plus des deux tiers du secteur. Développement rapide et excellent, conclut Planet FinancePlanet Finance, bureau de rating spécialisé dans la microfinance, a noté trois des 13 organismes existant au Maroc: Al Amana, Zakoura et la Fondep. Ce sont les trois plus grandes. Elles occupent à elles trois plus des deux tiers du secteur, car on attend toujours la montée en puissance des deux filiales de banques, la Fondation de la Banque Populaire et la Fondation de la CNCA.Les trois institutions examinées par Planet Finance ont obtenu de bonnes notations: «le G4 obtenu par Al Amana et Zakoura est la meilleure note que nous n'ayons jamais donnée«, explique Karen Maguire, expert chez Planet Finance et qui a participé à l'évaluation. L'agence, basée à Paris, a noté jusqu'à présent 45 institutions dans le monde et n'a donné que 4 fois le G4+ qu'a eu Al Amana.Planet Finance indique dans sa présentation générale que l'environnement marocain est favorable au développement de la microfinance. Le développement y a été rapide et sûr, sans accident: les principales institutions sont bien, voire très bien gérées.Le bureau rappelle que l'activité n'a commencé qu’en 1995, «sous l'impulsion d'un homme d'affaires souhaitant participer au développement de son pays par l'alphabétisation et le microcrédit«. Il s'agit naturellement de Nourredine Ayouche, dont la personnalité a largement contribué à façonner le savoir-être du microcrédit marocain: une générosité rigoureuse et/ou une rigueur généreuse.Le rapport de Planet Finance souligne que «l'esprit entrepreneurial est fortement ancré au Maroc«, ce qui favorise le développement du secteur au moins autant que l'absence de concurrence bancaire (1 guichet pour 17.000 habitants, selon le rapport) ou d'autres formes de financement sur ce créneau. Les sociétés de crédit à la consommation, note le rapport, ne sont pas des concurrentes du microcrédit, même si elles distribuent sans savoir à quoi sont destinés les fonds.Le contexte institutionnel est aussi favorable, explique Planet Finance. Les pouvoirs publics sont intervenus rapidement pour légiférer mais sans trop brider l'activité qui avait démarré. Le bureau de notation indique cependant que cette législation est contraignante, car elle interdit tout ce qui n'est pas financement de l'activité productive ou financement de la formation. Seuls des soutiens limités, et sur dérogation du ministère des Finances, ont pu être apportés à l'électrification rurale. La collecte de l'épargne est interdite. Rappelons que les autorités monétaires et politiques marocaines avaient été effrayées des dérives survenues en Egypte au cours des années 80-90: des dizaines de milliers de familles très pauvres avaient perdu toutes leurs économies, dans des «banques islamiques« ouvertes aux populations défavorisées. Les autorités marocaines ont donc fermé la porte aux dépôts, ce qui oblige les institutions à chercher des financements auprès des banques traditionnelles, des organismes internationaux, des donateurs marocains et étrangers… On peut regretter que dans son rapport, Planet Finance n'ait pas vraiment développé cet aspect de la question: elle devient cruciale surtout pour les trois grandes institutions, qui, elles, ne sont pas reliées à une banque. Le rapport souligne l'attitude favorable des pouvoirs publics avec les 100 millions de DH, répartis auprès des institutions, l'année dernière.Enfin, Planet Finance souligne que «en moins de trois ans, le secteur est actif et dynamique« sous la poussée d'Al Amana, Zakoura et dans une moindre mesure, la Fondep.


L'essentiel

De Zakoura, l'aîné des institutions de microcrédit (1995), le rating dit qu'elle «a réussi en 6 ans à développer ses activités de façon considérable, tout en conservant une clientèle défavorisée en milieu urbain, périphérique et rural«. Le rapport souligne qu'elle a réussi à intéresser des bailleurs locaux«. 70% de ses fonds proviennent du Maroc et son endettement bancaire n'est que de 27%. «Bien insérée dans son environnement, Zakoura a su trouver un positionnement de marché solide et cohérent, et développer une politique active de recherche de fonds«. Elle est freinée «par les limites habituelles des associations à but non lucratif«: «Avec un système de gestion minimaliste (…), il est remarquable que Zakoura arrive à un tel niveau de qualité de ses activités«. Elle le doit, souligne par deux fois le rapport, à sa culture interne et l'engagement de son personnel que cette culture engendre. Zakoura va se structurer pour faire face à sa croissance, indique Planet Finance, ce qui dans un premier temps va lui faire perdre un peu d'efficacité qu'elle retrouvera par la suite.La Fondep par sa date de naissance est la deuxième (1996), mais c'est la troisième en termes de taille. Elle a été lente à vraiment démarrer (premier crédit en 2000). Elle vise le marché rural. Davantage que les deux autres, elle a accès aux fonds publics ou concessionnels. Elle a souffert de la trop grande concentration de sa gestion mais est en train de se réorganiser et fait un effort très important par rapport à sa taille pour former son personnel. Ses produits sont bien adaptés à son marché. Le rapport signale que l'information s'est remarquablement améliorée depuis 2000 mais a encore des progrès à faire.Al Amana, la plus grande par les clients et les encours, a été créée en 1997, avec une aide américaine, en argent et en conseil. Elle a un résultat d'exploitation positif et est donc rentable. La gouvernance d'Al Amana «est très efficace«, ce qui lui donne la capacité de planifier à long terme et de réagir vite. La fin de la mission de conseil et des départs dans l'état-major ont concentré le pouvoir, mais sans que cela remette en question la transparence: «Le système d'information est une force pour l'institution«.N. S.

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