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Société

Trois associations au chevet des enfants des rues

Par L'Economiste | Edition N°:2156 Le 23/11/2005 | Partager

. Bayti, Sport sans frontières et Longitude 181. Des champions internationaux rencontrent les enfants. Le sport comme outil éducationnelCombien d’enfants marocains sont dans la rue? Les chiffres manquent, mais le constat sur le terrain laisse supposer le pire. L’association Bayti pour la réinsertion des enfants en situation de rue a été et reste à l’heure actuelle la seule association marocaine à faire du traitement de ce phénomène social son créneau. Parmi ses actions les plus importantes figure le programme de rue. Il concerne les enfants abandonnés ou ayant, pour une raison ou pour une autre, quitté le domicile familial. Ces enfants, n’ayant pas encore intégré les foyers de l’association, travaillent dans des endroits tels le port, la gare routière, l’ancienne médina… La nuit tombée, ils retrouvent leurs squats improvisés, plus ou moins à l’abri du froid. «Il est impossible de conduire ces enfants directement au foyer. Nous cherchons à travers diverses activités à leur faciliter le contact avec la société en leur introduisant des valeurs comme la discipline, le respect de l’autre…», explique Omar Saâdoune, un des responsables du programme de cette année. Un programme pas comme les autres puisque, cette année, deux associations françaises se joignent à la manifestation. Il s’agit de Sport sans frontières et Longitude 181. La première est connue pour ses programmes de développement et réhabilitation par le sport, la deuxième s’occupe de recueillir les témoignages et impressions laissés par de telles manifestations chez les enfants. Les organisateurs ont en outre mobilisé un groupe important de sportifs de haut niveau afin de venir rencontrer les petits Marocains concernés par le programme. Plus, de participer avec eux à des matchs de football, animer des ateliers, discuter avec eux… Les athlètes français, Fabe Dia, Jean Galfione, Stéphane Diagana ainsi que Ismail Sghir et le Marocain Hicham El Guerrouj ont tenu, avant tout, à faire profiter les enfants de leurs expériences, à leur transmettre les nobles valeurs du sport, à savoir la persévérance, l’ambition, le défi, la discipline et le respect de l’autre et des règles du jeu. L’influence que peut avoir une star sur de petits enfants n’est pas à prouver. Cela s’est encore confirmé lors de la rencontre qui s’est déroulée aux foyers de Bayti. Les enfants, yeux brillants et visages curieux, buvaient les paroles des athlètes qui sont venus un à un conter leurs parcours, leurs débuts difficiles, ou encore procurer des conseils précieux à des enfants qui n’ont vu, jusque-là, qu’un côté sombre de la vie. De quoi confirmer l’adage «A cœur vaillant, rien n’est impossible». Une devise à adopter pour des jeunes qui pour changer de vie doivent faire appel à un grand effort de volonté et de travail. Les athlètes, pour leur part, ont été ravis de se rapprocher des enfants. Fabe Dia, championne mondiale de course 100 et 200 m, avoue être «touchée par ce contact direct. Cela permet de changer d’idée sur ces enfants qui sont, contrairement à ce qu’on peut croire, disciplinés et intelligents». Pour Jean Galfione, la présence des athlètes ne vient que soutenir des actions déjà mises en place comme ce programme de l’association Bayti. «Notre apport est d’offrir nos expériences, et puis donner aux éducateurs la possibilité de nous utiliser afin de faire passer leur message éducationnel», ajoute-t-il.Et afin de porter la voix des enfants en situation de rue à travers le monde, l’association Longitude 181 a profité de ce programme en réalisant un film documentaire qui sensibilise à la situation de l’enfance ainsi abandonnée à elle-même. A travers des projections lors de diverses manifestations à l’étranger. Par ailleurs, un livret de photos prises lors de diverses activités du programme sera réalisé. Les revenus de ses ventes seront offerts en aide à l’association Bayti.


Le sport pour éduquer

Le mot d’ordre du programme de cette année reste le sport comme outil éducationnel. Même comme «médicament social», indique Alain Trouvé de Sport sans frontières. Il explique que dans de tels programmes, les athlètes se positionnent plus comme éducateurs que comme sportifs. Ils peuvent également devenir des porte-parole de ces enfants, sensibiliser au niveau mondial à leur problème et à leur situation. Vincent Ohl, représentant de Longitude 181, souligne par ailleurs que l’usage du sport dans l’éducation est un concept efficace. Une association «Athlètes sans frontières» est d’ailleurs en cours de création. Fondée par Vincent Ohl et Jean Galfione, cette association bénéficie du soutien de l’Unesco.Ichrak MOUBSIT

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