×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Société

    Trois ans de Moudawana
    On se marie plus

    Par L'Economiste | Edition N°:2476 Le 02/03/2007 | Partager

    . Les mariages sans accord du tuteur augmentent . La polygamie régresse Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur la Moudawana en février 2004, les chiffres du mariage connaissent des fluctuations pour le moins étonnantes. En 2004, première année d’application du texte sur la Moudawana, les chiffres du mariage (236.574 cas) avaient enregistré une baisse substantielle de 10,24% par rapport à 2003 (263.553). L’année d’après, c’est plutôt l’embellie. 2005 affiche, en effet, une hausse de 3,48% à 244.795 actes de mariage. L’année 2006 confirme cette embellie puisque le nombre des couples à avoir décidé d’intégrer la cage dorée a atteint 272.989, soit 11,52% de plus. Cette évolution est même la plus importante depuis 1997. Pourquoi les jeunes se marient-ils davantage qu’auparavant? «Parce que le nouveau code de la famille a instauré un climat de confiance et a proposé des garanties aux jeunes», souligne Fatouma Benabdenbi, sociologue. Selon elle, l’évolution positive du nombre des mariages dénote d’une amélioration du niveau de vie des Marocains qui n’hésitent plus à se marier.Serait-ce alors une question de moyens? Auquel cas, le taux de chômage aurait une conséquence directe sur l’évolution du mariage. Estimé à 9,7% pour l’année 2006, selon les données du Haut-Commissariat au plan (HCP), le taux de chômage pourrait bien expliquer l’augmentation du nombre des mariés. Outre le chiffre global du nombre des mariages, d’autres indicateurs ont enregistré une évolution sensible. Il s’agit par exemple de l’augmentation du nombre des mariages de filles majeurs sans leurs tuteurs. Le nombre de ces mariages a augmenté de 22,21% pour arriver à 60.095 en 2006 contre 49.175, l’année d’auparavant. Cette hausse peut-elle être considérée comme la conséquence directe du nouveau code de la famille qui permet aux femmes majeures de se marier sans l’accord préalable de leurs tuteurs? Selon la sociologue Soumaya Naamane Guessous, «la Moudawana a permis à une certaine catégorie de femmes, qui assistaient financièrement leur famille, de se défaire de l’emprise de celle-ci et de pouvoir se marier lorsqu’elles le souhaitent». Autre chiffre: les mariages des étrangers convertis à l’Islam ont également connu une augmentation de 27,2% à 5.240 cas en 2006 contre 4.119 en 2005.


    Polygames: Une espèce en voie de disparition!

    Les chiffres avancés par le ministère de la Justice font état d’une baisse de la polygamie. L’on est passé de 841 cas en 2005 à 811 l’année d’après, soit une baisse de 3,57%. Le professeur Soumaya Naamane Guessous préfère, elle, parler de bigamie. «La bigamie, puisque la polygamie n’existe pratiquement plus dans notre société, enregistre certes une baisse, mais je ne pense pas que ce soit à cause du nouveau code de la famille», note la sociologue. Selon elle, la bigamie connaît une baisse substantielle depuis quelques années déjà, «au point de constituer moins de 1% des ménages actuellement». Les polygames seraient-ils une espèce en voie de disparition? Naoufal BELGHAZI

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc