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Economie

Travail saisonnier
2.500 ouvrières pour l’Espagne

Par L'Economiste | Edition N°:2862 Le 17/09/2008 | Partager

. Un salaire journalier brut de 34 euros. Un autre contingent de 12.000 à 20.000 prévu pour 2008/2009 DANS quelques jours, les ouvrières marocaines reprennent le chemin vers les fermes de fraises au sud d’Espagne. Les services de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences (Anapec) et ceux de l’ambassade d’Espagne au Maroc en présence de deux associations des agriculteurs de la péninsule ibérique travaillent d’arrache-pied pour activer la signature des contrats et la délivrance des visas aux ouvrières sélectionnées. «La particularité de cette saison est que le travail des ouvrières marocaines ne sera plus limité uniquement à la cueillette comme c’était le cas pour les contrats antérieurs, mais il va s’étendre aussi aux semis. Cette fois, c’est de la pose des plants du fraisier qu’il s’agit», souligne Hafid Kamal, directeur général de l’Anapec. Ce travail sera assuré par un premier contingent composé de 2.500 saisonnières qui devraient rejoindre le sud de l’Espagne avant la fin de ce mois de septembre, et plus exactement à Cartaya dans le département de Huelva. Outre le logement et un jour de repos, ces ouvrières vont toucher un salaire journalier brut de 34 euros. Un autre groupe partira en décembre prochain pour les travaux de la cueillette. «Pour la campagne 2008-2009, on table sur un effectif qui dépasserait les 12.000 et pourra même atteindre les 20.000 postes, tout dépend des besoins des agriculteurs andalous», indique le responsable de l’Anapec. Comment expliquer donc ce saut quantitatif à un moment où on parle de l’application de certaines mesures par le gouvernement espagnol pour arrêter l’entrée de la main-d’oeuvre étrangère? Sur ce point, un fonctionnaire du département de travail de l’ambassade d’Espagne rappelle «que le travail saisonnier des femmes marocaines est réglementé par des conventions signées entre les deux pays». Mais à condition que les besoins de l’économie espagnole le permettent, tient à préciser le représentant de l’ambassade.

Négociations pour de nouvelles conventions
Toujours sur le même chapitre, il faut noter que l’Anapec est en négociation avec son homologue de la région catalane pour la signature de conventions dans le même domaine. Selon Hafid Kamal, outre l’importance de l’effectif, ces conventions vont permettre à la main-d’œuvre marocaine de travailler dans d’autres secteurs comme le tourisme et le bâtiment. «Notre but est de permettre à nos ouvrières de dégager un revenu pour faire face aux besoins de leur famille», rappelle le responsable de l’Anapec. Pour le DG, le travail sur plusieurs années consécutives dans les champs espagnoles permettra à ces femmes d’assurer leur autonomie par la suite à travers la réalisation de petits projets dans leur village. Pour les aider, il y a possibilité de développer un travail de partenariat dans ce sens avec certains organismes de micro-crédit. Mais pour le moment, la construction d’un logement figure parmi les priorités de ces ouvrières, comme c’est le cas de Khadija qui habite à Taourirt avec son mari et ses deux filles. Notons enfin que la durée du travail saisonnier est comprise entre 2 et 9 mois. Concernant le taux de retour, il dépasse les 90%, selon Hafid. Nour Eddine EL AISSI
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