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Economie

Transports: L'opération coup de poing a démarré

Par L'Economiste | Edition N°:531 Le 17/06/1999 | Partager

· Le tachygraphe et la surcharge sont au coeur du contrôle

· La campagne coïncide avec la rentrée des MRE

· 3.242 personnes tuées en 1998


L'Etat est bien décidé à montrer ses muscles pour endiguer le fléau des accidents de la route. Hier 17 juin a démarré en effet "l'opération coup de poing". Il s'agit d'une vaste opération de contrôle et de sensibilisation contre les accidents de la route.
Elle intervient juste après de graves accidents qui ont conduit à plus d'une trentaine de morts et 40 blessés (Taza et Deroua). Ces deux drames humains ont ému la population et poussé les autorités à agir.
Les chiffres sont plus qu'alarmants. Si quelque 3.000 personnes trouvent la mort chaque année sur les routes, en 1998 la tendance était à la hausse: 3.242 morts dans les 41.500 accidents de circulation. L'été demeure la haute saison par excellence des accidents. La circulation connaît une densification notamment avec l'arrivée des MRE (Marocains résidant à l'étrangers). C'est désormais au plus haut niveau que sera conduite la politique de prévention des accidents. Une commission interministérielle vient d'être constituée à cet effet.

Lancée par le très contesté Comité National de Prévention des Accidents de la Circulation (CNPAC), l'opération coup de poing s'étalera jusqu'au 5 septembre. Elle sera axée sur le contrôle et la répression des contrevenants au code de la route par les services de la sûreté nationale. Au coeur du dispositif, les infractions dues à l'excès de vitesse. C'est d'ailleurs l'une des causes principales des accidents. Il est prévu lors de cette campagne de procéder au contrôle de l'équipement des véhicules en chronotachygraphes. La surcharge pour les transporteurs sera aussi sévèrement punie. Par ces deux mesures, il semblerait que les autorités rejettent les "doléances" des camionneurs. Ces derniers observent une grève depuis le lundi 14 juin. Motif, ils réclament tout simplement l'abandon du mouchard et la tolérance des surcharges.
Au passage, l'obligation d'installer le tachygraphe sur les véhicules de plus de 3,5 tonnes est en vigueur depuis trois ans. Elle a fait couler beaucoup d'encre mais a été surtout à l'origine de plusieurs grèves. Celle qui est observée actuellement est intervenue alors que la population est encore sous le choc des deux drames de Deroua et Taza.
Sur les routes, les services de contrôle routier utiliseront des unités radars et des modules de bascules mobiles. Parallèlement à la campagne sur les routes, le CNPAC mènera une opération de sensibilisation médiatique à travers la télévision, la radio et la presse écrite.

Badra BERRISSOULE

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