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    Economie

    Transport urbain
    Casablanca: Le tramway, un début de solution

    Par L'Economiste | Edition N°:3020 Le 08/05/2009 | Partager

    . Première rame le «12/12/12»QUEL est le moyen de transport qu’utilisent le plus les Casablancais? Ce n’est ni la voiture particulière, ni encore moins les bus. C’est tout simplement la marche qui se taille 53% des modes de déplacement. Apparemment, les gens préfèrent marcher que monter en bus. La voiture particulière vient loin derrière avec seulement 14,5%. Les bus qui, normalement, doivent constituer le transport de masse le plus prisé, sont boudés par les Casablancais. Le transport en commun par bus ne représente que 13% face aux autres moyens de déplacement. Les bus perdent des points. La voiture particulière et les taxis en gagnent. La circulation s’étouffe et devient invivable. Laisser les choses aller d’elles-mêmes compliquera davantage la vie aux Casablancais. «Il faut éviter à tout prix le scénario tendancielle», insistent les experts. Ils recommandent le «scénario volontariste». Tout le pari se joue au niveau des transports collectifs en site propre. Casablanca gagnera-t-elle ce pari?

    Remède à la congestion
    Les responsables de la ville, autorités et élus, soutenus par l’administration centrale, sont engagés dans le processus. Un processus qui vise à doter, in fine, la métropole d’une ligne de métro, de trois lignes de tramway et d’une ligne de RER (Réseau expresse régional). Le coût est exorbitant: 50 milliards de DH. La solution n’est alors qu’une mise en ouvre progressive. La priorité est d’abord le tramway et le RER (cf. www.leconomiste.com). L’engagement est scellé: les Casablancais monteront à bord du tramway en 2012 selon les promesses de Mohamed Sajid. Exactement, selon sa célèbre formule, le «12/12/12».Les experts du groupement d’étude du PDU (Bceom, Scet-Maroc et Sareco) semblent acquis à l’hypothse que le remède à la congestion de la circulation à Casablanca ne peut se faire que par la conciliation avec le transport collectif. Il faut persuader les Casablancais d’emprunter les bus et le futur tramway. Mais rien n’est encore sûr. Le transport de masse en site propre (tramway, RER et métro) n’atteindra vraiment son objectif que si les Casablancais acceptent de laisser leur voiture dans le garage pour prendre le bus et le tram. Sont-ils prêts à le faire? Difficile d’anticiper. Surtout que l’étude du PDU, qui constitue l’ossature de la politique de mobilité de Casablanca pour les 30 prochaines années, focalise essentiellement sur les volets techniques. Ce que seront les réactions sociologiques des usagers (rejet ou adoption) n’étaient pas à proprement parler au centre d’intérêt de l’étude. «Un citoyen qui vient d’acheter une voiture ne serait pas disposé à se déplacer sans elle», affirme un élu. Dans le cas où l’hypothèse de laisser sa voiture pour prendre le tramway ne se confirme pas, la circulation s’étouffera encore davantage. Et la ville récoltera l’effet inverse pour plus de 6 milliards de DH rien que pour la première ligne de tramway. Casablanca n’a pas les 6 milliards de la première ligne de tramway. Mais Sajid a réussi à faire participer l’Etat et des organismes publics (ministères de l’Intérieur et des Finances, CDG, BCP, ONCF, Fonds Hassan II).Ali JAFRY
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