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    Economie

    Transport urbain
    Casablanca, championne de l’anarchie

    Par L'Economiste | Edition N°:3020 Le 08/05/2009 | Partager

    Après la propreté des villes, cette semaine L’Economiste analyse la problématique du transport urbain. C’est une question qui reste toujours posée dans nos villes. Certes, certains Conseils communaux ont pu, plus ou moins, dépasser le seuil du service minimum. Mais, d’autres sont encore à la recherche de solutions. Seules les capitales administrative et économique ont déjà tranché: elles ont opté l’une et l’autre pour le tramway comme alternative pour faire face à la demande croissante en transport urbain. Fès est sur le même chemin, dit-on. Mais, est-ce suffisant? La question se pose avec acuité à un mois des élections communales. La semaine prochaine, notre analyse abordera le problème de la voirie.. Pas de suivi et de contrôle des cahiers des charges. Les concessionnaires ne s’acquittent pas des redevances LES Casablancais sont-ils satisfaits de la prestation du transport dans leur ville? A en juger par leurs déclarations, ils sont loin de l’être. Pourtant, les efforts consentis par le président du Conseil de la ville Mohamed Sajid et son équipe sont considérables. Durant tout le mandat 2003-2009, l’équipe n’a eu que deux soucis en tête: le transport en commun et la voirie. La tâche n’est pas du tout facile tant les déficits sont alarmants et l’héritage très lourd. Sajid devait d’abord faire face à une régie du transport qui rendait l’âme. La flotte n’était plus, à fin 2004, que d’une vingtaine de bus en circulation pour près de 4 millions de Casablancais! Sans parler du milliard de DH d’arriérés de la régie envers la CNSS, le fisc, les fournisseurs de gasoil, les compagnies d’assurance… L’ex-Communauté urbaine n’arrivait plus à assurer sa mission en matière de transport en commun. Le Conseil de la ville a hérité de cette incapacité. Et quand une commune ne parvient plus à assumer une de ses attributions, la solution prisée par les élus n’est rien d’autre que de s’en débarrasser au profit d’un opérateur privé. Le secteur du transport en commun n’a pas dérogé à la règle. Mais il faut noter que ce n’est pas le Conseil de la ville qui a décidé la gestion déléguée. Le principe en a été adopté par l’ex-Communauté urbaine. Le Conseil a chapeauté le processus depuis l’appel d’offres jusqu’au choix du délégataire. M’dina bus en est sorti gagnant. Le nouvel opérateur est entré en service en septembre 2004. Son périmètre de circulation ne se confine pas aux seules frontières de la ville. Le groupement doit assurer le transport en plus de Casablanca, à Mohammedia, Aïn Harrouda, Beni Yakhlef, Nouaceur, Bouskoura, Ouled Salah, Dar Bouazza, Mediouna, Lahraouyine et Tit Mellil. Un large périmètre et une demande de plus en plus accrue. Et l’offre n’arrive pas à suivre. Un sentiment d’insatisfaction s’en suit. Les causes en sont décelables. Des délais d’attente insupportables aux arrêts de bus. Des temps encore plus longs pour arriver à destination. Surcharge de véhicules et de nombreux quartiers non desservis. Toutes ces défaillances n’auraient pas dû avoir lieu. Tout simplement parce que le cahier des charges en parle en long et en large. Mais il n’est pas respecté. Le suivi et le contrôle ne sont pas réalisés comme il se doit. Certains élus parlent même de complicité. Quoi qu’il en soit, toutes les gestions déléguées (espaces verts, éclairage public, abattoirs, gare routière, transport en commun, collectes des déchets ménagers, décharge publique, etc.) sont en deçà des stipulations des cahiers des charges, le délégant ne remplissant pas sa mission de suivi et de contrôle. La responsabilité de cette tâche incombe en grande partie aux fonctionnaires chargés du suivi. Eux aussi s’en défendent. «Nous n’avons ni les conditions de travail, ni les moyens qui permettent d’agir face à des entreprises qui nous dépassent en logistique, en RH qualifiées et en moyens». Finalement, le Casablancais est livré à lui-même car le rapport de force entre la mairie et le concessionnaire est déséquilibré au profit de ce dernier. Il faut aussi reconnaître que ce qui hante les élus ce n’est pas la bonne marche du service, mais d’assurer sa continuité même réduite au minimum. Ce n’est pas l’efficacité qui compte mais juste l’existence de la prestation. La preuve est que pendant une quinzaine d’année, les 15 concessionnaires privés du transport ne paient rien aux caisses de la commune. Leurs dettes de 1986 à 2002 s’élèvent à 22 millions de DH et depuis 2002, année de reconduction de leur concession, ils doivent verser à la commune 5% de leur chiffre d’affaires. Rien n’a été fait. Pour Mohamed Sajid, «ce qui compte au-delà de tout, c’est la continuité du service». La présidence a, certes, usé de la méthode forte envers cinq des concessionnaires en leur retirant la concession (cf. www.leconomiste.com) mais elle garde toujours dix autres malgré leurs multiples infractions aux cahiers des charges. Toujours est-il que la continuité du service y est pour quelque chose. Se fier uniquement à M’dina bus risque en cas de grève de paralyser le transport en commun dans la métropole. D’où l’utilité des concessionnaires privés.Ali JAFRY

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