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    Transport urbain
    Agadir: La RATAG toujours en situation d’endettement

    Par L'Economiste | Edition N°:2294 Le 09/06/2006 | Partager

    . Le règlement des arriérés encore dans l’impasse . Le transport scolaire et universitaire engendre un déficit annuel de 12 millions de DH   Cent millions de DH, c’est le montant des dettes de la Régie autonome de transport urbain d’Agadir (Ratag). En effet, les arriérés de l’établissement ne sont toujours pas apurés. Et pour cause, les communes du grand Agadir n’ont pas contribué à la résorption de ces dettes. Elles s’étaient pourtant engagées, en janvier 2001 dans le cadre d’un contrat-programme, à participer à l’apurement de ces arriérés à travers le versement sur quatre ans de 40 millions de DH. Or aujourd’hui, la durée du contrat-programme arrive à échéance et la promesse n’a pas été tenue. Pour réactiver ce dossier, Rachid Filali, wali du Souss Massa Draâ a réuni, en septembre 2005, les représentants des communes pour leur rappeler leurs engagements et tenter de trouver une issue au problème. La décision fut alors prise, selon Hamid Bekkari, directeur de la Ratag, de répartir l’apport de la subvention sur deux tranches étalées entre 2006 et 2007. Malgré ce nouvel engagement, qui n’en est pas un pour Tarik Kabbage, président de la Commune urbaine d’Agadir (CUA), la Régie n’a toujours pas à ce jour reçu de soutien. Les représentants de la Commune urbaine d’Agadir disent «avoir assez fait en faveur de la RATAG», à travers le remboursement du prêt auprès du Fec de 30 millions de DH qui a servi à l’achat de 28 bus. ‘’Aujourd’hui la CUA a déjà payé 23 millions de DH de ce crédit et alloue en outre chaque année depuis 2005 près de deux millions de DH à la Régie’’, indique un membre du bureau de la CUA. A son avis, “la commune n’est pas tenue sur le plan juridique de contribuer à l’apurement des arriérés car elle ne s’y était pas engagée lors de la signature du contrat-programme’’. Par ailleurs, les membres du conseil communal refusent de favoriser l’établissement de transport au détriment des projets d’équipement et de réaménagement de la ville. Sur le plan moral et social, les gestionnaires de la cité assurent quand même être très préoccupés par la situation de la Régie. Selon eux, une réflexion est menée avec la Direction des collectivités locales pour trouver une solution aux difficultés de la régie. Pour le moment, les intervenants tendent vers l’externalisation du service à partir de 2007. Pourtant, n’était ce problème d’arriérés, l’entreprise aurait réussi à retrouver un équilibre de son exploitation. Ce qui grève quotidiennement sa trésorerie, c’est en fait le transport scolaire et universitaire. Ce volet engendre, précise Hamid Bekkari, 12 millions de DH de déficit annuel. “En période universitaire, 70% des autobus de la Régie sont mobilisés pour le transport des étudiants qui ne payent que 50 centimes le voyage. Le manque à gagner est supporté par la RATAG en dehors de toute subvention étatique ou communale’’, déplore le représentant de l’établissement. Malgré cette situation et la faiblesse des soutiens, l’établissement a tout de même remboursé 22 millions de DH de dettes. “Un montant qui aurait pu servir à l’acquisition de nouveaux bus’’, rétorque Bekkari. De notre correspondante, Malika ALAMI

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