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    Economie

    Transport urbain à Marrakech: Des négligences!

    Par L'Economiste | Edition N°:3244 Le 31/03/2010 | Partager

    . Création de lignes sans accord de l’autorité . Non régularisation de la caution de garantieDÉCIDEMMENT, la société Alsa n’en fini pas d’être pointée du doigt. Ce concessionnaire du transport urbain à Marrakech qui a fait son entrée en 1999 est malmené depuis quelques temps. Il était au centre d’une bataille judiciaire concernant la concession du transport en bus touristiques à deux étages et a failli même perdre la concession (Cf.leconomiste.com).Premier accusé aussi dans l’accident meurtrier dont les victimes étaient des touristes français…Et voici que le rapport de la Cour des comptes pour l’exercice 2008 la pointe aussi du doigt à travers le Conseil de la ville qui lui a concédé le transport urbain.En effet, le rapport reproche aux autorités concédantes plusieurs négligences. En premier lieu, le contrat liant la société espagnole au concédant qui est le Conseil de la ville. Initialement, Alsa est attributaire d’une seule concession de transport, conclue avec la Commune urbaine de Marrakech (ancêtre du Conseil de la ville) en 1999 et ce, pour une durée de quinze ans. Seulement, la société Alsa Grupo.SA s’est vue octroyer d’autres concessions de transport périurbain passées avec la préfecture de Sidi Youssef Ben Ali, la préfecture de Marrakech Ménara et la province d’El Haouz sans l’accord préalable de la Commune urbaine de Marrakech. Ce qui est en soi, une violation des dispositions de l’article 19 du cahier des charges qui stipule que «la conclusion par le concessionnaire d’autres contrats ou conventions de transport doit obligatoirement être soumise à l’accord préalable de l’autorité concédante», note le rapport. La Cour régionale constate également une non régularisation de la caution de garantie. En effet, le concessionnaire s’engage à produire à l’autorité concédante, dès la notification de la convention de concession, une caution bancaire d’un montant de 20.000 DH par ligne concédée, maintenue en vigueur pendant toute la durée de la convention de concession. Alsa a produit cette garantie jusqu’au mois d’octobre 2002. De fait, les 35 lignes actuellement exploitées restent non couvertes par ladite caution. Dans cette négligence, la responsabilité est bien évidemment partagée entre le concessionnaire et le Conseil de la ville, concédant et qui a hérité de cette concession, après la dissolution de la commune urbaine. Le rapport de la Cour des comptes reproche surtout des négligences dans les questions de forme. Ainsi par exemple, on reproche au concessionnaire d’avoir créé 7 nouvelles lignes non prévues par les conventions et ce, en méconnaissance des dispositions des articles 19, 20, 25 et 26 du cahier des charges de la concession des services de transport public urbain et périurbain. La direction de la société répète souvent que les créations de lignes répondent d’abord à une demande du Conseil de la ville et de la population. Sur certaines lignes, le concessionnaire serait même très déficitaire (cf.www.leconomiste.com). Pour rappel, le Conseil de la ville était présidé en 2008 par Omar Jazouli. C’est le même Omar Jazouli, président alors de la Communauté urbaine, qui avait accordé au groupe espagnol la concession du transport urbain à Marrakech. B. B.

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