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Affaires

Transport en commun à Casablanca
Bras de fer entre “privés” et Conseil de la ville

Par L'Economiste | Edition N°:1870 Le 07/10/2004 | Partager

. L’augmentation des tarifs pleinement justifiée, affirment les premiers…. … Elle est illégale, estime le secondRien ne va plus apparemment entre les transporteurs privés et les autorités de Casablanca. En effet, le bras de fer est maintenant engagé particulièrement depuis que les transporteurs ont décidé d’augmenter les prix du ticket de bus à 3,50 DH.Cette décision leur a valu des correspondances officielles du président du Conseil de la ville, Mohamed Sajid. Ce dernier leur rappelle notamment que “la convention de concession précise dans son article 9 que toute révision des tarifs ne pourra être appliquée qu’après approbation de l’autorité compétente”. De leur côté, les transporteurs privés récusent cette affirmation et soutiennent que “bien au contraire, l’article 9 leur donne le droit d’augmenter leurs tarifs”. Dans cet article 9, il est textuellement mentionné que “les tarifs arrêtés sont révisables périodiquement pour tenir compte de l’évolution des charges d’exploitation des lignes concédées. La périodicité de la révision ne peut être inférieure à une année”. Voilà donc le dilemme. Les deux parties se basent sur le même article: l’une instaurer l’augmentation, l’autre pour s’y opposer. Qui a tort, qui a raison? . Réaction tardive?En attendant, les transporteurs privés montent au créneau et se déclarent décidés à aller jusqu’au bout. “Nous ne pouvons continuer à tourner à perte”, a affirmé Saâd Raissi, président de la Section transports urbains de la Confédération nationale du transport routier (CNTR). Dans une conférence de presse donnée, avant-hier mardi, à Casablanca, les transporteurs privés ont rappelé les “péripéties” de l’augmentation en question. Ils ont notamment affirmé qu’ils ont “à plusieurs reprises essayé d’ouvrir un dialogue avec les autorités compétentes, notamment le Conseil de la ville et la wilaya de Casablanca, mais sans succès”. “L’augmentation ne nous fait pas plaisir et c’est sans gaieté qu’elle a été décidée. Nous y avons été contraints”, affirme-t-on auprès des transporteurs privés. Ceux-ci avaient, en effet, adressé le 29 juin 2004 aux pouvoirs publics et au Conseil de la ville une demande pour une révision tarifaire. “Mais, nous nous sommes trouvés confronter au mutisme des deux institutions et leur avons adressé une autre correspondance le 13 juillet 2004”, indique-t-on auprès des transporteurs privés. Cette fois-ci, le président de la Section des transports urbains est reçu à la wilaya le 26 juillet 2004. “La révision du tarif a été discutée, avec des promesses de résolution à très brève échéance”, assure Saâd Raissi. “Et puis plus rien. C’est le black-out total”, dit-il. Entre temps, les prix du carburant ont augmenté, et partant le “déséquilibre d’exploitation des entreprises de transport en commun” aussi. C’est alors que la CNTR a, encore une fois, saisi le 22 septembre 2004 les pouvoirs publics leur faisant part de la décision de son conseil d’augmenter le prix du ticket à partir du 1er octobre 2004. “Non pas de 23,58% comme nous y autorise l’article 9 de la convention de concession de ligne, mais seulement de 17%”, assure-t-on auprès des transporteurs privés. La réaction des pouvoirs n’intervient que le 29 septembre 2004 dans la soirée. A ce moment, les sociétés de transport en commun avaient affiché depuis une semaine les nouveaux tarifs et leur date d’entrée en vigueur. Des dispositions avaient également été prises dans ce sens. Jamal Eddine HERRADI

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