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    Economie Internationale

    Transport aérien mondial: Les pertes continuent

    Par L'Economiste | Edition N°:103 Le 11/11/1993 | Partager

    Après un déficit record de 4,8 milliards de Dollars sur leurs seuls services réguliers internationaux en 1992, qui porte le passif cumulé à 11,5 milliards de Dollars sur trois ans, les compagnies aériennes perdront à nouveau beaucoup d'argent cette année. D'après le directeur général de l'IATA (Association du Transport Aérien International), ces pertes tourneront autour de 2,4 milliards de Dollars, malgré un résultat positif pour la première fois depuis 1990. En 1992,1etrafic global de passagers (domestique et international) a progressé de 5,7%, mais il s'agit surtout d'un rattrapage après un recul de4,2% en 1991. Sur les seules lignes internationales, la hausse est de 10,2%, après le "trou d'air" de l'année précédente (4,4%).

    Le trafic du fret a gagné 5,9 points, après un recul de 3,5%. Pour les années qui viennent (1993-1997), les transporteurs aériens s'attendent à une progression moyenne du trafic des passagers de 6,6% par an, et de 7,2% pour le fret.

    Sur le plan financier, le rétablissement du secteur n'est fixé qu'à l'horizon 1995-96. Depuis 1991, le secteur a supprimé 80.000 emplois, taillé à hauteur de 60% dans ses carnets de commandes et accru sa productivité de 19%.

    L'année en cours présente quelques signes d'amélioration. En effet, le trafic a augmenté de 6% de janvier à fin août. Dans l'ensemble, les compagnies américaines sortent des turbulences. En Europe, la tendance générale n'est pas au redressement. En effet, la plupart des compagnies voient leurs pertes s'amplifier.

    France: Reprise probable dès le deuxième semestre


    LE diagnostic de l'INSEE est clair: le PIB français devrait reculer de 0,7% cette année. Compte tenu de l'acquis à la fin du premier semestre (-0,9%), I'INSEE escompte un léger redémarrage de la croissance au second.

    Selon les conjoncturistes, les indices de production, de consommation et de commerce extérieur sont meilleurs depuis mai-Juin.

    Mais la situation reste encore très inégale selon les secteurs. Dans l'industrie, l'activité a globalement cessé de reculer dès le second trimestre. Elle devrait progresser pour la première fois depuis deux ans et demi dans les secteurs des biens d'équipement professionnel.

    En revanche, elle baisserait à nouveau dans l'automobile. Pour la branche bâtiment-travaux publics, les mesures de soutien devraient provoquer en fin d'année une forte amélioration de la production, souligne l'INSEE.

    Mais sur l'ensemble de l'exercice 93, cela ne compensera pas le recul subi par le bâtiment. Même le marché du travail marque une inflexion. Les suppressions d'emplois passeraient de 1,1% au premier semestre à 0,8% au second.

    Quant aux raisons qui justifient l'éclaircie générale, I'INSEE en avance deux. Il s'agit tout d'abord de la conjonction d'un environnement international moins défavorable et d'une meilleure compétitivité des exportations. La seconde raison est que les Français épargnent moins. Ceci s'explique par la faible inflation (2% en 1993), la baisse des taux d'intérêt, les incitations fiscales, mais aussi la réduction du revenu disponible des ménages.

    Russie: Les indicateurs économiques accusent des baisses inquiétantes


    LES chiffres cités par le Premier ministre russe dressent un tableau bien sombre de l'économie. Au cours des neuf premiers mois de l'année, le PIB a diminué de 11% par rapport à la même période de l'année précédente, tandis que la production industrielle a baissé de près de 17% et les investissements des entreprises de 7%.

    Le déficit budgétaire sur l'année est chiffré à 17.000 millions de Roubles (17 milliards de Dollars), soit 10% du PIB, à mi-chemin environ entre les 10.000 milliards envisagés et les 24.000 milliards que voulait imposer le Soviet Suprême avant sa dissolution. Si le commerce extérieur est largement excédentaire, avec une prévision de 20 milliards de Dollars pour l'année, ce n'est pas par une hausse des exportations, en stagnation: faute de devises, les importations sont réduites de moitié.

    Mais le principal problème de la Russie pour 1994 sera celui du chômage.

    Officiellement, il n'y a que 706.000 sans-emploi, mais le Premier ministre russe estime que le chômage "caché" touche entre 7 et 9 millions de personnes.

    L'écart entre les plus riches et les plus pauvres s'est accru au cours des trois premiers trimestres de l'année: 43% des revenus sont aujourd'hui concentrés entre les mains de 20% de la population.

    Synthèses réalisées par Meriem OUDGHIRI

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