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Economie

Transparency Maroc dénonce la passivité de l'Etat

Par L'Economiste | Edition N°:1431 Le 07/01/2003 | Partager

. Le discours gouvernemental en matière de réforme de l'administration était particulièrement critiquéLa conférence de presse organisée hier lundi par Transparency Maroc pour célébrer la 7e journée nationale de la lutte contre la corruption(1), a déçu par son manque de précision. S'attendant à un bilan exhaustif et chiffré, les journalistes sont restés sur leur faim. Plusieurs questions sont demeurées en suspens. Le discours des organisateurs était centré sur la dénonciation de la léthargie gouvernementale en matière de lutte contre ce fléau. La sortie des membres de Transparency Maroc était particulièrement virulente. Elle a repris les revendications de l'association au niveau de la réforme de la justice et de la moralisation de la vie publique. Ainsi, l'ONG dénonce “les méthodes mafieuses et de grand banditisme” dans la dilapidation des deniers publics et fustige l'attitude “d'expectative observée par le gouvernement face aux scandales financiers des entreprises publiques”.Transparency va plus loin en affirmant que les autorités responsables continuent d'entretenir “un silence complice” et “soutiennent ouvertement la désinformation”. “Les autorités confortent dans l'opinion publique l'image d'un Etat prédateur, qui couvre ses serviteurs en toutes circonstances”, indique le communiqué. Pour elle, les procès des entreprises publiques démontrent que les faits reprochés aux prévenus sont souvent accomplis par les détenteurs du pouvoir, “sous couvert d'un faisceau de commandement qui met en échec la bonne gestion”. Partant, l'association estime qu'il est impossible de mener un projet national de lutte contre la corruption si les principaux acteurs comme la presse, la justice, les ONG... sont domestiqués ou manipulés. Le discours gouvernemental sur la réforme de l'administration a été particulièrement critiqué. Transparency s'interroge sur l'utilité de la Cour Spéciale de Justice. C'est tout le débat sur la suppression de cette cour qui ressurgit. A rappeler que Transparency Maroc avait publié début 2002 une enquête intéressante sur la corruption. L'enquête réalisée auprès d'entreprises de chefs de ménage avait révélé que la corruption continue à caracoler en tête du hit-parade des entraves au développement du Maroc, juste après la fiscalité.Les sondés pointent du doigt les administrations publiques en les nommant une à une, selon le degré de “versements d'argent”. Le privé n'est pas non plus épargné avec “l'institutionnalisation des cadeaux”. Globalement, les entreprises subissent les affres des administrations en relation avec l'activité économique et les ménages, ceux en rapport avec le pouvoir central (mokaddems, chioukhs…) et la santé publique. Ainsi, la police de la circulation et la gendarmerie raflent le prix du service public le plus corrompu. Concernant les mécanismes de corruption, le moyen le plus avéré, le versement d'argent liquide, reste privilégié au Maroc. Viennent ensuite la remise de cadeaux et les services rendus en contrepartie. Les sommes non officielles sont directement versées au responsable concerné, mais les patrons se dévoilent moins. W. G.(1) La conférence avait pour thème: “Non à l'impunité… la loi pour tous”.

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