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Economie

Transparence financière
Un défi difficile à accomplir

Par L'Economiste | Edition N°:2661 Le 28/11/2007 | Partager

. Carence de publications des états financiers . Rôle des analystes financiers à renforcer . Plus grande implication des organes de presseLa route vers la transparence financière est encore semée d’embûches. Toutefois le Maroc, à l’instar des pays voisins de la Méditerranée (France, Espagne, Tunisie, etc.) avant lui, s’est lancé un défi d’aller vers cet atout majeur compte tenu de l’ouverture et du développement de l’économie nationale. Pourtant, le constat actuel n’est pas glorieux. «Nous sommes encore à des années lumières de la transparence financière», évoque un expert-comptable désirant garder l’anonymat. Il a, ensuite, ajouté qu’un retour en arrière était survenu ces dernières années dans les relations avec l’administration des impôts, où l’opacité règne. Néanmoins, le Royaume n’en est pour autant pas au point de départ. Plusieurs actions ont été entreprises dans ce sens, dans divers domaines d’activités.Les marchés financiers ont été les premiers à ouvrir la voie. Sous la pression de la mondialisation. Au Maroc, le CDVM veille, avec quelques ratés (l’affaire GSI notamment), au bon déroulement de la transparence. Ainsi, les sociétés cotées doivent publier, 20 jours avant l’assemblée générale ordinaire, leurs états financiers, établis par l’expert-comptable. Ajouter à cela, la communication dans les trois mois après chaque semestre d’une situation provisoire du bilan arrêté au terme de la période écoulée. Par ailleurs, les sociétés cotées sont tenues de signaler tout fait intervenant dans leur situation commerciale, technique et financière, pouvant avoir une influence significative sur les cours boursiers des titres. Malgré cela, ces acquis peuvent se transformer en faiblesse, s’il n’y a pas d’effort de réactualisation et d’amélioration. A cet effet, un large éventail de recommandations ont émané du 5e congrès des experts-comptables, les 22 et 23 novembre derniers. En substance, elles concernent l’examen par les commissaires aux comptes de la cohérence et vraisemblance des hypothèses pour l’élaboration du business plan dans les introductions en Bourse. Autre suggestion, «la publication trimestrielle par les sociétés cotées au 1er compartiment d’indicateurs minima renseignant sur le niveau d’activité et les résultats intermédiaires», explique Mohamed El Jerrari, deuxième vice-président de l’OEC. L’obligation de mettre en œuvre le pouvoir de sanction du CDVM fut également évoquée. Enfin, les experts-comptables insistent également sur la communication de la rémunération et des avantages alloués aux principaux dirigeants ainsi que sur les honoraires des commissaires aux comptes. Les recommandations exprimées ne concernent pas seulement la profession, elles sont également destinées à la formation des analystes financiers par leur responsabilisation sur le rôle de «relais d’opinion», qu’ils jouent vis-à-vis des professionnels et des investisseurs. Les médias sont aussi concernés puisqu’il est question de les impliquer davantage. Avec un accès systématique aux rapports des analystes financiers et des dirigeants pour mieux informer le public et la mise en place de plans de formation annuels obligatoires pour une mise à jour continue de la connaissance des intervenants. Actuellement, certains secteurs d’activité peuvent se targuer d’appliquer les normes pour arriver à la transparence financière. Il s’agit là des établissements de crédits et autres compagnies d’assurances, la plupart sont constitués de filiales de grands groupes étrangers. D’où l’importance de s’aligner sur les standards internationaux. Ainsi, les apports de la nouvelle loi bancaire et des nouvelles prérogatives de BAM, l’introduction des IFRS et l’instauration des règles de management des risques ont permis plus de visibilité pour les banques. Néanmoins, il reste des axes d’amélioration à mettre en œuvre. Concernant le secteur de l’assurance, le Maroc est le seul à pratiquer certaines règles de Solvency II (le Bâle II des assurances). En revanche, d’un autre côté, il faut propager l’adoption des comptes aux IFRS, commencer à publier les états financiers, etc. La liste est loin d’être exhaustive.


Et les pays développés?

Les lois Sarbane-Oxley, pour les USA, et celle sur la sécurité financière en Europe, ont été mises en place respectivement en 2002 et 2003. Elles ont introduit notamment l’accroissement du contrôle de la profession comptable, le renforcement des responsabilités du management sur les états financiers et le contrôle interne. De plus, il y a l’adoption des normes IFRS, ainsi qu’un contrôle légal du rapport légal annuel. L’enjeu est double, puisqu’il faut sécuriser l’investisseur et créer ainsi de la valeur. Aussi depuis les scandales financiers aux USA, la notion de transparence financière s’est imposée aux marchés de capitaux. Le but est de rendre la communication financière moins opaque. Celle destinée aux investisseurs en général et aux bailleurs de fonds en particulier se doit d’être fiable et accrue. Pour ce faire, le top management la confirme et le commissaire aux comptes la certifie. My Ahmed BELGHITI

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