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Affaires

Traitement des déchets ménagers
Le Maroc négligerait-il 100 millions de dollars?

Par L'Economiste | Edition N°:2132 Le 18/10/2005 | Partager

. Un MRE veut construire des usines à travers le Maroc . Mais n’a toujours pas été reçu par les walis concernés «L’ADMINISTRATION tue l’investissement». Samir Amrani Idrissi, investisseur et patron de la société IGS spécialisée dans l’environnement en souffre depuis qu’il est au Maroc.Résident aux USA depuis 20 ans et bien engagé dans l’accord de libre-échange signé avec les USA, pour lequel il a organisé de nombreux séminaires aux Etats-Unis, Idrissi a voulu faire bénéficier son pays de l’expérience américaine dans le traitement des déchets ménagers et hospitaliers. Après avoir consulté un cabinet spécialisé en Floride pour le montage financier de son entreprise, il se rend au Maroc avec quelques hommes d’affaires pour discuter la faisabilité de son projet. Il commence par rencontrer quelques membres du gouvernement en juillet dernier pour exposer son idée. Celle-ci consiste en la création d’usines destinées à traiter les déchets hospitaliers et ménagers et de les transformer en sources d’énergie. Après présentation du projet au ministère de l’Environnement et au Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), il reçoit l’aval du gouvernement marocain. Rachid Talbi Alami, ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales, adresse même des correspondances aux walis des différentes régions du Royaume pour recevoir cet investisseur et ses associés. Mais Idrissi et ses associés ne seront jamais reçus à aujourd’hui. Pourtant, ils sont porteurs d’un projet novateur qui devrait régler définitivement le problème des décharges publiques. Et ce qui ne gâche rien, investit en plus 100 millions de dollars. «Aucun wali n’a daigné nous recevoir depuis juillet dernier. Mes associés n’en peuvent plus d’attendre et certains sont même retournés en Floride», indique Idrissi. Entre les Centres régionaux d’investissement (CRI), la direction des investissements extérieurs et les wilayas, Idrissi ne sait plus à quel saint se vouer. Il rappelle qu’il existe plus de 6,5 millions de tonnes de déchets au Maroc. «Le gouvernement marocain n’a qu’une seule mesure à prendre: me promettre 3.000 tonnes de déchets par jour pour que les usines puissent tourner», explique-t-il. Le projet coûtera 100 millions de dollars, et c’est IGS, la société d’Idrissi qui apportera les fonds nécessaires. Pour ce faire, l’investisseur doit rapidement réaliser l’étude de faisabilité pour qu’il puisse convaincre les investisseurs américains potentiels. Idrissi affirme avoir dépensé plus de 200.000 dollars à ce jour, sans aucun résultat.


Tout pour plaire

CONTRAIREMENT au système des décharges publiques, qui a montré ses limites depuis quelques années, le traitement des déchets ménagers et hospitaliers par la valorisation offre des avantages indéniables. Selon Idrissi, les déchets sont stérilisés et traités pour en faire des cubes d’énergie qui pourront être employés à la place du charbon ou du bois. La valorisation des déchets offre la possibilité de dégager près de 45 MW d’électricité/heure, 10 millions de litres d’eau potable… De plus, affirme Idrissi, «ce projet permettra la création de 300 postes d’emploi par usine et fera disparaître à terme les décharges publiques». «La nouvelle technique permet également de rompre avec la vieille méthode d’ensevelissement des déchets sous terre. Un processus qui abîme dangereusement la nappe phréatique», souligne-t-il. Tout pour plaire.N. Be.

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