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    Trafic portuaire à fin mai: La tendance encore indéfinie

    Par L'Economiste | Edition N°:85 Le 24/06/1993 | Partager

    Comparé à l'année 1992, le trafic portuaire a connu une progression de 2% au terme des cinq premiers mois de 1993. Celle-ci était encore de 3,3% à fin mars avant de tomber à 1,7% le mois suivant

    A fin mai 1993, le volume global du trafic portuaire manipulé s'est élevé à 17.010.695 tonnes, enregistrant une progression de 2% par rapport à la même période de 1992. A ce
    rythme, précise un responsable de l'ODEP, il y a de fortes chances, "si rien de spécial ne se produit d'ici la fin de l'année", de voir le trafic portuaire atteindre le niveau de l'année dernière. Un niveau jugé record puisque le volume des marchandises échangées s'était établi à 40 millions de tonnes. Par extrapolation, il est même envisageable de dépasser ce
    niveau. En dépit d'une augmentation de 13% de la quasi-totalité des produits d'origine minérale, les exportations ont accusé un léger recul de 0,5% à 7.581.974 tonnes. Ce recul provient notamment des produits liés à l'activité phosphatière, à savoir les engrais (-17,6%), le phosphate (-6,2%) et l'acide phosphorique (-2,1 %) . Suite à d'importants achats de céréales (+53,6% à 1.868.007t)et d'hydrocarbures (+4,9% à 3.945.895t), les importations se sont accrues de 4,1%, passant de 9.060.719 tonnes fin mai 1992 à 9.428.721 fin mai 1993.

    La hausse globale de 2% affichée au terme des cinq premiers mois de l'année a concerné les trois catégories du trafic, c'est-à-dire les vracs solides, les vracs liquides et les marchandises diverses ou générales.

    Représentant 51% du volume global des échanges, le trafic des vracs solides a atteint 8.661 .610 tonnes contre 8.510.363 un an plus tôt, soit une augmentation de 1,8%. Cette augmentation cache en fait d'importantes baisses enregistrées en particulier par le charbon (-25,5%), les engrais (17,6%), le soufre (-17,3%) et les phosphates (-6,2%). Ces baisses ont été néanmoins compensées par l'accroissement des importations de céréales (+53,6%), des exportations de produits miniers (+13% à 412.585t) et celui du trafic des autres vracs solides (+25,8%). Pour sa part, le volume des vracs liquides a grimpé de 3,3% à 5.165.679 tonnes sous l'effet de la hausse des hydrocarbures (+4,9%) et de l'ammoniac (+18,8%). Le trafic de l'acide phosphorique et celui des autres vracs liquides ont fléchi respectivement de 2,1 et 21,9%.

    Concernant les marchandises générales enfin, le tonnage manipulé a connu une légère variation de 0,3%, passant de 3.173.224 tonnes en 1992 à 3.183.406 cette année. Cette quasi-stagnation découle de mouvements divergents: d'une part, le fléchissement des marchandises diverses (-16,1% à 1.144.312t) et du trafic unitarisé (-0,7% à 670.117 t), et d'autre part, la progression du trafic routier (+19,5% à 753.411t) et de celui des marchandises transportées par camions TIR (+22% à 615.566t).

    L'examen du trafic par port fait ressortir des taux de croissance négatifs pour l'ensemble des ports à l'exception de ceux de Mohammédia, Tanger, Jorf Lasfar et les ports sahariens. Pour Mohammédia, le tonnage manipulé s'est élevé à 3.497.023 tonnes, soit une amélioration de 28,2%. Celle-ci résulte non seulement de la hausse du pétrole brut (+41,4%) et du virgin naphta (+89,7%) mais aussi d'une progression de 28,2% de l'activité cabotage. Le port de Tanger a connu, lui, une hausse de 17,4% à 744.787 tonnes. Cette variation est due essentiellement aux exportations d'agrumes et de primeurs (+76,7%) et aux importations d'hydrocarbures (+38,4%). Tiré par les céréales (+236%), le charbon (+147%), l'acide phosphorique (+10,9%) et les engrais (+5,6%), le trafic de Jorf Lasfar s'est accru de 6,4% à 1.975.066 tonnes. Quant à l'augmentation du trafic des ports sahariens (+22%), elle concerne particulièrement le cabotage des produits pétroliers (+66,5%) et les exportations de phosphates (+14,1%).

    Hakima EL MARIKY

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