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    Courrier des Lecteurs

    Trafic portuaire à fin août : Les importations de céréales redémarrent

    Par L'Economiste | Edition N°:196 Le 21/09/1995 | Partager


    Le cabotage d'eau potable à destination de Tanger a fortement dopé le trafic portuaire. Les importations de céréales repartent à la hausse du fait de la sécheresse et enregistrent à fin août une hausse de 31% par rapport à 1994. Hausse d'autant plus significative que les approvisionnements avaient chuté de 42,2% en 1994 par rapport à 1993.


    Le trafic portuaire a marqué une nouvelle hausse de 20,9% au terme des huit premiers mois de l'année, s'établissant ainsi à 33.078.709 tonnes contre 27.367.613 à fin août 1994. Le taux de croissance de l'activité des ports est devenu positif en mai (+0,9%) avant de repartir à la hausse les mois suivants.
    A ce rythme, l'objectif de 43 millions de tonnes arrêté pour l'année 1995 devra normalement être satisfait, est-il précisé auprès de l'Office d'Exploitation des Ports (ODEP). Cela signifie que les ports devront encore traiter quelque 10 millions de tonnes entre septembre et décembre, soit 2,5 millions par mois en moyenne.
    La hausse relevée à fin août provient aussi bien des importations que des exportations.
    Avec 53,5% du tonnage total manipulé, les importations ont augmenté de 23,4% à 17.697.957 tonnes. Cette variation est en grande partie imputable aux approvisionnements en céréales (+31%), charbon (+58%) et au cabotage de l'eau potable en provenance de Jorf Lasfar.
    Totalisant 15.380.752 tonnes, soit une progression de 18,1% par rapport à 1994, les exportations ont principalement réagi à l'accroissement du volume d'eau potable acheminé vers Tanger. Sans ce trafic, indique l'Office, les exportations n'auraient augmenté que de 0,6% sous l'effet des engrais (+2,1%), de l'acide phosphorique (+1,6%) et du trafic unitarisé (+6,6%).

    L'examen des mouvements de marchandises par groupes de produits met en relief une légère baisse (0,4%) du trafic divers, les autres catégories ayant toutes enregistré une progression.
    Ainsi, les vracs solides se sont chiffrés à un peu plus de 15 millions de tonnes, soit 12,5% de plus qu'en 1994, répartis à raison de 27,2% à l'import et 3,5% à l'export.
    L'importante variation des importations s'explique en particulier par les céréales (+31,%) et le charbon (+58,5%), qui ont compensé le recul des approvisionnements en soufre (-2,1%) et en engrais
    (-27,3%). Quant aux exportations, elles ont été largement déterminées par le phosphate (+0,5%) et les engrais (+2,1%).
    Avec près de 13 millions de tonnes, les mouvements de vracs liquides ont, pour leur part, enregistré une croissance de 42,7%, dont 71,4% à l'export. Cette performance a pour origine essentiellement le trafic d'eau potable à destination de Tanger. Ce trafic exclu, les vracs liquides ont accusé une baisse. Laquelle baisse n'a pu être couverte par les échanges d'acide phosphorique (+1,6%)
    et d'ammoniac (+6,6%).
    De leur côté, les mouvements de marchandises diverses ont porté sur un volume de 2.546.649 tonnes, en légère baisse (0,4%) par rapport aux huit premiers mois de 1994.
    Pour ce qui est enfin du trafic unitarisé, le rapport de l'ODEP fait état d'une amélioration de 7%, à 2.555.894 tonnes.

    Seul le trafic conteneurisé, qui s'est établi à 1.344.570 tonnes (+17,1%), a contribué à cette amélioration, les trafics roulier (RoRo) et TIR (transport international routier) ayant décliné de 2,3 et 0,9% respectivement.
    L'évolution du trafic global par port demeure contrastée. Grâce au cabotage des produits pétroliers, le port de Dakhla a vu son trafic effectuer un bond de 42,7%. Tiré par les échanges de phosphate et de sable, le port de Laâyoune a traité un volume de 9,6% supérieur à celui de 1994.
    Dopés en grande partie par le cabotage d'eau potable, les trafics des ports de Tanger et de Jorf-Lasfar ont explosé respectivement de 158,5 et 103,5%. Parmi les ports en hausse figurent également Nador (+14%), Safi (+3%) et Casablanca (+2,6%).
    Pour les ports en baisse, les taux oscillent entre
    -27,8% pour Kénitra et -9,6% pour Agadir.

    Hakima EL MARIKY.

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