×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 159.147 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 199.098 articles (chiffres relevés le 27/5 sur google analytics)
Economie

Tourisme/Vision 2020: Les premières pistes pour Marrakech

Par L'Economiste | Edition N°:3320 Le 15/07/2010 | Partager

. Elles concernent le culturel, l’arrière-pays et le balnéaire d’Essaouira . Une première ébauche peu convaincante aux yeux des opérateurs On s’en doutait. La Vision 2020 pour le tourisme va être déclinée en plusieurs mini-visions régionales. La tournée que le ministre du Tourisme, Yassir Znagui,  vient de démarrer pour expliquer et informer élus et opérateurs locaux sur les enjeux de cette vision, le confirme. Visiblement, en octobre prochain et lors des assises de Marrakech, seules les grandes lignes de la vision seront présentées. Les déclinaisons régionales feront l’objet d’une présentation ultérieure en juin 2011. Du coup, les observateurs ont compris que le projet de la prochaine vision n’est pas encore précis et sa mise en œuvre demande davantage de profondeur, et une quête de la bonne recette. A Marrakech, Znagui  a rencontré élus et professionnels lors d’une réunion tenue à huis clos dans l’enceinte de  la wilaya le 11 juillet dernier. Le ministre était accompagné  des managers de la Smit (Société marocaine du développement des investissements) et non pas des «experts» chargés de fignoler cette étude de la Vision 2020. De fait, les régions devraient mettre la main à la pâte et présenter leurs propres suggestions. C’est du moins ce que pense la Fédération nationale du tourisme qui accompagne le ministre dans cette tournée. «L’objectif est de stimuler élus et professionnels pour approfondir les pistes de développement identifiées», commente Othmane Chérif Alami, président de la fédération. Le tourisme n’est pas uniquement l’affaire des professionnels, estime-t-il, les élus, les gouverneurs doivent aussi s’impliquer dans cette phase de concertation avant l’aboutissement de la déclinaison régionale de la vision. D’après les premiers recoupements que L’Economiste a pu effectuer, rien de concret n’a été présenté lors de la réunion: ni calendrier, ni méthode. Les recommandations des hôtes rbatis et casablancais concernaient plus des acquis de la destination. A savoir, le développement de l’offre culturelle, de la diversité que peut offrir son arrière-pays ainsi que les opportunités d’une vision plus large du produit qui comprend désormais une offre balnéaire. Rien de bien nouveau. Ce sont des lignes déjà envisagées par les professionnels locaux. «C’est plutôt une ébauche embryonnaire de ce que pourrait être la Vison 2020», observe Khalil Majdi, président de l’Association des voyagistes de Marrakech.  «Dans les propositions, quelques pistes concrètes sont à explorer à l’instar d’un centre d’exposition, portant une grande signature architecturale et offrant évidemment une plus grosse capacité dans l’événementiel», observe, de son côté, Hamid Bentahar, président du Conseil régional du tourisme de Marrakech.  Du côté rbati, la porte reste ouverte et rien n’est figé. Le ministre aurait insisté là-dessus. Aux régions de réagir. «Bref, la balle est dans le camp des élus et des opérateurs», estime d’ailleurs un opérateur marrakechi. Reste que cette rencontre a au moins prouvé la volonté de maintenir Marrakech dans les objectifs de la prochaine vision. La ville reste la locomotive du tourisme. Normal, c’est la destination qui a finalement été un grand succès de la Vision 2010 et qui a déjoué tous les pronostics, alors que l’on pensait que le balnéaire deviendrait la locomotive du tourisme au Maroc. Les investisseurs ont réfléchi autrement. Résultat final, la capacité litière, un des objectifs de la Vision 2010, est passée de 18.000 lits à 42.000 en 2009. De plus, un grand nombre d’unités hôtelières devront ouvrir leurs portes avant la fin de l’année, sans parler des projets qui prévoient leur ouverture en 2011. Les chiffres depuis les premiers mois de 2010 sont, quant à eux, prometteurs.  En mai dernier, l’activité touristique a enregistré une variation de + 17%. Et le taux d’occupation des établissements hôteliers s’est situé aux alentour des 55%. En volume, c’est le national qui est à l’origine de cette progression en mai dernier avec plus de 13%. Le  marché britannique est également en grande forme, continuant sur sa lancée depuis le début de l’année avec une augmentation de 52% au niveau des arrivées et de 72% en termes de nuitées durant le mois de mai. Il cumule depuis janvier une croissance de 65%. Les 5 premiers mois de l’année 2010 sont ainsi encourageants, bien que les professionnels ne crient pas victoire. Les arrivées et les nuitées connaissent toutes les deux une croissance respective de 14 et 16%. En termes de taux d’occupation, la destination, qui a terminé 2009 avec 51%, est aussi en progression depuis le début de 2010, les professionnels s’attendant, au terme de cette année, à une évolution de trois points. Mais ils savent que les trois prochains mois seront difficiles. De notre correspondante,Badra BERRISSOULE

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc