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    Tourisme:Marrakech a toujours la cote
    Entretien avec Abdelatif Kabbaj, président du CRT

    Par L'Economiste | Edition N°:2647 Le 08/11/2007 | Partager

    . Pour garder le cap, établir des études plus techniques. Priorité aussi, développer de nouvelles nichesLe tourisme d’incentive représente aujourd’hui 20 % de l’activité touristique de Marrakech. Une meilleure stratégie couplée aux offres grandissantes en matière d’espaces congrès pourrait l’augmenter d’une manière exponentielle, indique Adlelatif Kabbaj, président du Conseil régional du tourisme(CRT) de Marrakech. C’est un des axes majeurs de la stratégie du CRT Marrakech, mais pas le seul. . L’Economiste : Après une croissance ininterrompue de 5 ans, la destination Marrakech stagne. Est-ce passager ou bien la ville est-elle en perte de vitesse? -Abdelatif Kabbaj: L’activité touristique est toujours aussi florissante. Certes, en 2007, la ville a enregistré un léger fléchissement durant les mois de juillet et septembre, mais cela n’a pas eu trop d’incidence sur le secteur. Ce sont pour l’heure des baisses conjoncturelles. Nous restons optimistes, car l’analyse du cumul des arrivées et nuitées des 9 premiers mois dégage une amélioration de 7%. Et, du reste, octobre s’est achevé avec un excellent résultat pour la plupart des hôteliers. Par ailleurs, les réservations déjà enregistrées pour novembre et décembre rendent les professionnels hôteliers optimistes. . Une baisse de 10% en septembre ne vous inquiète pas pour autant…?- Honnêtement, il n’y a pas de quoi s’affoler. C’est une baisse conjoncturelle liée à la période du Ramadan. Rappelons que les TO eux-mêmes ainsi que les agents de comptoir déconseillent à leurs clients la destination durant ce mois. . Comment expliquez-vous alors le fléchissement du marché français? - Selon un rapport du CETO (association des tours opérateurs français), le Maroc reste la destination préférée des touristes français en dehors de l’Europe. Et Marrakech demeure la ville la plus visitée avec près de 750.000 arrivées en 2006. Ainsi le marché français occupe 60 % des parts de marché et enregistre une croissance de + 3%. La cadence est toujours la même pour 2007, malgré la stagnation de juillet et septembre. En revanche, il est clair que Marrakech doit prospecter d’autres clientèles pour ne pas rester dépendante d’un seul marché. C’est autour de cette diversification qu’a été construite toute la stratégie marketing du CRT. Grâce à l’ouverture de nouvelles lignes aériennes et une promotion intense, la Grande-Bretagne, par exemple, se classe désormais parmi les plus importants marchés émetteurs vers le Royaume. Pour la première fois, cette année, les Britanniques supplantent les touristes internes et talonnent de près la France. . Comment se profile l’horizon sur les cinq prochaines années? - L’activité touristique commence à s’industrialiser. Pour que celle-ci continue sa mutation, il faut l’accompagner avec des budgets promotionnels conséquents et le développement des liaisons aériennes. En effet, à ce niveau, il y a des efforts à faire, notamment en matière d’infrastructures. L’aéroport de Marrakech arrive à saturation. C’est un problème que l’on remarque déjà en période de retour de nos concitoyens résidant à l’étranger. Et il faut le régler au plus tôt si l’on veut maintenir le cap. . En matière de promotion, quelle stratégie avez-vous défini et pour quel type de clientèle? - Conscient de son rôle régional, le CRT se consacre à la région dans sa globalité et ne se limite plus à la seule ville de Marrakech. Cette stratégie est donc fondée sur l’innovation en matière de promotion et de mise en place de nouveaux produits. Ce qui inclut évidemment le développement du tourisme de montagne et de l’écotourisme dans l’arrière-pays, comme dans la province du Haouz, qui est aujourd’hui un créneau porteur. Il s’agit aussi de peaufiner et valoriser l’offre en matière de tourisme d’incentive. Cela permettra de combler les déficits en périodes creuses. . Ne fait-on pas ainsi du neuf avec du vieux? - Pas du tout. Les professionnels de la ville ainsi que les voyagistes, sont conscients de l’importance de ce segment qui représente aujourd’hui 20% des arrivées touristiques à Marrakech. On a développé un savoir-faire dans ce domaine et il s’agit de l’exploiter au maximum. En clair, il faut coordonner toutes les initiatives privées, et pourquoi pas mettre en place une structure officielle qui serait chargée de ce créneau.


    Vision

    POUR Abdellatif Kabbaj, Marrakech a atteint un taille critique qui exige des études pointues, loin des estimations « au pifomètre ». On ne sait pas ou va Marrakech en termes de besoins hôteliers et de loisirs. Donc, avant de parler moyens, il faudra procéder au lancement d’études plus poussées pour déterminer les capacités en hébergement et le type d’animation à développer dans la ville. Propos recueillispar Badra BERRISSOULE

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