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    Meknès-Tafilalet lance le Plan Mada’in

    Par L'Economiste | Edition N°:2354 Le 05/09/2006 | Partager

    . Des Assises régionales organisées les 2 et 3 septembre. Un PDRT prévu pour fin 2007. Réhabilitation du patrimoine, diversification de l’offre hôtelière également au programme Forte de plus d’un attrait touristique, Meknès-Tafilalet affiche l’ambition de devenir une destination de choix. Pour relever ce défi et relancer l’attractivité touristique de la région, une centaine d’experts et d’acteurs du tourisme ont débattu de l’exploitation du potentiel régional lors de la première rencontre régionale du tourisme, organisée les 2 et 3 septembre sur le thème «Meknès-Tafilalet, une région touristique en devenir». Hassan Aourid, wali de Meknès-Tafilalet, mise sur la réhabilitation des sites historiques, l’amélioration de la qualité de vie et de l’environnement, ainsi que sur une programmation riche et diversifiée d’événements culturels, artistiques et économiques tels que le Siagrim (Salon international de l’agriculture) pour faire connaître la région et susciter l’envie d’y venir (www.leconomiste.com).Adil Douiri, ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale, a indiqué que son département a mis en place un ambitieux programme de développement régional du tourisme, intitulé «Plan Mada’in», qui servira à la définition des objectifs de développement de la destination à un horizon donné. «Ce programme permettra notamment d’augmenter la capacité d’accueil et de créer un produit spécifique à la région». Il a en outre insisté sur le «partenariat entre les élus de la Région, les professionnels et les autorités locales». L’expérience montre en fait que le tourisme ne se développe que dans le cadre d’une vision claire associant tous les acteurs, notamment les professionnels à toutes les étapes.Paradoxalement, et malgré ses innombrables potentialités naturelles et culturelles, Meknès-Tafilalet connaît une activité touristique faible. La régression des arrivées touristiques a commencé en 2000, corrélativement à la conjoncture du secteur au niveau mondial. Si, à partir de 2004, les arrivées touristiques ont repris, soit une hausse de 22% pour Meknès et de 27% pour Errachidia, elles sont en deçà des attentes. Des professionnels évoquent la sous-exploitation de certains atouts forts de la région, comme le classement de la ville de Meknès au patrimoine universel par l’Unesco, le tourisme spirituel, de désert et de montagne. «Le tourisme de santé se développe dans la région grâce à ses sources thermales, au bain de sable et aux dunes de Merzouka, mais la promotion fait défaut», déplore, pour sa part, M. Sadouk, hôtelier d’Errachidia.Concernant le volet promotion précisément, Abbès Azzouzi, DG de l’Office national marocain du tourisme (ONMT), indique que la destination Meknès a toujours été vendue dans de cadre du circuit des villes impériales. «Impossible de faire autrement en l’absence d’un positionnement déterminé, d’un plan d’action et surtout d’un interlocuteur. Aujourd’hui, un Centre régional du tourisme (CRT) vient d’être constitué, et surtout il existe une volonté des autorités et professionnels locaux de s’investir dans la promotion de la région», précise-t-il.D’où la nécessité d’établir un Programme de développement régional touristique (PDRT) pour bon nombre d’intervenants. Jalil Benabbès Taarji, président de la Fédération nationale du tourisme, assure que les professionnels doivent agir rapidement et se fixer comme délai fin 2007 pour lancer le PDRT. «Il est nécessaire que les élus et les professionnels fassent le lobbying requis, auprès du ministère de tutelle pour qu’il soit inscrit, en terme de ligne budgétaire, dans son calendrier 2007. Il faut aussi élaborer le PDRT sur la base d’une étude scientifique et rationnelle», souligne-t-il.Par ailleurs, la démarche proposée à cet égard consiste à déterminer les segments prioritaires cibles, les produits à développer. Il s’agit également d’identifier les zones foncières à aménager. « Il importe de désigner un organe de suivi au quotidien de la mise en œuvre du programme et un comité de pilotage mensuel présidé par le wali de la Région avec les élus et les professionnels», explique Omar Bennani, directeur des Aménagements et des Investissements. À noter qu’une convention spécifique relative à des missions d’études et d’assistance technique pour l’élaboration du PDRT de Meknès-Tafilalet a été signée entre le ministère du Tourisme, le Conseil régional de Meknès Tafilalet, la wilaya et le Centre régional d’investissement (maître d’ouvrage délégué).Prochaine étape: la réalisation d’une étude marketing par un consultant spécialisé et la réalisation des autres études (définition du produit, mesures d’accompagnement) par le ministère de tutelle en partenariat avec les instances régionales. Il a été également souligné lors de cette rencontre la nécessité pour l’ensemble des acteurs de participer au développement de leur région.Le tourisme à Meknès-Tafilalet étant désormais l’affaire de tous!


    500 millions DH pour le CRT

    Elu par les professionnels de la Région lors d’une assemblée début juillet à Midelt, le nouveau président du Conseil régional du tourisme (CRT) de Meknès-Tafilalet, Mustapha Meskini, affirme que le bureau du CRT est constitué de 19 membres représentants les différentes contrées de la région. Une subvention de 500 millions de dirhams a été promise par la wilaya et le Conseil de la région pour accompagner les actions de la nouvelle instance. Le Moyen Atlas dispose par exemple d’un potentiel énorme; il s’agit de l’optimiser et d’améliorer le volet communication. Il est prévu notamment de mettre en place les PAT (Pays d’accueil touristique) à Ifrane et Errachidia. De notre correspondante,Rachida BAMI

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