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L’implication du deal Accor/Club Med sur le Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:1795 Le 22/06/2004 | Partager

. L’intégration dans les circuits mondiaux de distribution. Leur engagement peut rassurer des investisseurs au-delà du tourisme L’adossement du Club Med au groupe Accor, salué par les marchés financiers pour la clarification stratégique qu’il apporte à l’avenir du groupe fondé par Glibert Trigano, est aussi pour le Maroc une véritable opportunité d’industrialisation de son tourisme. Accor et le Club Méditerranée sont tous deux impliqués dans le tourisme marocain. Le premier, à travers le Fonds Risma où il est en association avec des partenaires locaux, vise la barre de 7.000 lits dans trois ans. Il en est déjà à un peu plus de la moitié. Les deux opérateurs sont aussi des acteurs de premier plan à l’échelle du marché européen, de loin, le principal pourvoyeur de la demande touristique dans le monde. Tous les deux sont par ailleurs des leaders sur la France, principal marché émetteur du tourisme vers le Maroc. Près de la moitié des arrivées internationales sur la destination marocaine provient de l’Hexagone. Au plan marketing, la forte implication de ces deux majors ne peut qu’être bénéfique pour la destination. La notoriété des deux marques représente une garantie pour une clientèle du marché des vacances dont le comportement devient de plus en plus insaisissable. L’expertise de ces deux opérateurs est un plus pour le Maroc pour s’adapter aux évolutions de comportement sur le marché. Sans la connexion aux réseaux globaux de distribution, une destination ne peut gérer la pratique des réservations tardives (les fameux last minutes) et le développement fulgurant des ventes directes par le biais d’Internet. C’est une des grosses tendances du marché international des voyages et des vacances. Même si les réservations des séjours par Internet restent encore timides, le Maroc n’y échappe pas.La complémentarité entre l’activité d’Accor (plus tourisme affaires mais pas que cela) et du Club Méditerranée (loisirs) est de nature à contribuer au positionnement du mix-clientèle. Tous les deux ayant une forte présence à Marrakech, «capitale du tourisme marocain», ils devraient mettre à profit leur force de vente et leur réseau de distribution pour irriguer la ville en opérations d’incentives et en clientèle individuelle, deux segments à marges élevées. Le Club Med a déjà annoncé la couleur en ayant choisi son village de la Palmeraie, inauguré il y a quelques jours, comme la rampe de lancement de sa stratégie de montée en gamme. L’idée est de se repositionner et au passage, améliorer la rentabilité du groupe.. Notation risque-paysPour illustrer le saut que le voyagiste français venait de franchir dans son engagement au Maroc via le lancement d’un fonds d’investissement avec la CDG, Henri Giscard d’Estaing, président du directoire du Club Méditerranée, n’a pas hésité à affirmer «qu’il y aura un avant et un après-Marrakech». «Le Club Med et la CDG forment une équipe gagnante sur laquelle peut compter le tourisme marocain», avait-il lancé à l’auditoire.A terme, même si pour l’instant, les états-majors des deux groupes ont affirmé que chaque marque gardera sa personnalité et qu’il n’y aura pas de changements opérationnels, il faudra néanmoins s’attendre à une coordination en matière de développement entre le Fonds Risma et celui où le Club Med est allié à la CDG. Vis-à-vis des investisseurs de manière générale, l’implication de ces deux groupes est en soi une notation du risque-pays. Et cela dépasse le simple cadre du secteur touristique.Sur un autre registre, l’alliance Accor/Club Med ou plus globalement, la présence des majors du secteur sur la destination, permet de gérer sans trop de casse, les périodes difficiles. Elle assure une charge d’activité minimale pour la destination en cas de coup dur. Les deux gèrent dans leur portefeuille mondial, des dizaines de millions de clients. Moins dépendant des tour-opérateurs intégrateurs qui, en cas d’incident grave, peuvent rayer la destination de leur catalogue, le Maroc est dans une position favorable. Cela s’est encore vérifié après les attentats de Casablanca l’an dernier. Il a moins souffert des attentats de Casablanca que la Tunisie par exemple de l’attaque de Djerba. Alors que nombre d’experts lui prédisaient un effondrement, le secteur doit en partie sa résistance à l’implication de grands opérateurs touristiques dans la destination, en plus du fait que la majorité d’entre eux irriguent leurs hôtels à partir d’un marché qui connaît bien le Maroc. Malgré l’écart de l’ampleur des deux événements, le contraste entre les attentats de Casablanca et Atlas Asni en 1994, est saisissant. L’assassinat de deux touristes espagnols avaient fait plonger à l’époque toute l’activité dans une crise sans précédent. Certes, le touriste est aujourd’hui habitué à vivre avec le spectre de l’attentat, mais le rôle «rassurant» des grands opérateurs est incontournable.Abashi SHAMAMBA

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