×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Tourisme: Une charte pour motiver les troupes

Par L'Economiste | Edition N°:2917 Le 08/12/2008 | Partager

. Objectif: donner au salarié un statut à part entière. L’étude commanditée par la Fédération se veut révolutionnaireAprès la charte de l’éthique du tourisme, puis celle du tourisme durable, voici venu le temps de la charte de motivation des ressources humaines dans ce secteur où la rémunération n’est pas forcément le point fort au Maroc. L’étude commanditée par la Fédération nationale du tourisme (FNT), dont L’Economiste détient copie, se veut révolutionnaire. La volonté des commanditaires est de donner au «salarié un statut à part entière». En attendant la validation finale du document par la Commission formation de la fédération, l’on parle de possible génération de mutuelle complémentaire, d’aide au logement ou encore de participation aux bénéfices. En tous les cas, la charte promet de faire la part belle à la question d’efficience au travail. Car, «l’objectif est de prendre en compte le point de vue des concernés pour pouvoir agir en conséquence», commente ce membre du bureau de la FNT. Elle s’appuie sur des expériences réussies dans certains pays à vocation touristique. Expériences qui ont permis de voir les salariés du secteur s’impliquer davantage. Cette charte est d’abord déclinée comme une démarche, parce que, dit-on, s’intéresser aux motivations des salariés est une autre manière d’aborder leurs comportements que les analyses techniques ou socioéconomiques. Ce qui laisse penser que «cela consiste à prendre note des freins, des motivations qui interviennent dans les décisions des salariés». Déjà, des voix s’élèvent pour dénoncer son caractère «bling bling». Avant de penser à mettre en place des chartes, «les patrons du secteur touristique gagneraient à payer d’abord en temps et en heure les salaires de leur personnel». Ce commentaire d’un observateur tient d’une réalité que vit le secteur. D’où un turn-over important. Certains hôtels, pour ne citer que ce pan de l’industrie du tourisme, ont perdu jusqu’à près de 50% de leur personnel, au profit d’autres établissements «faisant miroiter l’arme de la rémunération régulière». Le malaise est profond, au point que les métiers du tourisme n’attirent pas. Des promotions entières de lauréats des écoles de tourisme sont parties vendre leur savoir-faire en Suisse, en Espagne, en France, en Afrique du Sud ou encore à Dubaï. Dans ce sens, le coup de gueule du patron de Majestic Tours, dénonçant les contrats (quotas annuels de diplômés en tourisme) signés avec l’Espagne ou encore la France, en dit long. «C’est aberrant de fournir à ces deux pays près de 4.000 lauréats chaque année dont 3.000 pour le seul marché espagnol», s’indigne un professionnel. Partant, il a du mal à saisir la pertinence de la FNT d’investir dans une étude pour une charte de motivation, alors que «le vrai problème du secteur est qu’il a toujours manqué de ressources humaines». Entre la France, qui forme chaque année près de 44.000 professionnels du tourisme (ce qui est considéré comme insuffisant pour ce marché récepteur de plus de 80 millions de touristes par an), et le Maroc qui en forme 10.000 au plus et qui se paie le luxe d’en exporter, certains professionnels préfèrent ravaler leur langue. Mais, la croissance constante des flux touristiques et leur tendance à devenir des phénomènes de masse rendent plus urgents les problèmes du secteur et de «la défense des droits des travailleurs contre un traitement inacceptable et inapproprié». Il est dès lors nécessaire de définir les modalités d’accès à des rémunérations correctes qui puissent favoriser la motivation et préserver les équilibres dans les divers paliers, pour la perspective d’un tourisme… durable.A ce titre, un autre opérateur estime que le plus important, avant même de parler de motivation salariale, c’est la formation. Mieux, «il faut que celle-ci soit indépendante de la formation dispensée par l’OFPPT», précise-t-il. Voilà qui nous renvoie aux Assises du tourisme d’Agadir de décembre 2006 où la question de la formation des ressources humaines et le pilotage institutionnel avaient été au centre des débats. Depuis, côté formation, les choses semblent piétiner. Pour ce professionnel, qui a requis l’anonymat, «la seule solution pour résoudre ce problème, disait-il déjà, c’est d’allouer un budget conséquent, avec des formateurs étrangers pour former d’abord des formateurs marocains qui, à leur tour, pourront former les milliers de professionnels dont on a besoin». Le tout pour cet opérateur est d’avoir un dispositif de formation spécifique, comme le recommandaient ces Assises: débloquer une enveloppe de 100 millions de DH pour amorcer la pompe. De toute évidence, la présente charte se réfère aux conventions, recommandations et directives formulées par divers opérateurs. C’est dire si elle s’offre ainsi à leur attention. Encore faut-il mettre en place des actions adaptées.Bachir THIAM

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc