×
  • L'Editorial
  • Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2020 Prix de L'Economiste 2019 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Tourisme: Soutien aux provinces du Sud
    De notre envoyé spécial à Laâyoune, Amin RBOUB

    Par L'Economiste | Edition N°:1688 Le 21/01/2004 | Partager

    . Une convention vient d'être signée entre l'ONMT et les CRT de Laâyoune-Boujdour et Guelmim-Smara. L'enjeu est que le tourisme devra servir de locomotive au développement local Les provinces du Sud s'apprêtent à courtiser les touristes nationaux et étrangers. Une convention de partenariat vient d'être signée entre l'ONMT et les représentants des CRT de Laâyoune et de Guelmim à la wilaya de Laâyoune, le 19 janvier dernier. “Un partenariat qui permettra d'optimiser les moyens financiers, techniques et humains dans une optique de synergie efficiente”, a précisé Fathia Bennis, DG de l'ONMT, lors de la signature de la convention. Un événement qui a rassemblé professionnels du tourisme, investisseurs, élus locaux et autorités… Les enjeux d'une telle opération sont de taille. Car dans la région, “le secteur du tourisme est appelé à être une locomotive de développement local”, souligne Mohamed Rharrabi, wali de la Région de Laâyoune Boujdour. La destination regorge d'opportunités et d'atouts susceptibles de lui donner de la consistance. “Mais le produit reste très mal connu”, signale le wali. L'aérien est un moyen essentiel pour désenclaver la région. Pour le moment, cette dernière reste handicapée en grande partie par le coût jugé excessif du transport aérien. En témoigne l'aller-retour Casablanca-Laâyoune qui coûte environ 3.500 DH. Selon des opérateurs, “en basse saison, Laâyoune-Casablanca est plus onéreux que Laâyoune-Paris”. Une véritable hérésie!L'ambition des professionnels est de développer le tourisme interne via des opérations ponctuelles avec la RAM. L'Open Sky devrait rendre la région plus accessible. Aussi, les opérateurs comptent-ils trouver des TO aux Iles Canaries pour promouvoir la destination. En termes d'atouts, la destination ne démérite pas. Ses principaux points forts sont les grands espaces ouverts avec l'attractivité du désert, 350 jours de soleil par an, les bivouacs, les oasis, l'arrière-pays, le rallye Paris-Dakar, le culturel et l'énorme chantier du balnéaire qui reste, de l'avis des opérateurs, un domaine encore vierge. “Il y a de grands chantiers pour l'avenir, notamment le développement de sites cinématographiques”, précise Gharrabi. La capacité hôtelière de la ville est d'environ 600 chambres classées.Une grande partie est occupée par la Minurso, des contractuels de l'ONU et des fonctionnaires des Nations unies en mission de maintien de paix. Pour le moment, la grande question que se posent les professionnels est de trouver une alternative à cette clientèle qui “partira bientôt”, espèrent-ils. Le scénario envisagé est de toucher des TO intéressés par les produits du désert. Il s'agira particulièrement de développeurs du côté des îles Canaries. Une étude marketing du produit de Laâyoune sera bientôt lancée avec un cahier des charges pour identifier les produits phares et les promouvoir selon les standards. Elle consistera à identifier les produits à fort potentiel et susceptibles de mieux vendre la destination tant sur le marché national qu'à l'étranger. “Nous voulons un tourisme de qualité sans porter atteinte à l'environnement”, a tenu à préciser le wali de la région. L'avantage du CRT de Laâyoune est qu'il peut éviter les erreurs des autres, notamment le “bétonnage” des villes. L'arrière-pays reste une alternative incontournable. Au nord de Laâyoune, les dunes pittoresques de Tarfaya constituent une aubaine. Mais la route entre Tarfaya et Laâyoune, en face de Las Palmas (80 km), reste enclavée. “Une route côtière est à l'étude pour désenclaver la région”, est-il indiqué.Les ambitions de la région est de profiter de la plate-forme des îles Canaries (située à 30 km de Laâyoune) et qui représente une véritable opportunité avec plus de 12 millions de touristes par an. “Si nous arrivons à attirer des investisseurs, nous pourrons commercialiser aussi bien les îles Canaries que les provinces du Sud”, estime le wali de Laâyoune. Les professionnels comptent développer des formules de packages combinés (Las Palmas/Sahara) et des produits intégrés avec une région européenne et le site du désert en moins de 30 minutes par avion. Pour le moment, ils s'interrogent sur les modalités d'intéresser les TO ibériques. “Les Espagnols ayant atteint un stade de saturation”, est-il ajouté. Parallèlement, “pour sortir de l'exclusion”, des manifestations thématiques et ponctuelles seront déclinées, en partenariat avec l'ONMT, pour faire connaître le produit Sahara (course de chameaux, sports de glisse…).


    Le détail de la convention

    La convention qui vient d'être signée entre l'ONMT et les CRT de Laâyoune-Boujdour et Guelmim-Smara constitue une première phase du développement structurel visant à instaurer une croissance durable dans la région. Les CRT devront établir un programme d'actions annuel en partenariat avec l'Office. Des réunions périodiques devront être tenues afin d'analyser la conjoncture dans la région et améliorer la visibilité sur les marchés émetteurs. Il en est de même que l'analyse de la situation des dessertes dans la région. Il incombera également à l'ONMT de mobiliser les professionnels et les opérateurs étrangers pour améliorer le produit et promouvoir la région. L'Office soumettra le programme annuel des foires et salons ainsi que les congrès professionnels censés intéresser les provinces du Sud. Outre le financement d'opérations publicitaires et commerciales (participations aux foires, workshops…), l'Office prévoit de lancer des opérations spécifiques et adaptées aux besoins de la région (édition de supports, financement d'opérations marketing, l'événementiel…). En contrepartie, les professionnels du tourisme prendront en charge le séjour des éductours et accompagnateurs d'opérations des visiteurs envoyés par l'ONMT. Par ailleurs, les CRT s'engagent à organiser des semaines thématiques dans les principaux marchés émetteurs.


    Trois questions à Fathia Bennis, DG de l'ONMT

    - L'Economiste: Quels sont les principaux objectifs visés à travers la signature de la convention?- Fathia Bennis: L'idée principale est de mettre les CRT des provinces du Sud, notamment Laâyoune-Boujdour et Guelmim-Smar, sur un pied d'égalité avec le reste des régions du Royaume. Nous avons déjà signé des conventions avec les CRT et les GRIT, il fallait bien que les provinces du Sud en profitent de la même façon. Notre mission est de promouvoir la région via un partenariat durable et y diversifier le développement du flux touristique. D'ailleurs, la destination regorge d'opportunités et présente de véritables atouts pour le tourisme, notamment le balnéaire avec les sports de glisse, le bivouac, les oasis, le désert… Le produit Sahara peut vraiment bien se vendre si nous arrivons à résoudre le problème du coût du transport aérien.- Quelles seront les actions à entreprendre dans l'immédiat?- A court terme, nous comptons d'abord à ce que la région soit représentée aux principales manifestations et foires, notamment à Madrid avec le Fitur, la Foire de Milan ou encore à Berlin. Ensuite, nous produisons des supports promotionnels, un guide sur les provinces du Sud avec chaque CRT et chaque région et ses atouts pour mieux promouvoir la destination à travers les rendez-vous internationaux. Mais au préalable des actions de promotion, la région doit élaborer un plan d'actions et étudier le positionnement des principaux produits ainsi que l'identification de zones à développer. - Concrètement, en quoi consiste le budget que devra accorder l'Office aux provinces du Sud?- Nous avons une cotisation de 200.000 DH que nous accordons pratiquement à tous les CRT comme cotisation en tant que membre. Bien entendu, le budget de chaque région dépendra de son plan d'actions, mais également de sa capacité et de son potentiel de développement ainsi que du taux de remplissage et le nombre de nuitées. En dehors des 200.000 DH de cotisation, la nouvelle approche consiste à combiner plusieurs éléments de façon à ce que l'intervention de l'Office soit équitable entre les régions. L'intérêt est que chaque région bénéficie d'une enveloppe qui lui sera attribuée en fonction d'un programme d'actions établi selon un canevas que l'Office va réaliser.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc