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Economie

Tourisme: Les agents de voyages destituent leur président

Par L'Economiste | Edition N°:519 Le 01/06/1999 | Partager

· Election d'un nouveau Bureau de la Fédération le 12 juin

· Un comité directoire de cinq administrateurs

· Deux candidats de Rabat et de Casablanca postulent à la présidence


Les voyagistes casablancais, marrakchis et r'batis ont choisi la manière forte pour relancer la Fédération Nationale des Agences de Voyages du Maroc (FNAVM). En effet, au terme de la réunion tenue en urgence le 29 mai dernier à Rabat, le Conseil d'Administration de la Fédération a destitué M. Amal Meddoun de son poste de président. En attendant l'organisation d'une assemblée pour élire un nouvel exécutif le 12 juin prochain, un comité directoire de cinq administrateurs a été désigné pour gérer les affaires courantes de la Fédération. Il est composé de MM. Mohamed Chakir (Agadir), Mohamed Fennich (Rabat), Fawzi Zemrani (Marrakech), Ahmed Benkhemiss et Othman Chérif Alami (Casablanca).
M. Meddoun, qui ne s'est pas présenté à cette assemblée, était décrié depuis sa réélection mouvementée à Agadir au printemps de l'année dernière. "La tenue de cette assemblée est illégale, car elle n'est pas conforme aux statuts. Les délais de convocation n'ont pas été respectés", dénonce-t-il. Plusieurs administrateurs des associations régionales ne se sont pas présentés. C'est le cas de Tanger, Fès, Béni-Mellal et Meknès, ajoute-t-il. Sur les trente-quatre membres du Conseil d'Administration de le Fédération, dix-sept seulement ont pris part à la réunion extraordinaire du samedi dernier.

Plusieurs administrateurs de la FNAVM mettent en cause le "manque de crédibilité de M. Meddoun". Selon le communiqué officiel de la Fédération, "l'image de marque de la Fédération n'a pas cessé de se détériorer en raison des relations conflictuelles entre le président, les membres et les partenaires".
Cette décision attendue par les associations de Casablanca et de Rabat n'a pas eu l'effet de surprise dans la profession. Les associations de ces deux villes ne se reconnaissent plus dans le Bureau de la FNAVM". Les voyagistes reprochaient à M. Meddoun son absence lors des discussions avec le gouvernement et les parlementaires sur les dispositions inscrites dans le projet de Loi de Finances et qui touchent l'avenir de la profession.

Bilan négatif


Sur les motivations de cette décision, M. Mohamed Fennich, président de l'Association Régionale des Agences de Voyages de Rabat n'y va pas par quatre chemins. "Le bilan de M. Meddoun est négatif. Le président n'est plus crédible vis-à-vis des interlocuteurs de notre profession", souligne-t-il.
De son côté, M. Meddoun campe sur ses positions. "Il s'agit d'une machination menée par ses détracteurs casablancais qui n'ont pas payé leurs cotisations depuis plus de quatre ans", accuse-t-il. A son avis, ces agitations servent des fins personnelles d'un noyau de voyagistes basé à Casablanca.
La destitution de M. Meddoun intervient à un moment où les voyagistes veulent se donner les moyens pour mener un lobbying pour faire passer leurs requêtes auprès des pouvoirs publics. D'ailleurs, une rencontre est prévue avec les parlementaires pour expliquer le métier de voyagiste, souvent méconnu, conclut M. Fennich.


Le projet d'une chambre de tourisme relancé


L'idée de création d'une chambre professionnelle de tourisme gagne du terrain. Elle a encore été soulevée avant hier à la suite de la présentation du budget du Ministère du Tourisme devant la deuxième Chambre du Parlement.
Initié par un groupe de parlementaires RNI (Rassemblement National des Indépendants), le projet consiste à créer une structure fonctionnant sur le modèle des chambres de pêche. La chambre serait dotée de représentations au niveau de quatre principales régions: Marrakech, Agadir et Sahara, Casablanca et Centre, et la région du Nord du pays. S'il est globalement bien accueilli, le projet ne fait pas l'unanimité auprès des professionnels. On redoute en effet une cannibalisation avec des structures existantes, et beaucoup d'opérateurs préfèrent plutôt le renforcement des associations actuelles.

Abashi SHAMAMBA

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