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    Economie

    Tourisme: La vraie reprise est pour 2010
    Entretien avec Othman Cherif Alami, président de la FNT

    Par L'Economiste | Edition N°:2863 Le 18/09/2008 | Partager

    . 2008, une année globalement positive. «Plus que jamais, le secteur a besoin d’un partenariat public/privé solide»Le président de la Fédération nationale de tourisme, Othman Cherif Alami, définit ici les ambitieux objectifs de la profession pour 2009. Entre autres, réconcilier les organisations métiers avec la FNT et mettre en place des visions communes. Pour Alami, ces visions ne peuvent se faire que dans une démarche participative public/privé - L’Economiste: On a tant dit sur cette conjoncture touristique. Quel bilan dressez-vous pour 2008?- Othman Cherif Alami: Compte tenu de certains constats, 2008 est dans son ensemble une année positive. Ainsi, la destination continue d’attirer les investissements nationaux et étrangers. En témoigne le nombre d’ouvertures d’hôtels, de riads et de résidences programmées. Sur le plan institutionnel, on continue de croire dans le tourisme et on démarre la construction de la vision 2020. Auprès des clients potentiels, notre pays a gagné en visibilité et en attractivité internationale. L’image du Maroc est toujours en bonne position. Côté réalisations, alors que la moyenne mondiale de croissance se situait autour de 6% en 2007, le nombre de visiteurs au Maroc est au-delà. Bien sûr, cette amélioration est variable d’une région à une autre. Enfin, les liaisons en construction pour certaines régions sont tout autant des points positifs. Conjoncture moins favorable en revanche du côté du canal de distribution classique des TO et réceptifs, notamment sur le principal marché, la France, mais aussi le Benelux et la GB, avec une tendance baissière sur le séjour. Sur les circuits (villes impériales et le Sud), l’année 2008 se soldera probablement par une baisse située entre 15 et 20%. Enfin, dernier indicateur, le taux de remplissage s’est situé autour de 50% dans les établissements classés, en sérieux recul, dû en partie à l’effet mécanique de l’extension des capacités.- Finalement, 2008 achève un cycle de croissance exceptionnelle de 4 ans?- Effectivement, 2008 termine un cycle de croissance exceptionnelle cumulé pendant les 4 dernières années. Par contre, la conjoncture aurait pu rester plus au moins dans cette même dynamique si certaines stations, prévues dans le cadre du plan Azur avaient ouvert à temps (ndlr: trois stations enregistrent du retard. Saïdia, Mogador et Luxus).- Quid de la saison 2009?- D’après les estimations des TO, en 2009, il y aura un léger mieux pour amorcer timidement une reprise notamment avec l’annonce de nouvelles liaisons aériennes sur Agadir et Tanger. Le canal de distribution sur internet continuera sa croissance à deux chiffres grâce à une offre de plus en plus dynamique sur l’aérien low cost et le stock de chambres. Globalement, on s’attend à une conjoncture moins bonne que 2007. La reprise ne pourra être amorcée qu’en 2010 avec un nouveau cycle et de nouvelles stratégies induites par les ouvertures hôtelières.- Les professionnels pointent du doigt l’aérien et le déséquilibre créé après l’ouverture du ciel ...- D’abord, soyons clairs. Les nouvelles unités hôtelières en cours de construction vont exiger une expansion de l’aérien que RAM et sa filiale Atlas blue ne peuvent assurer à elles seules. Aujourd’hui, les TO ont réadapté leurs structures à l’aérien et les low cost et prennent, en conséquence, moins de risque sur les charters. C’est le contre-poids de l’Open sky. Les TO adoptent désormais une nouvelle gestion de la capacité aérienne. En migrant sur les compagnies low cost et régulières en fonction de la saison et selon les périodes, ils ne prennent plus de risque sur les charters. Alors que le principe du charter est le remplissage, celui des low cost est la souplesse et l’adaptation. En ouvrant le ciel, les stratèges n’ont pas veillé à maîtriser l’équilibre entre l’offre low cost et la puissance des charters. Nous nous retrouvons donc dans une phase de transition. Le gouvernement a choisi l’option de l’Open sky, et il faudra du temps pour s’adapter et maîtriser l’équilibre. A la condition d’apporter des ajustements spécifiques à chaque marché. - Mais la profession a-t-elle son mot à dire et arrive-t-elle à exercer un lobby?- Indéniablement, nous sommes peu impliqués. C’est pour cela qu’on appelle à la refonte des statuts de l’Office national marocain du tourisme pour que nous puissions y siéger en tant qu’administrateur et non en tant qu’observateur. A ce moment-là, et dans une démarche participative, nous aurons notre mot à dire sur la stratégie et évaluer réellement tous les contrats passés et dont nous ne connaissons pas la teneur. - Quelles seront vos priorités pour les prochains mois?- Les métiers et les chantiers des commissions. Nous venons de coopter une nouvelle fédération des transporteurs terrestres. C’est une belle satisfaction que de voir cette solidarité des professionnels retrouvée et cet engagement permanant qui sont la résultante d’une nouvelle dynamique. Le nouveau schéma d’organisation de la profession est fondamentalement différent. Les fédérations de métiers s’occuperont du champ d’activités qu’elles représentent, la FNT se chargera pour sa part de tous les problèmes transversaux, fiscalité par exemple, facturation de l’eau, à travers ses commissions. Ce que je voudrais ajouter, c’est qu’il n’y a pas non plus de conflit entre institutionnel -ONMT- et privé, même si bien des aspects restent perfectibles. Plus que jamais, le secteur a besoin d’un partenariat public/privé solide. Mais vous savez, une vision a besoin de temps à autre d’être revue et corrigée. In fine, nous travaillons tous pour l’intérêt du tourisme.Pour répondre à votre question, notre priorité s’inscrit dans le rassemblement et la mise en œuvre de visions communes stratégiques pour le tourisme marocain à l’instar de cette 1re réunion des CRT. Nous avons pu dresser un diagnostic franc et sincère sur les marges des CRT de toutes les régions. Aujourd’hui, il est clair que nous devons concentrer nos efforts sur la réalisation d’un programme d’action et donner une véritable dynamique aux CRT ainsi que les moyens logistiques et financiers qu’exige cette vision. La régionalisation de la promotion est incontournable et les CRT sont les meilleurs outils. Propos recueillis par Badra BERRISSOULE

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