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    Tribune

    Tourisme : La voie rurale

    Par L'Economiste | Edition N°:166 Le 09/02/1995 | Partager

    Par Maurice DAVRANCHE*

    Marrakech ou Agadir et leur palace ne doivent pas faire oublier l'Atlas, le Souss. Les compagnes offrent des possibilités d'un tourisme écologique nouveau.

    Au moment où le Maroc enregistre les aléas du marché international et une baisse du tourisme, peut-être est-il opportun de susciter des réflexions sur le développement et les avantages que pourrait offrir le tourisme en milieu rural.

    Nous savons depuis peu de temps que le coeur de la puissance économique d'un pays s'appuie sur ses PME.

    Cela suppose que soient encouragées et développées celles qui existent et qu'elles soient mieux réparties à travers le pays afin d'atténuer la disparité économique entre les régions.

    La stimulation du tissu économique propre à générer de nouvelles entreprises peut venir du fait qu'un certain nombre d'acteurs se connaissent et veuillent bien s'organiser. C'est par conséquent aux niveaux régional et local qu'il faudrait réunir les conditions propres à favoriser cette stimulation.

    . Au niveau régional : Le développement d'une région est un projet territorial à partager entre un certain nombre d'acteurs régionaux : représentants de services spécialisés de l'Administration, de l'Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, chefs d'entreprise, écologues ainsi que des représentants des secteurs de production, de l'artisanat, de l'habitat et de l'activité culturelle.

    Un vie associative

    Ces acteurs constitueraient un "observatoire économique" ayant les compétences et se donnant les moyens pour un développement régional soutenu et l'exploitation de toutes les opportunités dans les affaires et les projets.

    . Au niveau local : le développement pourrait s'appuyer sur des Associations possédant une bonne connaissance du terrain et capables de dégager des potentialités culturelles et économiques locales et d'élaborer des petits projets de développement.

    Des associations existent qui trouveraient dans ces activités une motivation supplémentaire ; d'autres pourraient se créer à partir de ces objectifs.

    L'essor de la vie associative devrait susciter également des initiatives dans le secteur social, de l'éducation et de la santé qui sont les véritables supports du développement. L'ensemble de ces activités serait soutenu et coordonné par l' "observatoire économique" régional.

    Autre chose : la relance de l'habitat rural traditionnel (résidences principales ou secondaires, maisons de vacances pour étrangers ou nationaux) constituerait un fort impact sur le tissu social.

    La naissance d'une demande nouvelle dans le bâtiment peut attirer d'autres activités par l'émulation constance d'un secteur à forte influence. Le renforcement de l'artisanat aboutirait dans un deuxième temps à la préparation d'une nouvelle génération de dirigeants de petites entreprises.

    Enfin, des Centres de Vacances et de Développement pourraient être installés dans certaines régions.

    Ces centres accueilleraient des vacanciers étrangers et nationaux adeptes du tourisme rural, et participeraient sous la direction de retraités européens au développement local.

    Le capital nature

    Ces Centres travailleraient en accord avec les Associations marocaines locales, à partir des travaux et des perspectives qu'elles ont envisagés et interviendraient pour apporter des améliorations et faciliter, notamment par l'apport de techniques, la réalisation de leurs projets...

    Après l'amortissement des frais peu élevés relatifs à leur construction et à leur gestion, les profits provenant des activités touristiques des Centres de Vacances et de Développement seront affectés au développement local.

    Le tourisme rural en faveur du développement faisant appel à une clientèle écologique, va fournir un modèle de développement basé sur la protection et la mise en valeur du patrimoine naturel, c'est-à-dire des potentialités culturelles, artisanales et du "capital nature" des régions.

    Dans un monde surchauffé par l'économie libérale, il serait de bon ton de préserver et d'aménager des espaces de développement harmonieux appropriés à la réalité culturelle et sociale des régions.

    Cette forme de développement est basée sur l'intérêt pour les vacanciers de beaux paysages et de traditions vivantes ; et pour les habitants, de l'apport de techniques et d'animations propres à assurer un développement à vocation écologique de leur région.

    C'est un échange entre deux types de sociétés pour la réalisation d'objectifs et de programmes définis par les associations locales, c'est-à-dire par les habitants eux-mêmes.

    * Projet Argane Tourisme/Développement.

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