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Tourisme: la ville renoue avec la croissance

Par L'Economiste | Edition N°:1783 Le 04/06/2004 | Partager

. Toutefois, la cité ocre n’a pas encore atteint le seuil optimal d’une destination touristiqueSi l’on se réfère aux statistiques des quatre derniers mois, Marrakech première ville touristique a bien renoué avec la reprise. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les arrivées ont enregistré depuis le début de cette année une hausse de 18% avec près de 400.000 touristes et les nuitées sont portées à 1,3 million durant cette période. Sur le terrain, pas un seul week-end où les 70 hôtels de la ville n’affichaient pas complet durant le mois d’avril. La France titre la destination. Contrairement à d’autres destinations qui ont perdu des marchés de prédilection, Marrakech a capitalisé sur son principal émetteur de touristes, la France. Le marché de l’Hexagone représente aujourd’hui plus de la moitié du million de touristes qui séjournent dans la ville ocre. D’après le CETO (association des tour-opérateurs en France), les résultats sur le Maroc en 2003 étaient en hausse de 12,3% sur les voyages à forfait, alors que la Tunisie par exemple a été en recul de 16%. D’un autre côté, la force d’une grande destination touristique comme Marrakech, c’est de s’asseoir d’abord sur un marché intérieur. Et celui-ci se classe désormais en deuxième position. «Avec la France, ces deux segments prioritaires sont clairement identifiés et il faut les traiter avec soin et professionnalisme», insiste le président de l’Association de l’industrie hôtelière (AIH), Abdelatif Kabbaj. Sur ces bons chiffres de 2004, une partie du flux à Marrakech provient du marché espagnol au plus haut de sa performance: 117% d’augmentation. «Cependant, les statistiques ne doivent pas être traitées au premier degré mais il faut compléter leur tableau de bord critique en y introduisant aussi bien les taux d’occupation des hôtels que le prix moyen de vente», estime Kamal Bensouda, président du CRT de Marrakech. Si le retour de croissance est palpable, il demeure insuffisant d’après les professionnels face à l’augmentation importante des capacités. Il est vrai que l’investissement ne s’est pas arrêté pendant les deux années de crise. L’effet de ciseau entre la progression des nuitées et celui des capacités entraîne, aujourd’hui, une chute du tarif moyen, bien que sur ce volet, l’AIH se soit mobilisée. . Piège des bagarres tarifairesDes opérations de sensibilisation des hôteliers, pour ne pas tomber dans le piège des bagarres tarifaires sont menées tous azimuts avec même des sanctions. Une approche soutenue par les TO qui mettent en garde les professionnels contre ces guerres. «Cela finira par nuire fatalement à Marrakech», estime Georges Colson, président de Fram. A noter que face à des résultats bruts d’exploitation trop mous en 2003 et des incertitudes pour 2004 et 2005, certaines unités se sont livrées à des prix bradés, préjudiciables à moyen et long termes pour la destination.En réalité, l’offre d’hébergement qui se développe dans la région s’est élargie ces derniers temps et couvre pratiquement tous les segments de clientèle sur le marché, avec des niches de produits dont celui des spas. En deux ans, les hôteliers haut de gamme ont pu se mettre à niveau de ce tourisme «bien-être» qui se développe un peu partout dans le monde avec une centaine de millions de DH investis sur ce créneau par les hôteliers de la ville. Crise ou pas, l’investissement touristique n’a jamais été aussi dynamique à Marrakech. L’enchaînement des chantiers de construction d’unités hôtelières ou de villages de vacances dans les quatre coins de la ville est le signe incontestable de la confiance des promoteurs. En 2003 et 2004, ils ont été nombreux à ouvrir les portes ou à démarrer les chantiers: Atlas Médina , Mirage, les établissements de la zone Agdal, sans parler des riads qui sont au nombre d’un millier aujourd’hui à Marrakech. Le cap de 50.000 lits relève désormais du domaine du réalisable. Ce qui ne peut qu’accroître la crédibilité de la région auprès des grands prescripteurs des voyages européens. A tel point que certains s’interrogent sur la surcapacité de la ville d’ici 2006. «Pour qu’une destination marche, il faut qu’elle atteigne la taille critique tant au niveau de l’hébergement que sur le plan aérien. Marrakech n’a pas encore atteint ce seuil et tout reste à faire», répond Mohamed Hassad, wali de la ville.Si le transport aérien devient fluide et compétitif, avec plusieurs TO et compagnies aériennes qui programment désormais Marrakech dans leur planning ce n’est pas suffisant. D’abord sur le plan aérien. Les leviers de développement de l’offre à travers la nouvelle compagnie low cost de la RAM et des opérateurs internationaux qui ont programmés des vols directs ne sont pas suffisants aux yeux des professionnels locaux. «Cette capacité est en dessous de l’intensité de la demande». C’est encore plus visible sur le tourisme d’affaires, bien que la ville ait apparemment repris le dessus sur cette niche. Pour preuve, le nombre d’événements organisés à Marrakech depuis février. La reprise économique en Europe et les bons résultats des entreprises favorisent de nouveaux les voyages d’affaires. Cette niche, rappelons-le, génère, par client, 4 fois plus qu’un touriste de séjour. «L’événementiel est loin cependant de réaliser les même performances que le tour opérating», indique Amine Takhmi, voyagiste d’affaires. Du reste, les grandes opérations qui se tiennent à Marrakech demeurent l’apanage des d’agences nationales non marrakchies, ajoute-t-il. Le tourisme d’affaires, un des créneaux sur lequel veut capitaliser la ville, notamment avec la structure importante du palais des congrès et d’autres en gestation, notamment dans la zone de l’Agdal, nécessite un plan de promotion. «En réalité, ni l’ONMT ni les professionnels ne disposent d’outils pour placer ce type de produit sur les marchés auprès des prescripteurs», fait remarquer un autre voyagiste.


Promotion

Le succès de Marrakech durant les périodes de crise lui porte en quelque sorte préjudice. L’ONMT se détourne de la destination sous prétexte que d’autres en ont besoin encore plus. Ce qui n’est pas totalement faux. «Dire cependant que Marrakech a tout est une grande erreur. Car pour un dirham investi sur la ville, le retour sur investissement reste des plus profitables pour la destination Maroc. En progressant de 19% de janvier à avril 2004, Marrakech a pu gagner des touristes sur la ville mais aussi de nombreuses nuitées sur Fès , Ouarzazate et Agadir à travers la production des circuits des TO», analyse Kamal Bensouda.B. B.

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