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    Tourisme: Kenzi dans le time-share

    Par L'Economiste | Edition N°:538 Le 28/06/1999 | Partager

    · 50 chambres de l'hôtel Louka dédiées à cette formule
    · La chaîne veut équilibrer la saisonnalité de l'établissement
    · Cible: Les grandes entreprises


    Un peu plus d'un an, c'est l'âge de l'Hôtel Kenzi Louka à l'Oukaïmden, sis à 70 km de Marrakech. En ouvrant un 4 étoiles dans cette région, la chaîne Kenzi s'est lancé un véritable défi. «Un hôtel à Marrakech par exemple se remplit tout seul. A l'Oukaïmden, ce n'était pas évident», explique M. Abdellatif Kabbaj, PDG de la chaîne. Voilà, tout est dit, il n'est pas évident d'assurer un bon taux de remplissage dans cette région sollicitée principalement pour l'hiver. D'ailleurs, des 45% de taux d'occupation que la chaîne espérait atteindre dès sa première année, elle n'a atteint que 32%. Evidemment, en hiver, l'établissement a enregistré des pics allant jusqu'à 100%. En revanche, l'été, l'hôtel est presque vide. Pourtant, la région se classe parmi celles offrant le plus de possibilités pour le tourisme de montagne. Il semble que, malgré les efforts d'hôteliers et d'agences spécialisées, ce produit n'a pas encore réussi à faire une grande percée auprès des touristes marocains.
    Pour la saison prochaine, la chaîne a réussi à décrocher un contrat (en cours de finalisation) avec un TO allemand pour 50 chambres en hiver et 20 en été. Mais il en faudrait plus pour améliorer le taux de remplissage de l'établissement. Du coup, les responsables du Kenzi ont décidé de bousculer les habitudes. Ils lancent «le Club Louka» pour fidéliser la clientèle marocaine. Il s'agit d'une formule de time-share. Le principe est simple: pour devenir membre du Club, il suffit «d'acheter» une chambre de 2 ou 3 personnes pour une semaine sur une période bien établie dans l'année calendaire et ce, pendant 15 ans. Les tarifs varient selon les saisons (les basses et moyennes périodes sont relativement bon marché par rapport aux hautes saisons). Pour l'heure, les prix ne sont pas encore déterminés, mais déjà les responsables du Club annoncent qu'ils seraient inférieurs à 70% des tarifs de hôtel. La semaine choisie appartient au membre. Il pourra aussi bien l'utiliser, l'échanger, la louer que la revendre. Du reste, le Club Louka étant membre du réseau d'échange de séjours Interval international ses membres auront accès à la bourse d'échange de ce réseau. Ce n'est pas automatique, tout dépend de la disponibilité de l'appartement dans la destination choisie. La chaîne compte consacrer 50 chambres à ce club. Sur quatre ans, elle escompte placer près de 1.500 semaines. Elle cible les grandes entreprises (banques assurances, multinationales...). Les particuliers ne figurent pas actuellement parmi ses priorités. Et pour cause, «ils nécessitent une lourde gestion», explique M. Saâd Kabbaj, responsable du Club. Toutefois, le Club s'attaquera à travers la société Performances (structure de commercialisation de time-share créée par la groupe Belabbas), aux clients individuels.

    Badra BERRISSOULE

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