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Tourisme: Généraliser les plans régionaux, une priorité pour 2007
Entretien avec Jalil Benabbès Taârji, président de la FNT

Par L'Economiste | Edition N°:2420 Le 12/12/2006 | Partager

. L’autre défi à relever est bien sûr la formation des RH. Après 2007, il faudra assurer le succès des nouvelles stations balnéaires du plan Azur . L’Economiste:  Le bilan de l’année 2006 est plutôt positif pour le secteur du tourisme, qu’en pensez-vous? - Jalil Benabbès Taârji: Plusieurs indicateurs sont en effet au vert et c’est très encourageant. On ne doit toutefois pas, pour autant, occulter les difficultés d’une croissance certes soutenue, mais très inégale d’une région à une autre. Le rythme de développement de Marrakech et Agadir, les deux seules vraies marques de destinations marocaines établies, contraste avec celui de Fès, Ouarzazate et Tanger, entre autres. Par ailleurs, rappelons que l’hôtellerie tourne en moyenne nationale à tout juste 50%. Il est nécessaire également de mesurer avec pragmatisme les avances et les retards par rapport aux objectifs qualitatifs initiaux.       . Quels seront, selon vous, les priorités et les défis à relever en 2007? - Il faut généraliser d’une manière urgente les plans de développement régionaux du tourisme. Une disposition contenue explicitement dans le discours royal du 31 mars dernier à Tanger. L’harmonisation de l’action des CRT est également à réaliser au plus vite dans un cadre de coordination entre le ministère de tutelle et la fédération du tourisme. Ces deux dernières années, trop d’énergie a été inutilement dépensée pour redéfinir les rôles de chaque intervenant de la chaîne, FNT, CRT… et ce, souvent en dépit de la cohérence et de la dynamique de la «Vision 2010». L’accord-cadre est clair et global dans sa démarche. Aussi, il doit être respecté, c’est indispensable. Pour clarifier toutefois les choses, nous avons inscrit le thème du pilotage institutionnel aux assises nationales du tourisme, de manière à redire publiquement qui fait quoi, comment et avec quels moyens.  L’autre défi à relever en 2007 est bien sûr la formation des ressources humaines, surtout que  de nouvelles capacités arrivent sur le marché et sont programmées massivement à l’horizon 2008/2010. Les aménageurs et promoteurs hôteliers se font de plus en plus de souci, notamment sur la pertinence des profils et la qualité des formations, sans oublier les formateurs. Il est difficile de comprendre que des formateurs fassent des grèves à répétition, et éviter, ce faisant de bénéficier de formations dans le cadre de Meda 2! Enfin, il est nécessaire dès 2007 que nos organisations professionnelles tant nationales que régionales, se mettent en phase avec leur responsabilité collective vis-à-vis de la «Vision 2010» et acceptent d’effectuer les ruptures nécessaires dans leur structure. Sans plus tarder, il est indispensable de mettre en place une fédération nationale du tourisme autonome, bien plus forte que par le passé. La mise en place de fédérations régionales est également recommandée pour que le secteur privé joue pleinement son rôle dans le développement du secteur.    . Et au-delà de 2007, que préconisez-vous?- Une des premières priorités est d’assurer le succès des nouvelles stations balnéaires du plan Azur en tant que véritables destinations et marques. Il est nécessaire aussi de renforcer les destination émergentes, telles Fès, Tanger et Ouarzazate… La réussite de Marrakech est formidable, mais c’est également une responsabilité. Selon le traitement qui en sera fait, elle peut-être une vitrine pour tout le Maroc ou un concurrent! Il faut aussi en parallèle évaluer le véritable impact de tous les gigantesques et récents investissements étrangers et marocains. Des études d’impact ont-elles été faites en amont? Quid de leur marketing sans oublier l’aérien et les ressources humaines. Le pilotage et la planification sont les deux plus grands acquis de l’accord- cadre, et maintenant que notre pays a gagné en visibilité et attractivité internationale, il est impératif de les préserver et d’en mesurer l’importance au-delà des résultats annuels. C’est ce qui nous permettra de nous pencher très bientôt sur la décennie suivante. Propos recueillis par Malika ALAMI

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