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    Economie

    Tourisme: Coup de pouce pour Ouarzazate

    Par L'Economiste | Edition N°:1678 Le 07/01/2004 | Partager

    . Une étude de repositionnement du produit vient d'être lancée. Jusque-là, les professionnels déploraient le manque d'intérêt pour la destinationOuarzazate était en effervescence ce lundi 5 janvier. La petite bourgade d'à peine 45.000 habitants, réputée pour ses dattes et la beauté de ses lacs avoisinants, accueille des dizaines de participants du Rallye Dakar en provenance de Tanger. Dès hier, mardi 6 janvier, ils devaient continuer leur course dans le désert en direction de Tan-Tan et à destination de la capitale sénégalaise, Dakar. A cet effet, un important dispositif de sécurité a été mis en place depuis plusieurs jours. A chacune de ses éditions, la célébrissime course crée l'événement de la saison. Cette année, hôteliers et restaurateurs s'y apprêtent avec plus d'ardeur que les années précédentes. Surtout que dans cette région, le baromètre touristique n'est pas au beau fixe depuis près de deux années. La régression enregistrée dès le début de la décennie a fait chuter les arrivées et nuitées de plus de 50%, reléguant la région au cinquième rang du niveau national. L'immense lacune en infrastructures (routes quasi inexistantes), la faiblesse de l'électrification (malgré les efforts du Programme d'électrification rurale de l'ONE) conjuguées à l'absence de dessertes aériennes y sont pour beaucoup. Les professionnels de la région n'hésitent pas à parler de «désintérêt de l'Etat» pour la destination. C'est ce dont certains ont fait part au ministre du Tourisme, Adil Douiri, lors de sa visite le 5 janvier. Le ministre s'est rendu dans le Sud pour la signature du lancement d'études relatives au repositionnement de la région. A l'instar des études lancées à Casablanca, Marrakech et Agadir pour disposer d'une base de données indispensable à l'élaboration d'une stratégie de produit, l'étude lancée avec le Conseil régional de Ouarzazate a pour objectif principal de concevoir un développement intégré de la destination. C'est pour les autorités une des premières étapes à franchir avant toute initiative. Un avis que partage Karim Kassi Lahlou, directeur du Centre régional d'investissement d'Agadir qui couvre également Ouarzazate et Zagora. «Lorsqu'un investisseur visite la ville et ses environs, il demande à disposer d'un plan de développement rigoureux, d'un échéancier de réalisations, notamment des infrastructures pour établir son business-plan et donc entreprendre un projet». L'absence de données «scientifiques» a jusqu'à présent découragé les initiatives de groupes étrangers de renommée. «Les intentions d'investir sont nombreuses avec un intérêt certain mais l'absence d'une stratégie de développement économique intégré qui inclut le développement des infrastructures, des dessertes aériennes freine les investisseurs potentiels», explique-t-il. L'étude devrait déterminer une vision nouvelle, en concertation avec les professionnels de la région qui s'estiment lésés dans les choix nationaux. «Nous dépendons trop de Marrakech et Agadir. Or, nous avons d'énormes potentialités», considèrent-ils. Depuis plusieurs années, aucun ministre du Tourisme n'avait tenu de réunion avec eux. Leur rôle est pourtant énorme. Ouarzazate pourrait, si les conditions étaient réunies, se targuer d'être la «plaque tournante du Sud».


    La vallée des dinosaures

    Tazoudasaurus naimi: c'est le nom de ce sauropode primitif ou dinosaure dont les os viennent d'être découverts dans les montagnes du Haut Atlas marocain, tout près de Ouarzazate. Il se trouve aujourd'hui dans une localité fossilifère idéale sur le plan géographique: facile d'accès, à quelques dizaines de km des grands sites touristiques du Sud de l'Atlas et au sommet d'une colline. Les amoureux de la région veulent en faire un site archéologique qui serait classé patrimoine historique. La route porterait alors le nom de «vallée des dinosaures».Amale DAOUD

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