×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprise Internationale

    Total-Fina: Campagne pour redresser l'image financière

    Par L'Economiste | Edition N°:421 Le 13/01/1999 | Partager

    Le groupe pétrolier français Total-Fina a terminé l'année sur une baisse de 10%. La fusion y est pour beaucoup. Pour les responsables du groupe, cette baisse est due surtout au prix du baril. Une campagne de communication est menée pour tenter de redresser la situation.

    Le grand groupe pétrolier Total a enregistré un résultat net pour 1998 de l'ordre de 6,8 à 6,9 milliards de FF (près de 11,15 milliards de DH). Ce résultat est cependant inférieur d'environ 10% à celui dégagé en 1997 (7,6 milliards de Francs).
    L'annonce surprise de la fusion entre Total et Pétrofina a contribué pour beaucoup dans cette récession. Cette annonce a provoqué dans un premier temps des réactions négatives chez les analystes boursiers, ceux-ci jugeant notamment excessive la prime à l'achat de Pétrofina, ce qui a produit une baisse de l'action du groupe. Celle-ci a atteint 20% en décembre 98.
    Pour tenter de redresser la situation et relativiser l'impact de ce résultat, une campagne d'information très active est menée actuellement par les responsables du groupe pétrolier. L'objectif est de tenter d'informer et de convaincre les milieux financiers sur les conséquences de la fusion et les synergies entre les deux groupes. Cependant, si cette campagne a favorablement impressionné les marchés en Europe, l'opération a été plus difficile aux Etats-Unis où le PDG de Total, M. Thierry Desmarest, puis son directeur financier se sont rendus pour convaincre les analystes et les gérants de portefeuilles qui détiennent plus de la moitié des actions du groupe pétrolier.
    Pour les responsables du Groupe, la baisse est due surtout à la chute des prix du brut tirant toutes les valeurs pétrolières. L'impact de la fusion n'a été que de 5 à 6% dans cette situation.
    D'ailleurs, le PDG de Total estime que cette baisse, qualifiée du reste de "très limitée", constitue une performance excellente dans le contexte actuel, avec un baril à 12,7 Dollars (près de 117DH) en moyenne contre 19,1 en 1997. De plus, le résultat obtenu constitue une performance nettement supérieure à celle attendue pour les principaux groupes pétroliers anglo-saxons. En effet, selon des prévisions d'analystes citées par M. Desmarest, les majors anglo-saxons devraient annoncer pour 1998 des baisses entre -62% et -78%.
    Pour ce qui est de l'impact financier de la fusion Total-Pétrofina, M. Desmarest a annoncé qu'il devrait enregistrer une augmentation du résultat net par action de 10 à 15%, selon les scénarios des prix du brut, en 2002 et une prévision à la hausse des objectifs de rentabilité des fonds propres supérieure à 1% en 2003.
    La fusion Total-Fina se traduirait également, selon lui, par une forte croissance de la production d'hydrocarbures du nouveau groupe qui devrait atteindre 1,5 million de barils équivalent pétrole (bep) par jour en 2005 pour une capacité de raffinage sensiblement du même niveau. Actuellement, la production de Total est d'environ 800.000 bep/j.
    Par ailleurs, le PDG de Total a notamment estimé que 1998 a été une très bonne année pour l'exploration du groupe avec un taux de renouvellement des réserves supérieur à 200%.
    Le rapprochement Total-Fina renforcera également les parts de marché du groupe dans la distribution de carburants et d'atteindre la taille critique dans les principaux pays européens.
    La stratégie de fond pour sa part ne change pas, en dépit d'une discontinuité instantanée, le groupe entend mettre le gros des investissements (65%) dans l'exploration-production et mener de front, croissance et gains de productivité sur une base élargie. Ainsi en 2005, 50% des capitaux investis le seront dans l'amont, 30% dans le raffinage-distribution et 20% dans la chimie.

    Abdelaziz MEFTAH

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc