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    Economie

    TIR: Les opérateurs veulent un cadre légal sain

    Par L'Economiste | Edition N°:3025 Le 15/05/2009 | Partager

    . Les dérapages de la justice pointés du doigt. Une journée d’étude le 22 mai à TangerLA délimitation des responsabilités dans le cadre du transport routier international pose un vrai casse-tête aux opérateurs du secteur. Ces derniers se retrouvent, souvent à leur insu, impliqués dans des trafics illégaux comme la drogue. «Aussi, ils estiment que leur situation est précaire et qu’ils ne se sentent pas protégés», selon Ahmed Aberchane, président de l’Association marocaine des transports routiers intercontinentaux (AMTRI) du Maroc. Pour lui, la faute incombe en particulier à un dahir de 1974 qui délimite les responsabilités. A cause de ce dahir, «tous les opérateurs sont en situation de liberté provisoire», martèle Aberchane. La loi doit être modifiée pour clarifier la situation. «Il suffit qu’on retrouve de la drogue dans nos camions pour qu’on passe en prison», explique le président de l’Association. C’est dans ce contexte que sera organisé, le 22 mai à Tanger, une journée d’étude dédiée à la délimitation des responsabilités en ce qui concerne le trafic de drogue et de passagers clandestins. Elle est parrainée par le ministère de la Justice et sera animée par les représentants des divers départements concernés: l’Intérieur, l’Administration des douanes, la Gendarmerie et le Transport.

    Procédures d’enquête judiciaire
    En fait, selon Aberchane, il est temps de mettre à niveau l’arsenal juridique. Les cas de dérapage sont nombreux et certains sont flagrants. Et lors de cette journée d’étude, il est prévu que des témoignages soient présentés. Parmi eux, Pedro Conesa, intermédiaire espagnol dans le domaine du transport. En avril 2004, un de ses camions embarquant des tomates vers la France a été arrêté au port d’Algésiras avec un chargement de cannabis. L’un de ses employés au Maroc a été alors arrêté. Conesa se déplace à Tanger et se présente aux autorités, il est arrêté à son tour. Après deux mois en prison, il est relâché sous caution mais son passeport est retenu. Il ne pourra quitter le territoire marocain que le 29 juillet, après que tous les détenus dans l’affaire aient déclaré ne pas le connaître. L’histoire a fait grand bruit et a été amplement suivie par les médias espagnols. L’image de la justice marocaine a été très ternie. Selon Aberchane, il faut instaurer le principe de l’échelonnement des poursuites en fonction de la cachette de la marchandise illégale, et dans ce cas de la drogue. Dans les cas flagrants tels que la cabine du chauffeur, c’est ce dernier qui sera le principal suspect. Alors que si la marchandise est découverte enveloppée au sein de la marchandise, ce sera au producteur. Si par contre elle est située dans une cachette aménagée au sein du châssis du véhicule, alors c’est le transporteur en premier lieu et le chauffeur en second qui seront soupçonnés.Autre requête des professionnels, la mise en place de procédures d’enquête judiciaire moins contraignantes. La plupart des opérateurs du secteur disposent de solides garanties et devraient ainsi continuer à exercer leur activité durant le déroulement de l’enquête.Ali ABJIOU
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