×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Courrier des Lecteurs

    Textiles: Chute de 47% des investissements

    Par L'Economiste | Edition N°:49 Le 15/10/1992 | Partager

    LA baisse des investissements textiles visés conformes au cours du premier semestre de cette année a persisté jusqu'au mois d'Août, selon les dernières statistiques fournies par le Ministère du Commerce, de l'Industrie et de la Privatisation.
    En effet, seuls 37 projets ont été agréés en Août1992, contre 65 et 73 en Août 1991 et 1990 respectivement. Cette baisse s'est accompagnée d'une régression du montant global des investissements. De 224,9 millions de DH en Août 1990 et 198,2 millions en Août 1991, ce montant est passé à 106 millions de DH, enregistrant ainsi, et dans l'ordre, une chute de 53 et de 47%.
    La baisse enregistrée au mois d'Août, et de manière plus générale sur les huit premiers mois de l'année, est révélatrice de la crise que traverse le secteur textile. Sur les 37 projets agréés en Août, combien vont réellement aboutir?
    Dans nombre de leurs aspects, les difficultés du secteur débordent les contingences de la conjoncture. En effet, les problèmes commerciaux (baisse de la demande étrangère, particulièrement française, et concurrence agressive des pays asiatiques) ajoutés aux caractères familial et peu capitalistique des entreprises marocaines entravent le développement normal du secteur.
    La baisse de la confection et le manque à gagner en 1991-1992 (baisse des commandes et difficultés financières) suffisent à expliquer le fléchissement des investissements.
    L'effritement des avantages accordés par l'Etat au secteur textile, la levée de l'encadrement du crédit, les difficultés à escompter auprès des banques et à mobiliser les créances nées sur l'étranger ont abouti à une crise de trésorerie au niveau des entreprises concernées.

    Selon des professionnels, le passage du système des tranches à celui du forfait en matière de préfinancement s'est effectué de manière trop brutale. Cette disposition, qui date du mois de Mars dernier, expliquerait en partie le fait que les industries textiles n'aient attiré qu'un nombre limité de projets d'investissements en Août .
    Parmi les six activités du secteur (filature, tissage, finissage, bonneterie, confection et divers), seules la filature et la bonneterie ont enregistré une évolution positive en Août 1992.
    Comparées au mois d'Août 1991, les intentions d'investissements dans la filature ont été effectivement multipliées par 11 environ, passant à 19,6 millions de DH au lieu de 1,6 million.
    Par rapport à Août 1990 (30,5 millions de DH), elles ont en revanche baissé de 36%.
    Concernant la bonneterie, les investissements ont accusé une baisse de 24,6 millions de DH en Août 1991 (10,6 millions de DH) par rapport au même mois de 1990 (35,1 millions de Dirhams) et ont repris en Août 1992 (18,8 millions de DH) sans toutefois atteindre le niveau d'Août 1990.
    Le montant des investissements dans la confection, qui est , par rapport aux autres activités, le plus élevé en Août 1992 (27,5 millions de DH), a chuté de 80% en Août 1991 où il était de 69,3 millions de DH et de 77% par rapport à Août 1990 (120,1 millions de DH). Arrivent dans l'ordre, le tissage (-66%) et divers (-63%).

    A titre de rappel, les investissements du secteur textile au premier semestre 1992 ont connu un recul de 7 et 37% relativement à la même période de 1991 et de 1990.
    Plus généralement, et pour les huit premiers de1992, les intentions d'investissements ont reculé de 12 et 38% par rapport à la même période de 1991 et de 1990 respectivement.
    De Janvier à Août 1992, la branche tissage, dont les projets d'investissement ont progressé de 138%, à 248,5 millions de DH par rapport à la même période de 1991, et la branche bonneterie, dont les investissements ont atteint 267,3 millions de DH, en hausse de 13 et 5% par rapport aux huit premiers mois de 1991 et de1990, sont les seules à avoir connu d'importantes intentions d'investissement. Le reste des activités n'a par contre enregistré que des baisses. Ainsi en est-il de la rubrique divers (-9%), de la filature (-10%), de la confection (-27%) et du finissage (-65%).

    Hakima EL MARIKY.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc